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JEAN-JACQUES ROUSSEAU ET LA PENSEE DU MALHEUR 1, LE TRAITE DU MAL
PHILONENKO
VRIN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782711608393
L'intuition fulgurante de la route de Vincennes conduit J.-J. Rousseau bien au delà de la conversation frivole avec Diderot. Il découvre que l'humanité est affligée du pire des maux, qui est le mal. En médecin du monde il s'efforce dès son premier Discours d'établir un diagnostic. Puis élargissant ses vues il s'interroge sur les causes profondes de cette abominable dégradation. L'Essai sur l'origine des langues est la première tentative dans la constitution d'une étiologie fondamentale. Dans le Discours sur l'origine de l'inégalité la recherche atteint une intensité dramatique soulignée par la raffinement extraordinaire de la théorie catégoriale de l'Etat de nature et le développement synthétique des phases de la décadence, toujours plus accélérée par l'élaboration historique de la symbolique générale. On peut réunir les premiers écrits de Rousseau sous le titre Traité du mal. Il sera important de pouvoir estimer le premier remède proposé par Rousseau dans le second volume de cet ouvrage qu'on a cru devoir appeler: l'Espoir et l'existence. Biographie de l'auteur Après des travaux et des traductions consacrés à Kant, Fichte, Schopenhauer, Alexis Philonenko Professeur à l'Université de Caen et ancien professeur ordinaire à l'Université de Genève s'est intéressé à J.-J. Rousseau, penseur fondamental pour l'histoire de la pensée allemande.
Le présent travail est essentiellement consacré à l'interprétation de l'ouvrage qui constitue le coeur de la première philosophie de Fichte, le " Grundlage der gesamten Wissenschafteslehre " (1794). Les problèmes considérés sont divers et nombreux ; le problème de la connaissance notamment est étudié d'une manière détaillée et occupe une place importante. En effet, ce qui caractérise la philosophie fichtéenne de la vie est que tous les problèmes qu'elle examine et surtout le problème de la connaissance débouchent sur une certaine conception de la liberté humaine. Ainsi la théorie du savoir n'est en vérité qu'une théorie de la liberté. Fichte lui-même définissait ainsi sa philosophie : " Mon système, du début à la fin, n'est qu'une analyse du concept de la liberté ".
Dans l'apothéose du désespoir on part du Contrat social pour aboutir aux Rêveries du promeneur solitaire. La théorie de la communauté exposée dans le Contrat social montre l'homme tel qu'il aurait dû être. Mais la bonne totalité n'est qu'un rêve. JA. Rousseau se replie dans l'Emile sur un individu qu'il prétend éduquer dans la solitude. On assiste ici à la tentative désespérée du médecin du monde pour enrayer le progrès implacable qui ronge comme une maladie mortelle le monde humain. En dépit des richesses de la pensée éducative chez Rousseau, il n'est pas déraisonnable de penser que le désespoir l'envahissait de plus en plus. A la fin il se retrouve seul avec lui-même. Le médecin de l'humanité s'efface, comme le théoricien de la réforme des moeurs domestiques. Rousseau n'a plus qu'un homme à soigner et c'est lui-même. La tentative de régénération morale de la société et de l'homme s'abîme dans le dialogue de la pensée avec soi d'où doit émerger au moins comme monument dans la catastrophe générale le discours désespéré et vrai d'un homme qui veut croire qu'il est pur et saint. Ce troisième et dernier volume est dantesque; plus on va, plus on se dirige vers une solitude de plus en plus claire, même si en son essence pure elle est inexplicable. Là se trouve la signature capitale du malheur: "Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime". (JJ. Rousseau). Biographie de l'auteur Après des travaux et des traductions consacrés à Kant, Fichte, Schopenhauer, Alexis Philonenko, professeur à l'Université de Caen et ancien professeur ordinaire à l'Université de Genève s'est intéressé à J.J. Rousseau, penseur fondamental pour l'histoire de la pensée allemande.
Fichte enfin sortant de la tombe où son siècle le précipita n'exige plus seulement des exposés érudits de telle ou telle phase de sa doctrine. Il veut qu'on l'introduise auprès d'un plus large public. Voici l'origine de ce petit ouvrage en lequel on s'est efforcé de retracer les grandes orientations de son oeuvre. Il ne s'agit que d'une introduction, avec ses inévitables défauts, en laquelle on s'est bien moins attaché à relever les prétendues incohérences de la doctrine qu'à retrouver l'intimité des thèmes, méthodes, constitution de la philosophie première, orientation politique. Un très sûr résultat se dégage : l'image de Fichte proposée par Hegel est fausse.
Nous avons étudié la pensée de Kant et de Fichte pendant l'année 1793. En ce temps-là naissait un monde nouveau. Le 20 septembre 1792 se livre la célèbre bataille de Valmy. Valmy, défaite de la monarchie du point de vue de la stratégie, était d'abord une défaite morale, la ruine d'un monde éthique. A Kant, le plus grand philosophe du XVIIIeme siècle, se posa la question : " Qu'est-ce que la Révolution ? " A Fichte, encore inconnu, la même question se posa. Leurs réponses bien différentes symbolisent et expriment le sens de la transformation du monde qui s'effectua alors. Fichte se sépara de Kant dans la pensée politique et ainsi, alors qu'un monde nouveau s'annonçait, une nouvelle philosophie prit naissance. Ainsi, si Fichte n'est pas le plus grand des philosophes modernes, il est le premier d'entre eux. S'attacher à sa pensée ce n'est pas seulement le comprendre ; c'est aussi nous comprendre nous-mêmes.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.