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Les corsaires nantais pendant la Révolution française
Pichevin Hervé ; Plouviez David
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753550162
Associer Nantes à la guerre de course au XVIIIe siècle a de quoi surprendre tant la ville et son port ont bâti leur richesse sur la traite négrière et le commerce des denrées coloniales, le sucre notamment. Toutefois, la révolte de Saint Domingue le 22 août 1791 et, surtout, les déclarations de guerre successives de 1793, d'abord à la Grande Bretagne et aux Provinces-Unies le 1er février, puis à l'Espagne le 7 mars, rebattent les cartes commerciales et contraignent les milieux économiques nantais à s'adapter à cette nouvelle conjoncture. Faute de pouvoir commercer facilement dans l'Atlantique et sur les eaux européennes, l'armement en course représente une alternative risquée mais potentiellement lucrative à laquelle les Nantais s'adonnent en grand nombre, faisant de la ville la première place corsaire en 1797 et la seconde en 1798, derrière Dunkerque, avant l'éclatement de cette bulle spéculative marqué par une vague de faillites sans précédent pour la ville au cours de l'an VII. A partir d'une exploitation systématique et renouvelée des archives relatives à la guerre de course à Nantes pendant la Révolution, l'objectif de cet ouvrage est de faire la lumière sur un phénomène de courte durée mais dont l'impact économique et financier a été très important pour la ville et l'estuaire de la Loire. Derrière quelques figures emblématiques, tel l'armateur Félix Cossin qui parvient à asseoir fortune et élévation sociale grâce à une série de prises très rémunératrices, la guerre de course conserve sa réputation de loterie et fait une majorité de malchanceux, à Nantes comme ailleurs. Pourtant, au-delà des armateurs et actionnaires bénéficiaires ou non, l'activité corsaire a représenté un moteur et a entraîné dans son sillage de nombreux secteurs d'activité telles que les entreprises de construction et réparation navales ou les métiers liés à l'avitaillement et au convoyage sur le fleuve, autant d'éléments invitant à reconsidérer le dynamisme des ports français au cours de la Révolution.
Depuis la sortie de Nanouk l'Esquimau en 1922, Robert Flaherty est devenu une figure mythologique du documentaire, et ses films jouent le rôle de pierres de touche pour les théoriciens de ce genre de cinéma, modèles pour définir ce que doit être le documentaire - et surtout ce qu'il ne doit pas être. A vrai dire, peu d'oeuvres cinématographiques ont subi autant de polémiques que celle-ci, à laquelle on a reproché, dès les années 1920, sa propension à produire des images plus spectaculaires que véridiques et son ouverture à des discours politiques discutables et dans tous les cas péjoratifs pour les sujets filmés. Le but du présent ouvrage n'est pas de résoudre ces polémiques, ni d'y mettre un terme. Mais il paraît temps de reprendre à nouveaux frais le texte filmique flahertien en profitant de quelques avancées récentes en théorie de la communication et en anthropologie. Il s'agira alors d'étudier le style, documentaire ou non, de Nanouk l'Esquimau, L'Homme d'Aran et Louisiana Story, puis de comparer les données filmiques aux réalités ethnologiques des terrains filmés. On y découvrira une manière singulière de voir, en mesure d'enrichir nos conceptions du documentaire.
Exposé d'une théorie générale de la "représentation", L'Intentionalité de John Searle ouvre un nouveau front dans la controverse entre philosophes, psychologues cognitifs, spécialistes de l'intelligence artificielle et des neurosciences concernant le statut des états mentaux. Dans ses deux précédents livres (Les Actes de langage et Sens et expression), l'auteur proposait une perspective inédite d'analyse du langage appelée à connaître une large notoriété. Mais l'un comme l'autre affirmaient en même temps que la philosophie du langage n'est pas autre chose qu'une branche de la philosophie de l'esprit : les actes de langage sont une des formes de l'action humaine et ne constituent qu'un des exemples de la capacité immanente à l'esprit de mettre l'organisme humain en rapport avec le monde. Le présent ouvrage porte sur ces capacités biologiques fondamentales et fournit par là même les justifications philosophiques des deux autres. Considérée comme le trait radicalement distinctif des phénomènes mentaux, l'intentionalité fait l'objet d'un réexamen qui porte successivement sur la perception, l'action, la causalité, le sens et la référence. John Searle suggère en ces matières des solutions originales (aussi peu conformes à la tradition continentale des philosophies de la conscience qu'aux thèses les plus courantes de la philosophie analytique anglo-américaine) et expose en conclusion une "dissolution" du problème des rapports entre le corps et l'esprit.
Dématérialisation", "interactivité", "magasin virtuel"... Ces concepts encore obscurs portés par les nouvelles technologies de communication concernent très directement la musique, le son étant une composante fondamentale du multimédia. Les fréquents débordements de lyrisme concernant Internet ne doivent pas masquer l'importance réelle (mais peut-être pas révolutionnaire) de ces technologies. Il est donc urgent de réfléchir sur l'avenir de l'industrie de la musique et sur les stratégies à adopter dès aujourd'hui pour prendre part à l'évolution en cours. Ces questions prennent une importance particulière en France, où l'industrie musicale est aujourd'hui à la croisée des chemins, même si ses résultats récents peuvent encore faire illusion. La fuite en avant a ses limites, et certains dysfonctionnements criants ne peuvent désormais plus être masqués. L'histoire a montré que ces périodes d'instabilité sont également les plus propices à des bouleversements intéressants. L'industrie de la musique doit voir dans les nouvelles technologies de diffusion une nouvelle occasion de se relancer, de modifier ses structures et ses pratiques. Ignorée ou mal exploitée, cette chance pourrait devenir un piège : le multimédia ne provoquera pas nécessairement un raz-de-marée dans le secteur musical, mais il pourrait mettre sur la touche un certain nombre de professionnels qui ne le prendraient pas en considération dès aujourd'hui...
Résumé : Soit la description synthétique, soit cette autre citation : "Dans le passé, la théorie éthique a eu un impact sur la société et produit des effets tangibles jusque dans la vie de l'homme ordinaire, et il n'y a aucune bonne raison de penser qu'elle n'en soit plus capable à l'avenir. Pour ce qui est du salut collectif et individuel de l'espèce humaine, l'art est sans nul doute plus important que la philosophie, et la littérature plus importante que tous les autres arts. Mais rien ne pourra remplacer la spéculation pure, rigoureuse et professionnelle ; et c'est nécessairement de l'intérieur de ces deux cercles, l'art et l'éthique, que nous pouvons espérer voir naître des concepts porteurs de valeur intrinsèque et en même temps capables d'orienter et de contrôler le pouvoir croissant de la science".
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.