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LE DESIR MONSTRE - POETIQUE DE PIERRE JEAN JOUVE
PIC MURIEL
DU FELIN
22,90 €
Épuisé
EAN :9782866456290
Extrait de la préface de Jacques Le Brun:Pierre Jean Jouve est un converti: ne renia-t-il pas en 1925 toutes les oeuvres qu'il avait écrites avant cette date et ne s'engagea-t-il pas alors dans une vita nuova, nouvelle façon de penser sa vie et ses rapports avec autrui, nouvelle esthétique que la prise en compte de la pensée inconsciente conduisait à une nouvelle écriture? Et, tel saint Augustin entendant la voix qui chantait dans le jardin: «Tolle, lege (Prends, lis!)», Jouve se tournait derechef vers les livres pour leur appliquer un nouveau mode de lecture, trouvant dans la mémoire et l'héritage des livres le soutien et le point d'application de ce renouvellement. Un converti certes, mais nullement à l'image de ces convertis de la fin du XIXe siècle et du début du XXe qui, tels Huysmans et Claudel, se réfugiaient près des Églises pour adhérer à la vérité qu'elles professaient et pour ordonner leur vie selon les règles d'une morale. Muriel Pic, dans ce livre à la fois averti de tous les méandres de la pensée et de l'écriture jouviennes et manifestant une grande pénétration, montre admirablement que, s'il y a bien eu chez Jouve conversion, et même une conversion que l'on peut qualifier, sans forcer la notion, de «mystique», c'est chez lui une «expérience religieuse» devenue autonome de la foi, de toutes les religions et de tous les théismes, une «spiritualité» plutôt qu'une religion. Comment garder le «nom de Dieu» et la fonction que représente cette référence dans la pensée, à partir du moment où il n'y a plus de Dieu, où l'affirmation nietzschéenne que "Dieu est mort» s'est imposée non seulement dans la culture, philosophie, littérature et art, mais aussi au plus intime de chacun? Un facile «athéisme» consisterait à prendre le contre-pied du «théisme» et à revendiquer de façon polémique, voire provocatrice, une autonomie et une liberté de la volonté humaine; mais par là même resteraient vivants dans leur force antithétique le Dieu, la «théologie» et la religion inlassablement contredits. Il en va tout autrement pour Jouve."
Résumé : Tout part du grand-oncle de la narratrice, Jim, né en 1923, mort en 2001. De Londres où il vivait, il envoyait régulièrement à sa petite-nièce des timbres pour sa collection, alors même qu'elle l'avait un peu délaissée. Il lui adressa en particulier, à la fin de sa vie, une série de timbres liée au millénaire. Lorsqu'elle la retrouve, une constellation de dates et des fragments de la vie de Jim surgissent, de son enfance à Menton jusqu'à la ruine de l'Hôtel Bellevue vers 1938. Ce grand-oncle était bossu, atteint du mal de Pott, forme de tuberculose. Et le bossu, dit-on, porte chance, il apporte l'argent. On croise ici William Carlos Williams, Stéphane Mallarmé, le docteur Voronoff, un photographe zurichois, des billets de banque, et on revient, comme on suit un fil rouge, à ce grand-oncle Jim, devenu jardinier, expert en botanique, passionné de plantes (et de femmes). Il y a des images, des archives personnelles, familiales. Il y a des poèmes, dont certains en anglais. Muriel Pic propose un livre-errance qui interroge la soif de liberté, la soif de désir, et la possibilité de s'affranchir. Bref, la littérature comme une affaire de curiosité et de rêverie. Née en 1974, Muriel Pic mène des recherches poétiques, critiques et plastiques, souvent fondées sur des archives. Docteur de l'EHESS, elle enseigne à l'Université de Berne et traduit de l'allemand. Ecrivain et critique littéraire, elle est aussi collagiste et vidéaste.
