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Le téléphone de Samia
Piarroux Yveline
AU PONT 9
21,60 €
Épuisé
EAN :9791096310265
Que cherchent-ils, tous ? Samia, un téléphone, on s'en doute. Pour Antoine et Alain, c'est moins simple, pas sûr qu'ils le sachent eux-mêmes. Derrière l'austère façade d'un lycée parisien, ces grands murs qui ne s'entrouvrent furtivement qu'aux entrées et sorties de classe, on vit, on aime, on souffre, on peut mourir aussi. On les suit, eux et beaucoup d'autres, pendant un an. Yveline Piarroux nous fait (re)passer les portes de cet autre monde, dans un style parfaitement juste, qui joue du classicisme comme de la familiarité pour dire le quotidien, les rêves aussi. Ils se parlent ou s'évitent, se cajolent ou s'engueulent, sous les boiseries anciennes, autour des tables en contreplaqué. Et puis, il y a ce netsuke, un petit moine qui contemple le ballet de ceux qui vont et viennent, avec une ironie bienveillante, les mains cachées dans ses manches, du haut de ses trois centimètres d'ivoire. Peut-être sait-il ce qu'ils cherchent ? Mais il se tait. Enseignante à Paris, Yveline Piarroux a publié de nombreux articles en sciences sociales, notamment dans la revue Espaces-Temps. C'est sa première oeuvre de fiction.
Le rôle des microbes dans l'histoire de l'humanité. Bactéries, parasites, virus : sans eux, la vie ne serait pas ce qu'elle est devenue. Les livres d'histoire, souvent centrés sur les grands hommes et les romans nationaux, passent généralement sous silence un acteur invisible mais puissant : les microbes. Pourtant, ces minuscules organismes ont joué un rôle déterminant dans le destin des sociétés humaines. Ce livre conte cette épopée : celle des maladies contagieuses qui, de la tuberculose à la grippe, en passant par la variole, la peste ou le choléra, ont surgi au fil des siècles pour redessiner la carte du monde. Les microbes offrent un point de vue inédit sur notre histoire tant ils ont influencé la naissance et la chute des cités, décidé de l'issue des guerres, brisé des civilisations entières et dressé des barrières que même les empires les plus puissants n'ont pu franchir. Ainsi, les maladies africaines, redoutables pour les Européens, ont longtemps été un rempart à toute colonisation, alors qu'à l'inverse, les épidémies venues d'Europe ont décimé les populations amérindiennes, ouvrant la voie à la conquête du Nouveau Monde. Cet ouvrage explore également la manière dont les épidémies ont été perçues et racontées ainsi que les réactions qu'elles ont suscitées : mesures de quarantaine médiévales, campagnes de prévention de la médecine coloniale, bouleversements sociaux et politiques... Et ce, jusqu'au début du XXesiècle, lorsque la science commença à lever le voile sur nos ennemis invisibles. La grippe espagnole, apparue dans le sillage de la guerre de 14-18, peut ainsi être considérée comme la dernière pandémie avant que l'humanité ne dispose d'outils pour tenter de s'en préserver. Avec la collaboration de Martine Piarroux, médecin et docteur en santé publique.
Résumé : Chemin de la Poudrette, à Montauban, le journaliste Pierre Carrey découvre une mini-flaque de sang. Riveraine discrète, Valérie s'est fait dévorer l'épaule. "Ils" sont voraces cette année. Serait-ce une nouvelle espèce, apparue avec le réchauffement climatique ? L'enquêteur relève les indices pour comprendre comment ce havre de paix entre ville et campagne, rêve pavillonnaire avec piscine, se trouve aujourd'hui menacé. L'enquête littéraire de Pierre Carrey est suivi d'un entretien avec Renaud Piarroux, spécialiste des épidémies, chef du service parasitologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. A propos de XXI XXI est une revue indépendante d'enquêtes et de grands reportages, vendue tous les trois mois en librairie. XXI lance en mars 2023 sa première collection de livres, XXI BIS : Guerres, pandémies, réchauffement climatique... Nos repères tanguent. Les journalistes du temps long se trouvent aux premières loges, c'est-à-dire sur le terrain. Capteurs des frémissements et des signaux faibles du monde qui advient, ils sont là pour alerter, annoncer, raconter, avec finesse et sensibilité. D'où l'idée de créer une collection de longs récits de non- fiction, vendus à l'unité en librairie, pour documenter ce réel sur la crête, dans les failles, entre destruction et construction.
Résumé : Expert reconnu des épidémies de choléra dans les pays en développement, Renaud Piarroux ne pensait pas devoir s'impliquer en première ligne dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19 en France. Pourtant, de retour d'une mission à Kinshasa début mars, il constate avec effarement combien son propre pays sous-estime le danger et tarde à se préparer. Après plusieurs jours passés à tenter d'alerter ses collègues de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, il parvient à rencontrer Martin Hirsch, son directeur général. Son message fait mouche et les hôpitaux de Paris se mettent immédiatement en ordre de marche. Dans ce récit enlevé, Renaud Piarroux, acteur et observateur privilégié de la crise, emmène le lecteur dans une épopée qui le conduira de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière au coeur de la forêt amazonienne, en Guyane, à un moment critique. Il nous dévoile ici toute la richesse de l'épidémiologie : collecter les informations pertinentes et les analyser, mettre en place des stratégies de lutte pour casser les chaînes de contamination, suivre l'actualité scientifique et discerner, parmi les études, celles dont les résultats sont fiables des autres. Au passage, il nous livre son regard sur la gestion de la crise et pointe carences et dérives qu'il faudra impérativement corriger sous peine de voir des catastrophes similaires se reproduire.
