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J-K Huysmans : la double quête. Vers une vision synthétique de l'oeuvre
Peylet Gérard
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738499691
C'est dans la perspective d'une vision synthétique de l'œuvre de Huysmans que cet ouvrage a été conçu. Il s'attache à présenter une double quête : spirituelle et esthétique, dualité qui, seule, permet d'apprécier l'écriture de Huysmans et l'évolution de son art. La " révolution esthétique " que le romancier et le critique d'art ont vécue passe par une révolution existentielle : Huysmans a été entraîné sur le plan artistique par sa propre histoire, par ce qu'il vivait - consciemment et inconsciemment - sur le plan spirituel. Sans négliger la question de l'évolution qui reste cruciale, ce livre tente donc une étude synthétique autour de trois grands axes : la quête d'identité et d'absolu, la quête artistique, l'imaginaire. C'est de l'accord profond entre ces trois axes que provient la richesse de cet auteur qui, s'il est parfois répétitif, n'est jamais superficiel. Par une écriture de plus en plus réceptive aux forces qui montent de l'inconscient et par son observation scrupuleuse du monde matériel d'abord, de l'intériorité ensuite, Huysmans a conquis une place de premier plan dans la littérature fin de siècle.
Les Petites histoires à la campagne racontent des rencontres imprévues entre les héros et un animal. Le lien qui se crée immédiatement révèle la force de l'attachement réciproque narré avec délicatesse. L'amour de la nature et l'amitié sont les thèmes privilégiés de ces histoires émouvantes destinées à un jeune public curieux de découvrir le monde.
Ces lectures de l'imaginaire sandien se veulent l'image d'une oeuvre plurielle qui a su conserver dans sa diversité une grande unité. C'est pourquoi nous avons choisi de les regrouper autour de quelques points synthétiques qui renvoient tous à cette double problématique : l'ouverture et la médiation. De nombreuses images, de nombreux thèmes, de nombreuses figures expriment fréquemment dans l'oeuvre ces deux axes : la frontière, la voix et la musique, l'éducation, les rapports entre l'archaïque et la modernité, la pudeur et l'impudeur, le repli et l'ouverture. L'ouverture, nous la retrouvons aussi bien dans la représentation de l'espace que dans celle du temps, nous la retrouvons dans la psychologie des personnages en quête d'une transformation, nous la retrouvons enfin dans de multiples thèmes comme le voyage ou la musique. La médiation n'est pas moins sollicitée par l'imaginaire sandien, car l'ouverture elle-même s'inscrit souvent dans une situation d'échange, de communication. La générosité est la clé de la sensibilité et de la pensée sandienne, une sensibilité et une pensée mobiles, qui concilient les besoins du repli et de l'ouverture dans un souci naturel d'unité et d'équilibre. L'ouverture et la médiation nous paraissent structurer en profondeur un imaginaire qui semble céder naturellement aux sollicitations synthétiques en tissant avec souplesse des liens entre les éléments opposés. La vision du monde sandienne englobe, sans artifice, tous les contraires, car l'imaginaire sandien est d'abord le lieu du relationnel, du dialogue et de l'échange.
Ce livre se présente comme un prolongement, en particulier sur le plan littéraire et philosophique, de la très belle exposition organisée au Grand Palais qui a donné lieu en 2005 à un volume, publié chez Gallimard sous la direction de Jean Clair: Mélancolie, génie et folie en Occident. De l'antiquité au XVIIIe siècle, on a longtemps considéré la mélancolie comme une tristesse prolongée qui provenait d'une humeur corrompue. Dès le départ, avec la thèse humorale de la mélancolie, une humeur naturelle du corps engendre des représentations imaginaires: la bile noire a partie liée avec la nuit, la mort, un poison, un feu sombre, une matière lourde qui enténèbre l'esprit. Depuis la fin du XVIIIe, la mélancolie a fasciné les écrivains de la modernité. Dans ce chassé-croisé entre l'âme et le corps, le métaphysique et le physique, la mélancolie demeure le plus souvent insaisissable. On continue d'interroger la mélancolie pour savoir si sa souffrance est somatique ou psychologique. Vue de l'extérieur, la mélancolie pourrait être une pathologie, vue de l'intérieur, c'est une façon d'appréhender et d'habiter le monde. La création littéraire est a priori peu compatible avec l'état de mélancolie caractérisé par l'apathie, l'ennui, l'inaction. Rendre compte par l'écriture de la mélancolie n'est-ce pas la surmonter, la détourner, la convertir en énergie littéraire ? Mais ce faisant la mélancolie ne finit-elle pas par être un "état littéraire" ?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.