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Promenades au Jardin des Pères
Pety Olivier ; Lorenzato Bernard
MEDIASPAUL
22,00 €
Épuisé
EAN :9782712212124
Une brève introduction situe les Pères dans leur contexte historique et géographique. Quelques noms: pour la première période des origines au Concile de Nicée (325), les Pères apostoliques; en Orient, Clément d'Alexandrie, Origène; en Occident, Irénée, Tertullien. À partir de 330, en Orient Athanase; les Cappadociens, Basile de Césarée, Grégoire de Nysse, Grégoire de Naziance, Cyrille de Jérusalem, Jean Chrysostome; en Occident: Ambroise de Milan, Jérôme, Augustin, Léon le Grand, Grégoire le Grand. Nombre de Pères ont été engagés dans la défense de la doctrine chrétienne par les définitions conciliaires relatives au Christ homme et Dieu, à la Trinité; dans l'intégration du platonisme et du néoplatonisme pour la compréhension du monde et de l'homme; dans la lutte contre des hérésies menaçant l'intégrité de la foi, dont la plus connue est le manichéisme. Très attentif aux problèmes de leur temps, l'enseignement des Pères reste actuel par leur contemplation des mystères divins, tel l'Incarnation rédemptrice, le sens liturgique, l'amour de l'Eglise en prônant la communion entre les communautés dispersées et l'évêque de Rome.
La collection est l'une des grandes passions du XIXe siècle. Elle prend les formes les plus diverses : accumulations sérielles souvent qualifiées de manies (des porcelaines aux timbres-poste) ; collections de livres, d'autographes, d'estampes, à visée plus érudite ; collections sélectives d'objets d'art ; compositions décoratives fondées sur le seul goût personnel. L'essor et la démultiplication des pratiques de la collection manifestent l'évolution du rapport que l'individu entretient avec les objets (la prolifération des artefacts est contrebalancée par la valorisation symbolique d'un petit nombre d'entre eux), et témoignent aussi d'une inscription repensée dans l'histoire, à travers la reconfiguration de ses traces. Des compilations documentaires établies par les historiens romantiques au symbolisme fin de siècle, l'histoire des genres littéraires permet d'esquisser une véritable poétique de la collection au XIXe siècle. En relation avec les pratiques connexes de la bibliophilie et de l'archéologie, l'évolution de l'histoire se fonde sur l'élargissement de la notion de " document ", jusqu'au " document humain " des écrivains naturalistes. L'étude d'un vaste corpus de romans (Balzac, Champfleury, Flaubert, les Goncourt, Zola, Husysmans) permet par ailleurs de voir comment s'opère la gestion de larges systèmes d'objets : atrophie de l'intrigue au profit de structures sérielles, stylistique descriptive de la liste, dont on esquisse ici une typologie. Enfin, à partir de la révolution du poème en prose, la poésie moderne reflète une esthétique du décoratif où l'attention se déporte du sujet lyrique vers l'espace ornemental qu'il habite : précieuse grotte de l'intimité où rayonne finalement le mot bibelotisé (Baudelaire, Mallarmé, Montesquiou, Rodenbach).
Créée en 1998 par Claude Duchet, la Bibliographie du dix-neuvième siècle paraît chaque année sous l'égide de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes conjointement avec la revue Romantisme et le bulletin Dix-neuvième siècle. Sa spécialisation - elle est la seule bibliographie dévolue à un seul siècle - lui permet d'être réellement interdisciplinaire et de s'ouvrir sans limites, à partir de la France, sur l'étranger, proche ou lointain : européen ou transatlantique, oriental ou extrême-oriental.
Plus qu'un concept marqué par le féminisme ambiant, ce livre se veut un nouveau regard porté sur les premiers temps de l'Eglise et la place qu'y ont tenu des femmes. Les unes furent martyres, comme Blandine à Lyon (1777), ou Agathe, Lucie, Cécile, Agnès, Anastasie, nommées dans la première prière eucharistique. De Perpétue et Félicité, martyrisées ensemble en 203, la première était de noble famille, la seconde esclave. Hélène (330) était la mère de l'empereur Constantin ; Monique (337), celle de saint Augustin ; Fabiola, Marcella et Paula les disciples et collaboratrices de saint Gérôme (420). D'autres noms moins connus, sont heureusement tirés de l'oubli. Vierges, épouses, dames de la haute société, ou esclaves, lettrées ou non, toutes ces femmes témoignent de la transformation opérée dans leur vie par leur foi au Christ et de la puissance libératrice et valorisante de l'Evangile par rapport à une société fondée sur l'orgueil et la domination masculine.
C'est à une enquête historique dans l'Eglise que se livrent les auteurs : prêtres, ils rappellent que la pauvreté est au cœur de la pensée chrétienne, et cette affirmation n'est pas optionnelle, mais fondamentale. Le concile Vatican II fera du pauvre le " sacrement du Christ ". Dès les premiers temps de l'Eglise, les chrétiens ont vécu et compris l'enjeu de la pauvreté évangélique. Et pourtant, sur 2000 ans d'histoire, d'autres ont détourné cet appel au profit de leurs seuls intérêts : c'est déjà ce que Jésus dénonçait chez les pharisiens... Quant au discours ecclésial, n'a-t-il pas fait du pauvre une nécessité voulue par Dieu, voire la justification du riche ? Et dans nos sociétés comblées, le soupçon ne vient-il pas vicier l'élan de la charité et de la solidarité ? Il est urgent de revenir à nos sources ; l'Ecriture, les Pères de l'Eglise et toutes les voix de ceux ou celles, canonisées ou anonymes, qui ont combattu l'indigence jusqu'à épouser la condition du pauvre. Et même, il est urgent d'en inspirer nos pratiques car ce qui fait loi dans le monde, ce qui fait sens au regard du Dieu chrétien, c'est le pauvre.
