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Le capitalisme addictif
Pharo Patrick
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130802532
Comme des sujets accros aux drogues, les sociétés pourraient-elles devenir ellesmêmes " addictes " ? C'est-à-dire pathologiquement dépendantes de la recherche compulsive de certains biens, en dépit de ses conséquences nocives pour l'ensemble de la collectivité ? Si l'on en croit une critique ravageuse qui traverse toutes les productions culturelles, et en particulier le cinéma, c'est bien ce qui arrive aux démocraties libérales contemporaines : optimisation extrême des activités, course à l'argent et au succès, surconsommation marchande, usage compulsif des technologies, épuisement des ressources naturelles, corruption de la démocratie... Loin de contredire le processus de rationalisation propre au capitalisme moderne, cette dérive addictive en serait plutôt la conséquence paradoxale qui rend de plus en plus difficile la poursuite de fins rationnelles communes. Si les cibles de l'émancipation portent toujours sur les libertés et égalités de base, devenues de plus en plus précaires, elles s'étendent désormais aux moyens de protéger le désir intime des intrusions marchandes, technologiques ou sécuritaires, qui enserrent les habitants dans un réseau de plus en plus dense de dépendances indésirables.
Peut-on offrir du sexe pour d'autres motifs que l'amour ou le désir ? La réponse allait de soi à l'époque des mariages arrangés à des fin de reproduction et pour toute la vie, quand, par ailleurs, la prostitution féminine offrait aux hommes mariés la volupté qu'ils ne trouvaient pas dans les unions officielles. Dans le contexte contemporain de liberté sexuelle, de couples égalitaires à durée limitée et de mariage pour tous, la prostitution devrait plutôt représenter un modèle de soin et d'attention érotique dont n'importe qui, homme ou femme, pourrait s'inspirer pour satisfaire son partenaire amoureux. Or, paradoxalement, cette contribution essentielle des travailleurs du sexe à l'éthique du plaisir leur est farouchement déniée, et la promotion, voire la sacralisation, de la libido sert au contraire à justifier la répression à leur encontre. Réflexion iconoclaste sur l'éthique du plaisir, cette sociologie morale contemporaine s'appuie sur des entretiens, des autobiographies et des documents littéraires et cinématographiques et, faisant appel à l'anthropologie comparée et aux neurosciences, explore les rapports ambigus du mariage et de la prostitution, entre devoir conjugal ou professionnel, vocation amoureuse ou libertine, réciprocité émotionnelle ou marchande.
Résumé : Le débat contemporain sur la question du vivant tourne généralement autour des conséquences technologiques et pratiques de la biologie moderne, notamment dans le domaine médical. Mais ce débat en cache souvent un autre, plus fondamental, relatif à la place de l'humain dans l'ordre du vivant. Le développement actuel des sciences de la vie et des sciences cognitives remet en effet en cause, de façon profonde, les frontières classiques entre l'esprit et le corps, l'animalité et l'humanité, la rature et la culture... Aujourd'hui, comme au XIXe siècle, les sciences humaines doivent donc à nouveau affirmer leur autonomie par rapport aux dérives biologisantes dans l'interprétation de l'humain. Mais il ne suffit plus de revendiquer une spécificité de l'homme garantie par l'histoire et la culture, car tout ce qu'on a coutume d'attribuer en propre à l'humain, comme l'organisation sociale, la vie culturelle, la technique, le langage, les sentiments moraux ou la connaissance d'autrui, fait aujourd'hui l'objet de travaux qui visent à en montrer le fondement biologique et évolutionnaire, ainsi que la présence dans d'autres espèces animales. En confrontant les philosophies classiques de l'âme aux théories naturalistes modernes de l'esprit, en réexaminant attentivement les thèmes de la rationalité, de l'humanité et de l'animalité, et enfin en s'interrogeant sur les conséquences du naturalisme génétique dans l'analyse et la pratique sociale, cet ouvrage vise à apporter un éclairage nouveau et actualisé sur les rapports entre sciences de l'homme et sciences de la vie.
Qu'est-ce qui relie des phénomènes tels que le désastre écologique, le recul de l'Etat social, le rejet des migrants aux frontières, ou encore les atteintes aux libertés intimes par l'intrusion des outils numériques ? C'est l'érosion, depuis un demi-siècle, des obligations qui découlent de l'appartenance à une communauté humaine, et le maintien de l'intégrité des biens naturels et de l'accès aux biens indispensables à l'existence libre de l'individu - ce qu'on peut appeler la part du commun. Comment cette érosion a-t-elle été rendue possible ? Quels effets a-t-elle eus sur la vie en société ? Patrick Pharo retrace l'histoire d'un abandon et plaide pour une reconnaissance des communs dans la gestion politique des sociétés et l'exercice des libertés individuelles, afin de renouer avec les idéaux émancipateurs du libéralisme et du socialisme classique.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».