Résumé : Au cours de ces vingt dernières années, W.G. Sebald est devenu l'un des auteurs majeurs de la fin du XXe siècle, mondialement traduit. Outre un recueil de poèmes, son oeuvre compte des essais et des récits immédiatement reconnaissables grâce aux images qu'ils transportent et à une tonalité inimitable, le fameux Sebald-Sound. L'écriture, qui obéit à une logique associative, circule à travers les événements historiques en tissant des liens insoupçonnés entre moments et monuments de l'Histoire : elle nous rend proches de lointaines mémoires en faisant remonter à la surface ce qui est profondément enfoui, oublié, refoulé. La posture mélancolique de l'auteur face aux documents qu'il utilise, son rapport surdéterminé et généreux à l'archive, les implications politiques de cette poétique documentaire sont les objets de ce livre. La littérature peut-elle s'emparer des documents de l'histoire sans les trahir ? Peut-on se remémorer l'expérience vécue sans imagination ? La fiction peut-elle restituer le passé ? A ces questions, l'oeuvre de Sebald aura répondu par une question éthique fondamentale : comment restituer ?
Résumé : L'argument du rêve est un ensemble de poèmes documentaires ou poèmes-essais qui, en trois temps, posent la question du corps. Entre l'intime et le politique, le corps biologique et le corps social, les poèmes témoignent de la manière dont les idéologies nous conditionnent et dont les corps sont possédés par des mots d'ordre. A chaque fois, les images proposent au lecteur un voyage temporel et une confrontation avec les faits qui font voix. Il s'agit de susciter une participation active de celui qui lit en soulevant des questions, attendu que la véritable question de ce volume, dont l'ambition est aussi didactique, peut être formulée ainsi : comment regardons-nous les victimes ? Et, à son revers, depuis les traces : comment nous regardent-elles ? Les kamikazes d'Okinawa, les naturistes d'Orplid, les migrants comme les ermites du Dodécanèse sont des documents humains. Les uns pris dans la Guerre du Pacifique et l'idéologie militaire, les autres dans une idéologie du retour à la nature, dont l'utopie a suscité bien des opportunismes et les derniers dans une catastrophe, dont la vision oscille ici entre mythe religieux et réalité migratoire du troisième millénaire. Chaque poème est conté par une voix soeur, transportée par le rêve jusqu'aux évènements et jusqu'à nous, en collectant des éclats de mots et d'images. Ce sont des fantômes de l'étonnement, bienveillantes présences qui encouragent à cheminer entre les corps pulvérisés : la poétesse japonaise Sei Shônagon, la poétesse allemande Annette von Droste-Hülsshof, les poètes Robert Lax et Loránd Gáspár, qui prêtent également leurs photographies, le dernier volet du recueil débouchant sur le contemporain.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
Aware, vous avez dit Aware ? Bingo ! Alors bienvenue dans le merveilleux monde de Jean-Claude V.D., le mythique et populaire art-martien qui a toujours un avis sur tout. Plus qu'un langage, c'est une véritable philosophie de conteur que déballe avec fraîcheur notre héros devant son autre. Unique. Délicieuse... Avec cet ouvrage, vous allez enfin pouvoir laper à grandes gorgées les savoureuses pensées de notre ami belge. Zygomatiques... et TOC : pimentez vos soirées, bluffez vos amis, et surtout... RÉGALEZ-VOUS !
L'ouvrage de Gérard Bonet explore l'histoire d'une "¬ agence oubliée¬" , Inter-France. Officine patronale sous le Front populaire, elle s'impose dès 1938 comme la plus vaste entreprise de manipulation de l'opinion publique en province. En moins de 10ans, sous l'impulsion de Dominique Sordet, Inter-France va devenir la plus importante des agences de presse de l'Occupation. Des centaines de titres des deux zones, de ceux qui irriguent les terroirs et sont lus, chaque jour, par des millions de lecteurs, y puisent le coeur de leur information. D'abord nationaliste, puis ouvertement collaborationniste, enfin franchement hitlérienne, c'est l'un des plus formidables outils de propagande au service de la collaboration avec les nazis. Ne négligeant aucune source, exploitant la cartographie et s'appuyant sur un solide appareil critique, ce livre, complet et précis, apporte un éclairage inédit sur les "¬années noires¬" et l'histoire de la presse. Gérard Bonet est journaliste honoraire et docteur en histoire. Il travaille sur l'histoire de la presse des XIXe et XXe siècles.