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Lettres familières : Rerum familiarium. Tome 6, Livres XX à XXIV, Edition bilingue français-latin
PETRARQUE/DOTTI
BELLES LETTRES
115,00 €
Épuisé
EAN :9782251801292
Ce volume, dernier des Lettres familières de Pétrarque, clôture, après la publication des cinq volumes des Lettres de la vieillesse, advenue en décembre 2013, l'immense correspondance de Pétrarque dont la publication a été entreprise en l'année 2002 sous la direction de Pierre Laurens. Le texte est celui de Vittorio Rossi comme dans tous les autres volumes de la série, André Longpré a donné la traduction, révisée par Pierre Laurens, Ugo Dotti, auteur de la Vita di Petrarca, traduite en français et récemment rééditée et augmentée, et à l'heure actuelle le meilleur connaisseur de la biographie du poète, est, comme dans les précédents volumes, responsable des Notices et des Notes, mises en français par Frank La Brasca. Ecrites entre 1358-59 (Pétrarque est alors à Milan) et 1366 (il est depuis 1362 installé à Venise), ces lettres, comme celles des périodes précédentes se partagent entre les deux registres, public et privé. Au premier appartiennent notamment les lettres du vingtième livre où l'auteur, qui lance au même moment les sévères Sine nomine, dénonce la corruption galopante de l'Eglise, représentée à cette date par Innocent VI ; ou les lettres du même livre et du suivant, adressées à l'empereur, à l'impératrice, aux dignitaires laïques et ecclésiastiques, où le poète, qui s'est acquis une remarquable faveur auprès de la très prestigieuse cour de Prague, se réjouit de voir l'humanisme franchir les Alpes, mais ne cache pas sa désillusion, causée par la fuite de Charles IV après son couronnement à Rome qui avait suscité tant d'espérances et, avec force et autorité, exerçant la mission du nouvel intellectuel, rappelle inlassablement à César à ses devoirs. Même si elles ne sont pas politiques au sens strict du terme, ces missives tendent, dans l'économie particulière du recueil, à promouvoir l'auteur - l'intellectuel nouveau de l'humanisme - à une position plus élevée au regard des cercles politiques eux-mêmes, sinon toujours comme un conseiller entendu, du moins comme un maître écouté. - En contrepoint et relevant du registre privé les lettres qui traduisent très librement les dispositions du poète vieillissant, telle la lettre adressée à Jean Boccace au début de l'été 1359, dans laquelle Pétrarque, que son ami soupçonne de nourrir de la jalousie à l'endroit de Dante, se défend contre ce reproche tout en défendant sa conviction que seul le latin et non la langue vernaculaire est la langue par excellence qui convient à toute oeuvre de grande volée. Mais le trait qui distingue ce dernier volume des précédents et met le sceau ultime sur ce monumental recueil, est ; le caractère du vingt-quatrième livre, adressé Antiquis illustribus. Dans ce livre, préfacé par la lettre à l'ami de jeunesse, Philippe de Cabassolles, Pétrarque dialogue, message suprême délivré par l'humaniste à l'antiquité reconquise, avec les plus illustres des Anciens : Varron, Cicéron, Quintilien, Tite Live, Asinius Pollion, Horace, Virgile, Socrate. Particulièrement remarquables sont les deux lettres à Cicéron, la première, écrite après sa découverte des Lettres à Atticus, dans laquelle, ira dictante, il reproche sévèrement à son auteur préféré d'avoir été infidèle à son message philosophique, et la deuxième, où il lui dit sa dévotion et lui restitue son estime et les deux lettres, à Horace et à Virgile, l'une en mètre lyrique, l'autre en hexamètres, double hommage poétique et déclaration d'amour à ses deux poètes de prédilection.
