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Pourquoi l'art anglais est-il anglais ?
Pevsner Nikolaus ; Azay Lucien d' ; Ogée Frédéric
KLINCKSIECK
24,99 €
Épuisé
EAN :9782252041451
L'art anglais est-il spécifique ? Et s'il l'est, comment définir ses particularités ? C'est à ces questions que Nikolaus Pevsner s'est proposé de répondre dans un célèbre essai paru en 1956, The Englishness of English Art, traduit ici pour la première fois. Afin de définir les contours de cette "anglicité", l'historien de l'art entreprend de dessiner le panorama des grandes tendances de l'art britannique, du Moyen Age jusqu'à nos jours, en les articulant autour d'un style ou d'un artiste majeur - Hogarth, Reynold, Blake ou encore Constable. L'observation attentive des peintures, des architectures, la singularité qu'il y découvre en comparaison de l'art du reste de l'Europe le conduisent à imaginer une approche nouvelle, la "géographie de l'art", pour définir cette identité anglaise complexe, tissée de contraires et de polarités.
Résumé : Pourquoi garder le souvenir d'un ouvrage conçu comme un outil de propagande, dont les premières éditions commençaient par une citation de Staline, et qui glorifiait l'industrie alimentaire de l'URSS ? pourtant, aujourd'hui, alors que la nostalgie de l'union soviétique se renforce - tout comme la persécution de la mémoire historique - ce document d'époque vaut la peine d'être lu attentivement. De la, et en dépit de la volonté des auteurs, apparait une histoire en filigrane, des détails involontaires trahissent un manque constant de nourriture et un dur travail domestique, au travers d'une fausse "amitié des peuples", dont témoignent les recettes ukrainiennes, kazakhes, arméniennes ou autres, on entrevoit les famines artificiellement provoquées dans ces mêmes pays. Le livre de la cuisine bonne et saine est la bible de la cuisine soviétique à deux facettes, des recettes inaccessibles utilisant des ingrédients jamais vus par la population y côtoient d'autres, simples et abordables. Le monstre idéologique né dans les heures sombres du stalinisme est aussi imbibé de moments de vie réelle. La mémoire de cette cuisine est chérie dans les familles. La première édition du livre a vu le jour en 1939, après la grande terreur, et la dernière en 1999, lorsque l'URSS n'existait plus. Entretemps, huit millions d'exemplaires ont été tirés. Malgré ces importants tirages, cet ouvrage reste rare et recherché. Aujourd'hui, il demeure une référence en cuisine, et un support historique.
Il est robuste, il est résistant et il a la tête bien sur les épaules. On dit que les garçons naissent dans les choux. Je n'étais qu'un garçon manqué mais le chou blanc n'était jamais très loin de là où je passais à table. Il se mariait aux viandes grasses dans des soupes riches pour me faire passer de longs hivers. Il se laissait couper, râper et hacher fin pour rentrer dans des salades estivales. Et il fermentait dans un tonneau de tilleul, dans l'obscurité d'une vieille remise. Là il devenait soudain vivant, montrait sa force, remontait le poids du couvercle, puait, crachait même et finalement offrait généreusement son jus acidulé et sucré. Partie de Russie, je le retrouvais au détour de tous mes chemins. Il devenait coleslaw en Amérique, pkhali en Géorgie, choucroute en Alsace et garbure en Gascogne. Mais je le reconnaissais toujours, mon gros chou.
Pevsner Nikolaus ; Bretou Jean-Jacques ; Pinelli A
Résumé : Publié pour la première fois en 1940, cet ouvrage retrace les origines et l'évolution des académies d'art du XVIe à la première moitié du XXe siècle. Avec simplicité, sans que pèse jamais son érudition, Nikolaus Pevsner expose les circonstances religieuses, politiques, sociales dans lesquelles s'est développée l'éducation des artistes dans les différents pays d'Europe - jusqu'à son "académisation" progressive, qu'il a pu lui-même constater et déplorer. On voyagera ainsi de l'école de dessin fondée par Vasari à Florence au XVIe siècle jusqu'au modernisme du Bauhaus, en passant par une institution qui a joué un rôle majeur dans l'enseignement de l'art, l'Académie royale de peinture et de sculpture fondée sous Louis XIV. Considérée sous un angle singulier - les conditions de vie des peintres et sculpteurs, les leçons prodiguées -, c'est une véritable histoire de l'art occidental qui se dessine ainsi, en même temps qu'une histoire du goût et des modes artistiques.
L'histoire commence en 2017, dans un monastère bénédictin de l'Aube. Guélia Pevzner, journaliste française née à Moscou, y reçoit un cadeau inattendu. Le prieur lui tend un exemplaire du Livre de la Nourriture Bonne et Saine, bible culinaire soviétique sortie pour la première fois en 1939, dans les années les plus sombres de la terreur stalinienne. Au fil des années, cet outil de propagande est tiré à des millions d'exemplaires. Son contenu et ses images font rire jaune les lecteurs soviétiques qui continuent de manquer de produits de base. Pourtant, le livre devient pour chaque famille soviétique un objet attachant. Le récit est polyphonique. Il conjugue la propre expérience de l'auteur et celles d'autres personnes vivant sur l'immense territoire ex-soviétique allant de Vladivostok à la mer Baltique. Le Livre de la Nourriture Bonne et Saine sert de fil conducteur à ce récit mais les histoires humaines remplissent l'écrit de vie, que ce soit des mémoires tragiques du Goulag, des blagues d'humour noir, des extraits littéraires qui réveillent l'appétit. Traversant trente ans de vie en URSS (1961-1991), Les plats chauds de la guerre froide se termine en France, les recettes étant adoptées à notre temps et à l'offre alimentaire française.