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LA CIVILISATION DE L'OPERA
PICARD TIMOTHEE
FAYARD
39,25 €
Épuisé
EAN :9782213681825
L'opéra, fait de civilisation majeur dans nos sociétés, est étudié à travers le prisme de ce que Walter Benjamin a appelé l'"un des grands romans sur le XIXe siècle" : Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux. De multiples adaptations cinématographiques mêlent grandioses réalisations de studios (Universal, Hammer) et films d'auteur cultes (Brian de Palma, Dario Argento), au risque du kitsch. La comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber pulvérise tous les records d'audience et de longévité, parachevant un mythe. Quelles conceptions se fait-on de l'opéra et quelles représentations en donne-t-on quand on passe du roman à son illustration, du cinéma à la comédie musicale et du ballet à la fan fiction ? Mais aussi du grand répertoire lyrique au rock ou au heavy metal, de la féerie à l'horreur, des adultes aux adolescents, des hommes aux femmes, d'un siècle à l'autre ? Ou encore de la France aux Etats-Unis et à la Chine, et de la Grande-Bretagne à l'Italie et à l'Amérique du Sud ? Cet essai interroge le devenir du divertissement en Occident, de l'essor du spectaculaire romantique au triomphe de l'industrie culturelle mondialisée. Il montre que si l'opéra comme genre et pratique semble s'effacer peu à peu, son esprit perdure sous d'autres formes et par d'autres moyens : l'opéra et ses succédanés prennent en charge des aspirations dont l'homme ne peut se passer et dont eux seuls ont la clef. Plus largement, cet ouvrage s'attache à ce que Nietzsche a nommé la " civilisation de l'opéra " et dont le Palais Garnier, quintessence de "Paris, capitale du XIXe siècle" et de la culture bourgeoise à son âge d'or, apparaît comme la figure de proue. S'appuyant sur les sources les plus diverses, il parcourt tout l'édifice de son imaginaire pour identifier dans le couple formé par l'Opéra fabuleux et son Fantôme monstrueux l'allégorie d'une modernité équivoque. Il traite enfin de notre rapport à cette civilisation, fantôme étonnamment vivace des cultures et sociétés contemporaines.
Wagner a fasciné pour sa théorie et sa pratique de la totalité : totalité des arts, totalité esthétique et politique, totalité métaphysique. " Fasciné " parce qu'il s'agit là d'une subjugation que l'on a considérée comme dangereuse sans pour autant parvenir à s'en soustraire. Ce que le désir de totalité peut receler de grandiose et de trouble à la fois, Wagner et le wagnérisme l'auraient en effet illustré de façon hyperbolique. Cette étude, complémentaire de l'ouvrage Wagner, une question européenne (également paru aux Presses Universitaires de Rennes), répond à une triple visée : tout d'abord traiter des problèmes théoriques et pratiques soulevés par la question de l'?uvre d'art mixte depuis la naissance de l'opéra jusqu'à la création contemporaine ; montrer ensuite comment ce fantasme de l'?uvre absolu, loin d'accomplir l'unité organique de l'art, s'est transformé au contraire en hantise européenne de la dégénérescence, enfin, elle tente plus largement d'appréhender l'image d'une Europe qui, dans ses ?uvres littéraires et artistiques, ne cesse de dénoncer et de désirer l'?uvre-somme. Dès lors, il s'agira de comprendre comment la littérature a dressé le procès de la totalité et comment, même sous sa forme ironique, celui-ci prend les accents d'un deuil douloureux.
Que peut le théâtre ? Qu'est-ce que l'individu et la communauté sont en droit d'en attendre ? Rien moins que sauver des êtres, des âmes, des vies, répond, au-delà de tout prosélytisme, l'actuel directeur du Festival d'Avignon, le dramaturge et metteur en scène Olivier Py. Cet essai, à la fois biographique et analytique, se propose donc de voir comment le théâtre, au sens le plus extensif que peut prendre ce terme - une façon d'être au monde répondant à une manière d'être du monde lui-même -, a pu tirer le poète d'une angoisse mortifère procurée par le spectre de l'insignifiance en lui donnant un destin ; et comment il peut à son tour l'offrir comme viatique aux hommes et femmes d'aujourd'hui, confrontés à une spectaculaire absence de sens qui semble avoir pris des traits d'apocalypse. Ce dont il retourne alors n'est pas tout à fait une religion, encore moins une politique - tout en ayant éminemment à voir avec elles -, il s'agit plutôt d'une éthique de vie tout entière consacrée à la scène et à l'art, fondée sur l'éblouissement esthétique et les assurances qu'il donne, et mise en oeuvre au moyen d'une poétique faisant du théâtre total, somme et synthèse de tous les théâtres, un rempart contre le sentiment de déréliction - au risque assumé de la démesure.
Faisant suite à la réédition, également aux Presses universitaires de Rennes, d'Introduction à J S Bach, cet ouvrage a pour but de faire redécouvrir celui qui fut, en France, durant une large partie du XXe siècle, un des plus grands penseurs de la musique, témoin et commentateur avisé des évolutions capitales qu'a connues cet art à l'époque: de la modernité française au sérialisme et à la musique concrète; de la redécouverte de Bach aux innovations de Stravinsky - qui fut pour lui l'interlocuteur essentiel. Critique à La NRF pendant plus de trente ans et collaborateur régulier de La Revue musicale, Boris de Schloezer a en effet été le véritable introducteur et promoteur de l'esthétique musicale en France. Au centre de sa réflexion, on trouve trois questions aussi simples à formuler que complexes à traiter: qu'est-ce que la musique? Qu'est-ce que la comprendre? Comment en rendre compte dans l'ordre du langage? Au fil de ces pages, on verra comment, profitant du moindre événement offert par la vie musicale de son temps pour reformuler avec clarté et rigueur la plupart des problèmes fondateurs de l'esthétique musicale, Schloezer réussit à forger des concepts décisifs et un système de pensée novateur. Il parvient à extorquer un peu de son secret à cette sphinge dont il s'amusait à orner ses chroniques: la musique.
L'enjeu du présent ouvrage est d'interroger les modalités d'articulation entre opéra et fantastique en diversifiant les modes d'approche de ce "monde à part" où la réalité semble être remise en question. Diverses contributions cherchent à dévoiler ce que le fantastique vient prendre en charge à l'opéra ou, inversement. ce que l'opéra en soi exprime ou fait valoir de fantastique. Puis un large panorama permet d'explorer les répertoires allemand, français, russe, américain, italien, anglais, aux XIXe et XXe siècles. Enfin, plusieurs contributions visent à élargir le propos à l'imaginaire lyrique en général, qu'il soit le fait de la littérature, de la peinture ou du cinéma. Des entretiens avec le compositeur Georges Aperghis et les metteurs en scène Daniel Dupont et Olivier Py complètent ce volume issu d'un colloque international et interdisciplinaire organisé en partenariat entre l'Opéra de Rennes et l'université Rennes 2.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."