Ecrites entre 1361 et 1374, donc illuminant les quinze dernières années de la vie du poète, les Lettres de la vieillesse prolongent l'entreprise autobiographique entamée avec les Lettres familières (Belles Lettres, février 2001) tout en faisant entendre une note distinctive : c'est avant tout le livre de la mémoire et des bilans (" L'adolescence m'abusa, la jeunesse me dévoya, la vieillesse me corrigea ") de celui qui, paradoxalement, nous livre les confidences remontant le plus loin dans les années de jeunesse. C'est le livre de l'amitié (avec Francesco Nelli, son " Simonide ", dédicataire du recueil, avec Philippe de Cabassoles, aimé depuis 1337 et qui mourra deux années avant lui, avec Boccace, l'auteur du Decameron, dont il traduit en latin la dernière nouvelle). C'est le livre de la sagesse, enfin, où s'approfondit, à travers la réflexion sur la vieillesse et la mort, une pensée qui, nourrie de Sénèque, annonce plus d'une fois les Essais de notre Montaigne. La traduction des trois livres qui font le premier des six volumes de cette nouvelle série est due à de jeunes et fervents latinistes formés en Sorbonne le commentaire philologique et historique est, comme déjà pour l'ensemble des Familières, l'oeuvre du très savant Ugo Dotti, bien connu chez nous pour sa biographie de Pétrarque (Fayard). La grande nouveauté de la présente édition, et qui fera date, vient de ce que, pour la première fois, le texte de Pétrarque est offert dans une édition critique qui s'appuie sur la collation et le classement systématique des manuscrits : travail qui a demandé à Elvira Nota de nombreuses années de patience, de compétence et de passion philologique.
Après les fièvres qui avaient assailli Pétrarque à la fin de 1369 et la crise qui l'avait frappé à Ferrare en avril 1370, sur le récit de laquelle se clôt le précédent livre, la santé du poète restait précaire. Tous ses amis s'en inquiétèrent et particulièrement Giovanni Dondi, célèbre médecin padouan (mais aussi philosophe, passionné d'antiquité et versificateur), qui, dans les derniers temps, était devenu très intime avec Pétrarque, étant pratiquement son médecin soignant et lui vouant une profonde estime à l'évidence réciproque. Dans un moment d'amélioration, probablement en juin 1370, le poète était retourné dans sa nouvelle demeure d'Arquà, dans les collines Euganéennes, et c'est là, dans la seconde moitié de l'année, qu'il écrivit à Dondi, à propos de sa santé, deux longues lettres, datées respectivement du 13 juillet et du 17 novembre, qui constituent le XIIe livre des Lettres de la vieillesse.
Résumé : "Tu es atteint d'une dangereuse maladie de l'âme. Seras-tu assez fou pour ne pas désirer guérir ? " demande saint Augustin à Pétrarque au début de Mon secret, un dialogue à la manière de Platon. Pour l'auteur des Confessions, comme pour Cicéron ou Sénèque, l'homme est d'abord un malade qui doit chercher un remède à ses souffrances, dans la sagesse ou la soumission à la grâce divine. Pétrarque, lui, soutient durant tout le dialogue une autre conception, celle d'un poète pour qui la souffrance elle-même peut être une source de joie. Comme l'amour de Laure, la douleur fait partie de l'expérience intérieure de Pétrarque qui en proclame la légitimité et la valeur. Mon secret n'est pas seulement la clé du Canzoniere et un classique de l'anthropologie de la Renaissance, c'est aussi un des plus beaux textes jamais consacrés à l'amour, à la douleur et à la poésie.
Il n'est pas exagéré de dire que la correspondance latine de Pétrarque (1303-1374) - avant tout les vingt-quatre livres des Lettres familières et les dix-huit des Lettres de la vieillesse - constitue le chef-d'oeuvre du Pétrarque humaniste : réunissant, au sein même de l'immense oeuvre latine, un grandiose corpus auquel l'écrivain travailla jusqu'aux derniers mois de sa vie, elle peut être lue aussi bien comme une autobiographie idéale du poète et un commentaire illuminant le reste de l'oeuvre que comme un miroir de l'histoire du Trecento et comme l'inventaire des grandes découvertes philologiques qui, comme on sait, renouvelèrent la culture, la conjuguèrent à l'esprit de l'âge classique, l'imprégnèrent de toutes les inquiétudes de l'humanitas et la proposèrent comme la base même de la sensibilité occidentale. La présente édition bilingue est un événement éditorial de première grandeur. C'est en effet la première fois que les Lettres de Pétrarque sont mises à la disposition du public français dans leur intégralité, lisibles d'un bout à l'autre à la fois dans le texte et dans une excellente traduction. Ainsi, Les Belles Lettres et la collection les "Classiques de l'Humanisme" espèrent-elles prendre leur part de la célébration d'une oeuvre à laquelle notre pays, depuis Pierre de Nolhac, ne s'est jamais senti ni voulu étranger.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français