Dinechin Blandine de ; Léger Xavier ; Bonnet Cathe
Qui est à l'abri d'un abus spirituel dans l'Eglise ? Comment expliquer à quoi cela ressemble et comment s'en prémunir à partir de ce que des victimes de communautés à caractère sectaire en disent ? La médiatisation d'abus sexuels dans l'Eglise a provisoirement occulté une autre réalité : l'abus spirituel associé à des phénomènes d'emprise. Perte progressive de liberté intérieure, soumission aveugle et infantile à un "supérieur", relation pervertie d'accompagnement spirituel où un autre prétend orienter et gouverner une vie "au nom de Dieu", abus de pouvoir, paroles et gestes déplacés qui violent un coeur et une conscience aveuglée... Ce livre est le résultat d'un partage de nombreuses expériences et d'un dialogue entre une professionnelle de l'écoute et un ancien membre d'une communauté déviante. Il se propose de mieux faire connaître le fonctionnement des prédateurs spirituels, d'aider à identifier les risques encourus, d'offrir un mode de présence aux victimes potentielles ou avérées. Il suggère des pistes d'amélioration dans le fonctionnement d'un système ecclésial qui doit d'urgence ouvrir les yeux sur des dérives qui brisent pour longtemps des femmes et des hommes généreux.
La prière est partie intégrante de toute vie spirituelle, elle en est même l'ossature, ce qui permet de structurer notre vie et de l'orienter de manière juste, apaisée, le plus possible en accord avec l'esprit de Dieu. Toutefois, prier n'est pas si aisé qu'il y paraît, et malgré notre bonne volonté, nous ne savons pas toujours quand et comment procéder, que dire à Dieu et pourquoi le lui dire. Le père John Kurichianil, abbé de l'abbaye bénédictine de Kappadu (Kerala, Inde) nous aide, à travers cet ouvrage, à donner de la consistance à notre prière grâce à un éclairage biblique très pertinent. En recourant uniquement à des textes de l'Ecriture, bien souvent tirés de l'Ancien Testament, il nous montre comment, pourquoi et dans quelles circonstances des communautés ou des individus prient Dieu, lui livrent le contenu de leur coeur en fonction de ce qu'ils ont à vivre. A travers ces récits bibliques, parfois mal connus, nous entrons en communion avec tous ceux qui nous ont précédés, dans l'intimité de leur relation à Dieu. Tout se passe alors comme si Jérémie, Elie, David, Anne ou encore Marie, et bien sûr Jésus, nous livraient leur propre expérience de prière, et c'est cette expérience, finement étudiée par l'auteur, qui vient alors nourrir la nôtre. Dans cet ouvrage, point de recettes ni de méthodes infaillibles pour prier, mais la proposition essentielle d'un ancrage profond dans le socle de la Parole de Dieu, autour du thème de la prière. A chacun ensuite de laisser ces paroles éternelles le toucher, le pénétrer et orienter de manière nouvelle sa relation intime à Dieu. Une chose est sûre : on ne prie plus de la même manière avant et après avoir lu ce livre.
En s'éveillant après le rêve d'une échelle qui relie la terre et le ciel, Jacob s'exclame "Ce lieu est [...] la porte du ciel." Ce livre très accessible et aux accents poétiques propose un parcours spirituel reliant les profondeurs du désir humain au monde divin. Son approche s'apparente à celle du moine bénédictin Anselm Grün. Le désir humain et le féminin ont souvent été "diabolisés", ce qui peut encore gravement inhiber l'épanouissement spirituel, non seulement des femmes mais aussi des hommes. L'auteur propose un chemin de guérison en s'appuyant sur la redécouverte de la beauté fascinante et mystérieuse de la Sagesse biblique, Sophia. Ce livre est une invitation à célébrer la face féminine de Dieu qui se reflète dans la beauté du Christ et à "contempler sur son visage la Sagesse divine vers laquelle aspire toute la création" (J. Burton, jésuite). La beauté et la Sagesse du féminin sont ainsi honorées à travers la redécouverte d'un reflet trop souvent méconnu, et pourtant si sensible, du Christ.
La spiritualité n'est pas entrée en moi par effraction : j'ai compris qu'elle était déjà là, qu'elle attendait le moment opportun pour me proposer son bras, comme on aide le malvoyant à traverser la rue aux mille dangers... Attendrie par notre ignorance, elle nous offre un espace de vérité et parvient à s'imposer par son évidente simplicité. Sous la forme de rencontres, elle nous invite à une affinité intuitive avec des êtres dont la voix, le visage ou la lumière nous éclairent un instant la route. Un service de phares et balises qui s'allume au passage comme pour nous dire : "c'est par là". La spiritualité attend son heure, accoudée au balcon de notre existence, comme l'inconnue d'une équation qu'on ne calcule pas mais qui détient la clé de notre identité remarquable... Puis un jour, elle avance dans la lueur de notre désespoir, et nous dit en silence : "bon, on y va ?". Une petite boussole de voyage dort toujours dans notre poche intérieure. C'est notre kit de survie... Et si la clé était ailleurs ?" Yves Duteil se confie comme il ne l'a jamais fait. Ses mots murmurent sa quête de sens, ses sentiers intérieurs, ses interrogations fondamentales : "la spiritualité guide ma vie", confie-t-il dans ce magnifique témoignage.