La Traversée des regards est un ouvrage singulier, ou plutôt pluriel, puisque s'y mêlent et s'y entrechoquent les mots d'un jeune homme et de ses vingt-et-un amis. Il y a d'abord l'idée enluminée d'un voyage, d'une grande traversée. Pense es intempestives, impre vus, prises de conscience, de position... Tout se bouscule, tout bascule. Mais on ne choisit pas encore la destination. On attend, on se contemple dans le miroir brisé du navire. Ce sont les Irréflexions de Narcisse. Et Pourtant : on ne peut subir son voyage en solitaire, il faut embarquer ses amis. Les marins sont à l'appel, on crie, on se remue, on finit par se dire ses quatre vérités. Et la voile enfin se gonfle : vingt-et-une personnes, vingt-et-un styles pour écrire le voyage. Et vient la traversée, la vraie, dans le troisième et dernier volet du triptyque. L'espace est là, il suffit de le cueillir, et l'on cesse d'errer a la recherche d'un sens. C'est La Vie inerrante, ou le moi peut se fondre, enfin, dans le de cor. Le poème s'est ouvert. Il vient de rencontrer son auteur. Gabriel Meshkinfam écrit depuis longtemps, mais c'est la première fois qu'il embarque sur un livre, grâce à l'aide attentive de ses amis. Qu'aurait fait Ulysse, sans ses compagnons ?
Eduardo Jozami 2922 jours... soit plus de huit ans dans les prisons de la dictature argentine. Qu'est-ce qui peut pousser Eduardo Jozami, trente-cinq ans après, à répéter ici ce qu'il a dit aux juges argentins chargés du procès de ses tortionnaires ? Une promesse. "Depuis mon premier jour de détention, j'ai su que ce texte serait écrit. Je puis dire, sans exagérer, que je vivais tout ce qui m'arrivait comme un élément d'un futur livre que cependant j'avais, au début, du mal à imaginer". La littérature, parfois seulement, nous sauve, et Eduardo Jozami se devait, par fidélité à cette promesse de livre qui l'a maintenu en vie pendant 8 ans, de lui donner vie à son tour. "2922 jours" est le voyage intérieur d'un enfermé. La description clinique, sans pathos ni complaisance, de ce qui se passe dans la tête de ceux qui, hier comme aujourd'hui, doivent vivre sous la menace quotidienne de l'assassinat, et pire encore, de la disparition. La littérature, parfois, nous sauve, mais elle survit, toujours, à l'horreur.
Quatre dates, de 1943 à 2014, comme quatre signets dans le roman national. Deux femmes qui traversent le Haut-Jura à pied, un gamin qui se libère grâce à l'école, un autre qui échappe à une maladie aussi cruelle qu'inconnue, des braves gens qui partent en vacances : quatre histoires simples, mais qui se déroulent à des moments de bascule de l'histoire de France : la bataille de Stalingrad, la fin de la guerre d'Algérie, le début de la crise économique, la fin des illusions de la gauche au pouvoir. Et toujours les mêmes questions : que savons-nous de nous et des autres, comment survivre dans cette violence qui nous hante, dans celle que nous inflige ce monde absurde ? Pour commencer, se souvenir des belles choses : la marche qui porte nos corps vers de nouveaux ailleurs, l'espoir qui toujours porte nos âmes. Les petits soldats de l'enfance, le rire des femmes sur le chemin, le plaisir de faire la route ensemble. Et par dessus tout, Homère, qui nous chante le destin de l'homme et sait nous le rendre supportable. Des histoires qui se répondent, s'entrelacent ou s'ignorent, et qui finissent par nous dire, à petits pas, ce que nous sommes : c'est bien d'une odyssée moderne qu'il s'agit ici. Poète, éditeur, Jean-Michel Platier a écrit ces quatre textes dans l'urgence, par besoin. Puis il s'est rendu compte qu'assemblés, ils formaient une histoire. La sienne, peut-être. Assurément, la nôtre. Jean-Michel Platier a fondé en 1995 les éditions Bérénice, où il a publié de très nombreux poètes contemporains. Vacance est son premier roman.
J'ai écrit ces textes au cours des années 90 à 2000 pendant les récréations, ces moments de pause ponctuant les périodes de travail. Ils sont classés dans cinq rubriques en écho à un surnom de mon enfance : Jean qui rit, Jean qui pleure. Entre fantaisie et sérieux de l'enfance, j'évoque le temps réfléchi d'évènements quotidiens qui m'ont touché.