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Le mépris de la cour. La littérature anti-aulique en Europe (XVIe-XVIIe siècles)
Peyrebonne Nathalie ; Tarrête Alexandre ; Thomine
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9791023105902
Face à l'émergence de la société de cour, telle que Norbert Elias l'a analysée, les écrivains hésitent entre fascination et dénonciation. Avec ironie et parfois cynisme, la poésie, les narrations, le théâtre dépeignent à la fois les attraits et les dangers de la vie curiale. Face aux traités qui enseignent comment réussir dans le monde, de Castiglione à Gracian, fleurit aussi une littérature du refus ou de la satire, qui vilipende les valeurs de la cour et fait l'éloge de la retraite ou appelle à la révolte. Bien des oeuvres sont traversées par ces deux postulations contradictoires, hésitant entre la recherche d'une morale adaptée aux contraintes sociales et la tentation de la fuite loin des cours corrompues et corruptrices. La publication de l'ouvrage classique d'Antonio de Guevara, Le Mespris de la cour et l'éloge de la vie rustique (1539), puis ses traductions en France (1542) et en Europe, a cristallisé un thème déjà très vivant dans la littérature antique puis médiévale : celui de la satire du milieu urbain, des sphères du pouvoir et de la cour, conjuguée à l'éloge d'une vie simple, "médiocre" et rustique. Cette topique morale et politique traverse ensuite toute l'Europe, de la Renaissance à l'Age classique.
L'astrologie est bien plus qu'une mancie : élaborée par l'homme, elle révèle pourtant le monde à partir de constituants qui se trouvent en lui, et ce, jusqu'à des dimensions insoupçonnées...S'inspirant de la nature, elle reste un art de signification humaine. Cet ouvrage vient réveiller un ancien discours, mais l'auteur cherche à justifier la question astrologique par des formes et des valeurs nouvelles. Dans une rotation philosophique, ce livre propose de retrouver le mouvement de la vie dans l'unité du cercle, sous ses déterminations. D'où le dévoilement du Cycle à travers ses rythmes et ses images symboliques, dans le Zodiaque, les calendriers chinois et aztèque ; aux nombres mis en géométrie, aux polyèdres de Platon, au Tarot. On trouvera une étude détaillée des 24 signes du Zodiaque et de ses 360 degrés.
Il s'est passé quelque chose, un petit accroc dans les habitudes, rien de grave, et pourtant... Un footballeur refuse de tirer un penalty crucial et quitte le terrain, une conductrice de métro laisse sa rame à quoi pour remonter flâner dans les rues, le Premier ministre lui-même reste couché plutôt que d'enchaîner les réunions... C'est sans agressivité ni revendication que toute la France s'arrête progressivement et se met à rêver d'une vie différente, où tout ne tournerait pas autour des mots martelés quotidiennement de "travail" et d'"efficacité". Une sorte de rébellion évidente, comme une épidémie salvatrice : une maladie sans ordonnance dont personne ne voudrait guérir...
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Présentation de l'éditeur Depuis quelques jours un mystérieux inconnu éparpille des dictons à travers Paris, un par jour, sous forme de petits papiers laissés dans les taxis ou à la craie sur les murs. Au début personne n'y prête vraiment attention, mais insidieusement ces dictons vont entrer dans la vie des habitants et les faire réfléchir sur les relations qu'ils entretiennent avec leurs proches, avec l'amour, l'amitié, et la vie qu'ils se sont choisis. Ainsi, suivons-nous le cours des réflexions et le quotidien de Diane, Agnès, Angélique et Edmé. Leurs chemins vont se croiser, se frôler, s'influencer pour former un conte moderne où la place est laissée à l'amitié, à l'avenir et où les frustrations et les peurs ne sont plus les seules à gouverner les hommes.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "