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Robert Flaherty, une mythologie documentaire. Cinéma et anthropologie
Pichelin Stéphane ; Mouëllic Gilles
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753578869
Depuis la sortie de Nanouk l'Esquimau en 1922, Robert Flaherty est devenu une figure mythologique du documentaire, et ses films jouent le rôle de pierres de touche pour les théoriciens de ce genre de cinéma, modèles pour définir ce que doit être le documentaire - et surtout ce qu'il ne doit pas être. A vrai dire, peu d'oeuvres cinématographiques ont subi autant de polémiques que celle-ci, à laquelle on a reproché, dès les années 1920, sa propension à produire des images plus spectaculaires que véridiques et son ouverture à des discours politiques discutables et dans tous les cas péjoratifs pour les sujets filmés. Le but du présent ouvrage n'est pas de résoudre ces polémiques, ni d'y mettre un terme. Mais il paraît temps de reprendre à nouveaux frais le texte filmique flahertien en profitant de quelques avancées récentes en théorie de la communication et en anthropologie. Il s'agira alors d'étudier le style, documentaire ou non, de Nanouk l'Esquimau, L'Homme d'Aran et Louisiana Story, puis de comparer les données filmiques aux réalités ethnologiques des terrains filmés. On y découvrira une manière singulière de voir, en mesure d'enrichir nos conceptions du documentaire.
Louise Collet a démarré à l?été 2019 un travail sur les Jardinots (jardins familiaux de Chamiers, en Dordogne). Elle réalise des portraits morcelés de jardiniers en observant leurs gestes, leurs outils et leurs cultures. Ce travail a été exposé en Dordogne. Louise poursuit son travail avec les jardiniers de Chamiers pour en faire un livre complété des textes de Marc Pichelin.4e de couverture : DANS LE JARDIN D'ALBERT, DES BOUTEiLLES DES MORCEAUX DE BÂCHES, DES CAiSSES EN POLYSTYRÈNE DES BOUTS DE FICELLE JONCHENT LE SOL. IL N'AIME PAS LES CHOSES TROP BIEN RANGEES, DANS LE SIEN, RENE LAISSE FLEURIR SA SALAPE POUR RECUPERER LA GRAINE. PENDANT CE TEMPS, YVES PASSE DANS LE CHEMIN QUI TRAVERSE LES JARDINOTS AVEC SA BROUETTE PLEINE DE FEUiLLES SÉCHEES. CE MATIN, IL AMENDE LES CHOUX ET LES PATATES DOUCES. NON LOIN DE LA, MICHEL REGARDE UN TRAIN PASSER SUR LA VOiE AU BOUT DE SA PARCELLE ET SE REMEMORE LE TEMPS OU IL TRAVAILLAIT A LA SNCF. LES MAiNS DANS LA TERRE, CHACUN VAQUE À SES OCCUPATiONS POTAGERES.
Résumé : A Chams City, se tient chaque année la grande fête qui annonce l'arrivée de l'été. Une course de pigeons se tient sur le pigeodrome de la ville. Ratiche, aidé de son complice Bourricot, va participer à la course sur le dos d'une palombe sauvage et intrépide. Peu avant ça, le volatile a été acheté par Mitch à Furax, un commerçant ambulant à l'honnêteté douteuse. Tout au long des trois parties qui composent ce récit, les Minets de la Cité vont jouer les troubles fête en essayant de récupérer des champignons hallucinogènes égarés. Mis en dessin par Guerse, B-gnet et James, ces trois histoires se suivent tout en pouvant être lues indépendamment, entre elles, se succèdent des jeux, des rubriques, des articles, des réclames réalisés pour certaines par Louise Collet et Tangui Jossic qui signe aussi l'habillage graphique de l'ouvrage. Destiné à la jeunesse, Ratiche joue des codes de la BD populaire en lorgnant sur Pif le Chien, Tartine et surtout le Pepito de Luciano Bottaro auquel les auteurs rendent hommage.
Marco et Gégé, les alter ego un peu losers des deux auteurs, cèdent à la mode du moment en écrivant un récit de voyage pour enfin rencontrer le succès. Ils choisissent le Laos, pays encore peu traité en bande dessinée, sur ce seul critère opportuniste. Et là démarre un séjour purement touristique qui va tourner à l'aventure loufoque. Ou quand deux pieds nickelés tentent de se prendre pour Tintin !
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.