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Face à l'Insécurité : refaire la Cité
Peyrat Didier
BUCHET CHASTEL
14,20 €
Épuisé
EAN :9782283022627
L'insécurité est devenue l'un des enjeux majeurs du débat politique. Mais de quoi parle-t-on ? Les batailles idéologiques qui opposent les partisans du " tout sécuritaire " et les " sécuriphobes " - ceux qui veulent un accroissement sans limites de la répression et ceux qui portent un regard " angélique " sur les délinquants, tous assimilés aux enfants perdus de la crise sociale et de la discrimination -, sont autant de pièges qui minent la réflexion et désorientent les pratiques. Didier Peyrat reprend ici l'analyse des faits et des chiffres, en refusant d'être l'otage des préjugés. La criminalité n'est plus la même que par le passé : ce qui est en cause, désormais, c'est le vivre-ensemble, la possibilité d'être en société. Pour combattre la violence injuste, il faut résolument prendre en compte les victimes, trop souvent laissées pour compte, repenser la sanction, sans tomber dans l'impunité, mais de façon à permettre au coupable de se reprendre, défendre des valeurs, oser éduquer... C'est sur ces bases que l'on répondra au besoin fondamental de sécurité de la population, en l'articulant au changement social, et que l'on restaurera la confiance parmi les citoyens. Il s'agit ici non pas d'" en finir avec l'insécurité " ou de la nier, mais d'y faire face en revivifiant la civilité et la démocratie. Bref de refaire la Cité.
Il est un sujet, pourtant d'importance et d'actualité, sur lequel n'existe aucun consensus - quant à son ampleur, sa nature et ses remèdes: la protection des personnes contre les atteintes volontaires à leurs biens ou à leur intégrité physique.Ni apocalypse, ni fantasme, l'insécurité est une réalité têtue, qui résiste à toutes les esquives.Didier Pevrat n'écrit pas ici un "livre de juge" où un magistrat parlerait de son mal-être. De l'expérience de terrain, il est question, puisque l'auteur est actuellement vice-procureur de la République au Tribunal de grande instance de Pontoise. Mais, par ses fonctions, il a été amené à réfléchir aux cadres sociaux de l'exercice de la justice et a étudié la littérature, savante ou pas, consacrée à la sécurité. Il renvoie dos à dos, et avec une égale vigueur, tant les analyses catastrophistes - qui croient voir déferler une vague d'insécurité et d'incivilités - que celles, "dénégationnistes" - qui réduisent l'insécurité à un problème d'outil statistique.Face à l'incontestable montée de l'insécurité et des incivilités, Didier Peyrat, à partir de sa pratique, amorce des propositions - notamment le retour du droit comme norme sociale, à travers l'enseignement, le développement d'une justice de proximité, grâce en particulier à une nouvelle justice de paix, et le travail de prévention.
Les métiers de l'enseignement demeurent obscurs en France et ils sont de plus en plus visés par la critique. Il y a une catégorie connue parmi les élèves, leurs parents et les professeurs pour son image de "shérif" dans l'établissement scolaire. Il s'agit du Conseiller Principal d'Education ou C. P. E. Le rôle éducatif et pédagogique du C. P. E. s'efface trop souvent dans les établissements "difficiles" de banlieue devant un rôle répressif et perçu comme étant injuste. Devant un public d'élèves issus des règles normatives de la cité urbaine de banlieue, le C. P. E. est un éducateur au sens humain du terme, c'est-à-dire qu'il devient source d'une justice portée par les valeurs de la République française. Cet ouvrage démontre l'importance d'être un éducateur reconnu dans l'établissement en banlieue.
Résumé : Sommes-nous contraints de choisir entre société disciplinaire ou société morcelée ? Entre " tolérance zéro " ou complaisance à l'égard des illégalismes ? Pour. Didier Peyrat, il est non seulement possible mais nécessaire de sortir de ces dilemmes. Récusant les facilités du sécuritarisme comme de la sécuriphobie, il cherche ici à fonder une action intelligente contre la violence, l'incivisme et le cynisme. Il montre que fureur répressive et angélisme renvoient à une véritable crise de la faculté de juger. Sans nostalgie à l'égard d'une république perdue, mais en cherchant à dégager le socle d'une possible république de la civilité, l'auteur formule des analyses et des propositions adaptées à notre. société compliquée ". Pour réconcilier changement social et sécurité.
Novembre 2005, les cités urbaines de France brûlent après l'embrasement du département de Seine-Saint-Denis (le 9.3). La question de l'éducation en banlieue revient ainsi sur le devant de la scène. Mais que font les enseignants de ces banlieues difficiles ? Quelle éducation reçoivent des jeunes qui brûlent tout ? Les établissements scolaires de ces quartiers sont eux-mêmes les cibles de cette violence urbaine qui explose sous nos yeux inquiets, nous laissant perplexes. Cet ouvrage analyse le problème des banlieues depuis l'intérieur des établissements scolaires. Les profs font face à des élèves dont les comportements déviants leur semblent inexplicables et anomiques. Les jeunes pénètrent dans le collège de la cité avec leurs règles. Un conflit de normes s'ensuit. Les premières victimes de cette bataille entre le monde de la cité et celui de notre société sont les enseignants. Le collège de la cité, lieu d'apprentissage des normes sociales, devient aussi pour les jeunes et parfois même pour les profs le lieu d'apprentissage des règles de la cité. Les auteurs sont allés dans ce collège et ils font un nouveau constat sur le problème des banlieues : les jeunes collégiens ne sont pas déstructurés et ils suivent des règles qui tendent à formater au monde de la cité les adultes de l'établissement. Ce livre s'adresse à toute personne s'intéressant à la question de l'éducation en banlieue : professionnels, enseignants mais aussi tout citoyen soucieux de comprendre pourquoi des jeunes, de plus en plus jeunes, commettent des actes déviants aussi graves que ceux observés pendant les émeutes de novembre 2005.
Résumé : Préface de Dominique Bourg Savez-vous que 80 % de la population mondiale consomme des médicaments à base de plantes ? Que le textile est l'une des industries les plus polluantes ? Que le réchauffement climatique peut réveiller certains virus qui sévissaient au temps des mammouths ? Ou quelles sont les principales causes de la déforestation ? Et pourquoi le gluten fait débat ? Cet ouvrage réunit plus de 200 chroniques, anecdotes surprenantes ou données chiffrées sur notre planète et son équilibre écologique. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou légères, mais toujours instructives, scrupuleusement vérifiées et étayées, ces histoires se picorent au gré des envies. Et, à travers la présentation d'initiatives positives, elles révèlent autant de pistes pour lutter contre le désastre annoncé...
Résumé : Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train... Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail ! Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent. Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.
A soixante ans passés, Francis Newton Xavier, poète et artiste culte installé à New York, décide de quitter l'ambiance délétère qui s'abat sur Manhattan au lendemain du 11-Septembre et de rentrer en Inde. Ce voyage sera l'occasion de dresser le portrait réjouissant d'un créateur radical et de la société dans laquelle il a évolué. De ses années d'apprentissage auprès d'un groupe de poètes maudits de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises, l'histoire de Xavier montre que la vie d'un artiste peut être, au fond, son grand oeuvre. Sa destinée compose un roman foisonnant, un hymne beau et étrange à la vie d'artiste qui vient confirmer Jeet Thayil comme l'un des auteurs les plus captivants de sa génération.