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La guerre des normes. Enquête au coeur des collèges de cités difficiles
Peyrat Sébastien ; Ozbolt Boris
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782296043527
Novembre 2005, les cités urbaines de France brûlent après l'embrasement du département de Seine-Saint-Denis (le 9.3). La question de l'éducation en banlieue revient ainsi sur le devant de la scène. Mais que font les enseignants de ces banlieues difficiles ? Quelle éducation reçoivent des jeunes qui brûlent tout ? Les établissements scolaires de ces quartiers sont eux-mêmes les cibles de cette violence urbaine qui explose sous nos yeux inquiets, nous laissant perplexes. Cet ouvrage analyse le problème des banlieues depuis l'intérieur des établissements scolaires. Les profs font face à des élèves dont les comportements déviants leur semblent inexplicables et anomiques. Les jeunes pénètrent dans le collège de la cité avec leurs règles. Un conflit de normes s'ensuit. Les premières victimes de cette bataille entre le monde de la cité et celui de notre société sont les enseignants. Le collège de la cité, lieu d'apprentissage des normes sociales, devient aussi pour les jeunes et parfois même pour les profs le lieu d'apprentissage des règles de la cité. Les auteurs sont allés dans ce collège et ils font un nouveau constat sur le problème des banlieues : les jeunes collégiens ne sont pas déstructurés et ils suivent des règles qui tendent à formater au monde de la cité les adultes de l'établissement. Ce livre s'adresse à toute personne s'intéressant à la question de l'éducation en banlieue : professionnels, enseignants mais aussi tout citoyen soucieux de comprendre pourquoi des jeunes, de plus en plus jeunes, commettent des actes déviants aussi graves que ceux observés pendant les émeutes de novembre 2005.
Les métiers de l'enseignement demeurent obscurs en France et ils sont de plus en plus visés par la critique. Il y a une catégorie connue parmi les élèves, leurs parents et les professeurs pour son image de "shérif" dans l'établissement scolaire. Il s'agit du Conseiller Principal d'Education ou C. P. E. Le rôle éducatif et pédagogique du C. P. E. s'efface trop souvent dans les établissements "difficiles" de banlieue devant un rôle répressif et perçu comme étant injuste. Devant un public d'élèves issus des règles normatives de la cité urbaine de banlieue, le C. P. E. est un éducateur au sens humain du terme, c'est-à-dire qu'il devient source d'une justice portée par les valeurs de la République française. Cet ouvrage démontre l'importance d'être un éducateur reconnu dans l'établissement en banlieue.
Jeune professeur de faculté, Jérôme vit, depuis sa naissance, dans une ancienne maison familiale collée aux vieux remparts de sa ville. Il ignore tout, ou presque, de la vie de ses ancêtres. Mais une révélation, dans la mansarde de sa demeure, fait surgir une image inconnue qui va piquer sa curiosité.
L'approche du patient atteint de maladie somatique grave potentiellement létale renvoie à une clinique de l'extrême, devant être pensée et élaborée par les professionnels de façon à tenter de donner du sens à l'émergence de représentations, symboliques et parfois réelles, en lien avec la proximité de la mort. Dans cet ouvrage, issu de plusieurs années de pratique clinique dans le champ des soins palliatifs et de recherche ayant menées à la réalisation d'une thèse, l'auteur interroge successivement l'abord de la maladie grave sous ses angles médicaux, sociaux et subjectifs. A travers le discours de patients, mais également de témoignages écrits, un ensemble d'éléments théoriques sont discutés au regard de la confrontation existante entre la maladie du malade et celle du médecin. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants en psychologie, mais également à ceux des filières médico-sociales, qui pourraient être confrontés à la prise en charge de patients atteints de pathologies graves voire létales ; mais également aux professionnels de terrain, afin d'ouvrir une réflexion sur la place de la subjectivation du vécu du patient en terre médicale. 1. Une nécessaire quête de sens. 2. Approche anthropologique, sociologique et médicale de la maladie. 3. L'irreprésentable de la mort. 4. Quand la mort advient.
A la mort de son Papé, Ariane, enfant de la guerre, délaissée par des parents trop occupés, se retrouve en pension dans une institution religieuse en Auvergne. Elle se lie d'une profonde amitié amoureuse avec Stéphanie. A l'adolescence, elle se rapproche de son père qui va jouer auprès d'elle un rôle ignoble. Ariane va errer sans cesse de la maison de la frontière à Barcelone où elle veut tuer son père, puis de Lyon à Paris et enfin en Auvergne. Sa vie peuplée de rêves, de cauchemars, de non-dits, l'entraîne vers un inconnu fait d'absolus, jusqu'au jour où elle retrouve Stéphanie qui la met face à toute l'ambiguïté de sa vie.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.