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Michelet, rythme de la prose, rythme de l'histoire
Petitier Paule
PU SEPTENTRION
19,00 €
Épuisé
EAN :9782757401408
Il n'est guère d'historien avant Fernand Braudel pour qui la perception des différentes allures du temps ait eu plus d'importance que Michelet. Siècles du Moyen Âge qui s'étirent interminablement, pas vif de la Régence, boitement du XIX° siècle... Michelet mesure à travers ces variations non seulement la marche du progrès mais le rapport des hommes de chaque époque à l'histoire qu'ils vivent, selon qu'elle leur pèse, les écrase ou les porte. Le rythme, réalité essentiellement organique chez Michelet, dit que l'histoire n'est jamais désincarnée. Ce volume explore à la fois le rythme comme objet historique (la façon dont Michelet commente et interprète certains phénomènes rythmiques) et comme instrument intellectuel de l'historien, dont le travail repose sur le repérage de scansions, de cycles, de surgissements perturbateurs créant de nouvelles régularités... Des oeuvres telles que La Mer figurent le rapport contradictoire que l'histoire de Michelet entretient avec les rythmes naturels. Mais est-il possible de parler d'une poétique de l'histoire liée au rythme sans aller voir dans l'atelier même de l'écrivain comment la prose concerte ses effets rythmiques? C'est pourquoi le volume a souhaité accorder une large place aux études où la stylistique s'ouvre vers la production du sens de l'histoire.
Tourmente fondatrice ou faille terrifiante, la Révolution française offre au siècle qui la suit une énigme sans cesse interrogée par les différents genres littéraires, les arts, la politique et l'historiographie. Ecrite au milieu du XIXe siècle, l'Histoire de la Révolution française de Jules Michelet est, parmi l'abondante production contemporaine, l'un des ouvrages dont la puissance d'évocation, la complexité, la pensée politique, la force d'actualisation du discours révolutionnaire sont inégalées. On trouvera chez d'autres auteurs de la même époque (Lamartine, Louis Blanc, Tocqueville) l'une ou l'autre de ces qualités portées à leur comble, mais non la réunion de toutes, qui donne un caractère particulièrement marquant à l'oeuvre de Michelet.
Résumé : Michelet, c'est une carrière. Profondément marqué par son enfance dans un milieu populaire, il suit d'éclatantes études qui le conduisent à devenir professeur à l'Ecole normale et au Collège de France, directeur aux Archives nationales, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. Michelet, c'est aussi un grand écrivain, comme en témoignent sa célèbre Histoire de France et l'Histoire de la Révolution française. Michelet, c'est encore une conscience. Indigné par l'immobilisme social sous la monarchie de Juillet, il proteste aussi, au nom de la République, contre le Second Empire. Enfin, Michelet c'est un lyrique enchanté par la nature et la féminité, comme le montrent ses derniers grands livres, La Femme et La Mer. Impeccablement documentée, remarquablement écrite, cette biographie donne une image nouvelle de l'historien. On y découvre un professeur charismatique, un père malheureux, un amoureux inattendu, un esprit obsédé par la mort. Outre le récit d'une vie, c'est aussi une enquête sur la formation d'une pensée et un voyage dans les réseaux d'influence du XIXe siècle.
Résumé : Cet ouvrage collectif est consacré au cycle naturaliste de Jules Michelet et mène une réflexion sur la pensée écologique du célèbre historien de la Révolution. Publiés entre 1856 et 1868, L'Oiseau, L'Insecte, La Mer et La Montagne sont des essais de vulgarisation scientifique et des hymnes à la nature, mêlant un savoir biologique à des réflexions personnelles, intimes et philosophiques sur le vivant et sur les rapports de l'homme au monde naturel. Durant le Second Empire, auquel il refuse de prêter serment, Michelet se voit comme un "exilé de l'intérieur" et se tourne vers la nature pour y trouver un apaisement moral, face à une histoire contemporaine tourmentée et violemment décevante. En étudiant les plantes, la vie sous-marine et le monde invisible des insectes, il découvre de nouveaux modèles d'organisation et de sociabilité et redéfinit des notions politiques aussi fondamentales que la liberté, le peuple ou le progrès. Dans le monde naturel, il aperçoit un esprit de justice, une division du travail et un amour universel qui l'invitent à concevoir des subjectivités et des droits non-humains. Dans une prose lyrique et personnelle, Michelet anticipe certaines découvertes récentes de l'éthologie et de la philosophie environnementale.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.