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Peinture et poésie. Le dialogue par le livre 1874-2000
Peyré Yves
GALLIMARD
61,00 €
Épuisé
EAN :9782070116881
Peinture et poésie, le dialogue par le livre met en lumière et analyse un phénomène précis, la rencontre de deux expressions avides l'une de l'autre - la peinture et la poésie - au sein d'un même espace, le livre. Les plus passionnants des volumes dans lesquels l'image intervient sont sans conteste ceux où deux créateurs vivants sont aux prises. En conséquence, Yves Peyré, l'auteur du livre, désigne de tels ouvrages du nom de livres de dialogue. S'il ne se prive pas d'étudier les antécédents historiques et les voies parallèles, l'auteur concentre son attention sur la genèse de cette forme, depuis son origine au temps des inventeurs de l'expression poétique et picturale moderne, Mallarmé et Manet, jusqu'à l'année 2000, dernière année du XXème siècle. Il donne ici une étude rigoureuse et un bilan, s'appuyant sur les 126 plus belles réussites du genre en autant d'années. Aux livres mêmes (conservés par la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet) qui sont en soi une suite de miracles, il ajoute des contrepoints plastiques, susceptibles d'éclairer encore plus le pouvoir d'attraction entre peinture et poésie ; on plonge alors dans les conditions d'élaboration d'une oeuvre, dans ses alentours ou ses prolongements. On assiste, par la mise en évidence d'un mode constitutif de la création de notre temps, à la rencontre captivante des artistes les plus hardis et des poètes les plus téméraires du dernier maillon de notre histoire. De Mallarmé/Manet à Butor/Alechinsky, de Tzara/Arp à Du Bouchet/Tal Coat, de Cendrars/Léger à Debord/Jorn, de Breton/Giacometti à Leiris/Miró, de Char/Staël à Beckett/Johns, on voit défiler les alliances les mieux justifiées. A travers des formes luxueuses ou modestes, l'aventure se poursuit sans relâche, à la façon d'une nécessité et même d'une urgence. D'autres créateurs entretiennent un audacieux dialogue avec eux-mêmes : Picabia, Duchamp, Michaux, Dubuffet, Ghérasim Luca en sont le vibrant exemple. Rien des divers apports, de la complexité des différents temps d'une invention, n'est passé ici sous silence. Le but étant de laisser le lecteur clairement participer à la jubilation qui s'empare de tout amateur de ces livres, de lui offrir en partage la grâce et l'énergie qu'ils dégagent.
La permanence d'un paysage jetant un défi au tumulte des temps, nous assistons au face-à-face sans nostalgie d'un voyageur momentanément de retour et de l'enfant qu'il était et qui éprouvait ici-même son aire de jeu aussi bien que de respiration. C'est sous la forme d'un itinéraire que le narrateur offre à celle qui l'accompagne le parfum de son pays natal, faute d'un lieu fixe où recevoir, étroitement mêlés, les effluves d'hier et d'aujourd'hui. Plus largement, il tend au lecteur un bouquet composé des bribes de son enfance, de l'incertitude de ses pas d'adulte et de l'ample rumeur qui à tout moment se fait et défait dans ce coin de Berry enchanté qui est aussi celui de George Sand et qu'il retrouve, indemne et transitoire, au cœur de sa langue.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Créer le logo d'une entreprise ou le site Internet d'une association ne s'improvise pas... Destiné aux communicants et aux designers (confirmés ou débutants), ce guide pratique et méthodologique offre un panorama complet de la conception et de la réalisation d'une identité visuelle : - L'élaboration d'une stratégie de marque qui saura convaincre, inspirer et captiver le public ; - La mise en oeuvre des outils du design graphique : typographie, couleur, photographie, illustrations et mise en page ; - La publication multisupport : logos, cartes de visite, site web, réseaux sociaux et blogs, newsletters, prospectus... Des schémas didactiques permettent d'assimiler les connaissances essentielles en un clin d'oeil, tandis que de nombreux exemples commentés et études de cas sont autant de sources d'inspiration pour vos futurs projets.
Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a prôné une "restitution" des oeuvres d'art africaines conservées par les musées français. Le terme semble présupposer que les oeuvres sont détenues illégalement. Le rapport confié par la suite à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr (Restituer le patrimoine africain : Vers une nouvelle éthique relationnelle) va résolument dans ce sens : toutes les oeuvres doivent être "rendues" et il fixe pour cela un calendrier devant s'appliquer sans tarder. Si elles étaient suivies, les recommandations de ce rapport pourraient mettre la France, selon Emmanuel Pierrat, dans une situation intenable. Dans un texte documenté et combatif, ce grand connaisseur de l'art africain dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui risquent d'entraver l'accès à la culture.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.
Qu'avaient vu, jusqu'en 1900, ceux dont les réflexions sur l'art demeurent pour nous révélatrices ou significatives, et dont nous supposons qu'ils parlent des mêmes oeuvres que nous [...] ? Deux ou trois grands musées, et les photos, gravures ou copies d'une faible partie des chefs-d'oeuvre de l'Europe. [...] Aujourd'hui, un étudiant dispose de la reproduction en couleurs de la plupart des oeuvres magistrales, découvre nombre de peintures secondaires, les arts archaïques, les sculptures indienne, chinoise, japonaise et précolombienne des hautes époques, une partie de l'art byzantin, les fresques romanes, les arts sauvages et populaires. [...] nous disposons de plus d'oeuvres significatives, pour suppléer aux défaillances de notre mémoire, que n'en pourrait contenir le plus grand musée. Car un Musée Imaginaire s'est ouvert, qui va pousser à l'extrême l'incomplète confrontation imposée par les vrais musées : répondant à l'appel de ceux-ci, les arts plastiques ont inventé leur imprimerie."