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Jules Michelet. L'homme histoire
Petitier Paule
GRASSET
32,40 €
Épuisé
EAN :9782246665014
Michelet, c'est une carrière. Profondément marqué par son enfance dans un milieu populaire, il suit d'éclatantes études qui le conduisent à devenir professeur à l'Ecole normale et au Collège de France, directeur aux Archives nationales, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. Michelet, c'est aussi un grand écrivain, comme en témoignent sa célèbre Histoire de France et l'Histoire de la Révolution française. Michelet, c'est encore une conscience. Indigné par l'immobilisme social sous la monarchie de Juillet, il proteste aussi, au nom de la République, contre le Second Empire. Enfin, Michelet c'est un lyrique enchanté par la nature et la féminité, comme le montrent ses derniers grands livres, La Femme et La Mer. Impeccablement documentée, remarquablement écrite, cette biographie donne une image nouvelle de l'historien. On y découvre un professeur charismatique, un père malheureux, un amoureux inattendu, un esprit obsédé par la mort. Outre le récit d'une vie, c'est aussi une enquête sur la formation d'une pensée et un voyage dans les réseaux d'influence du XIXe siècle.
Résumé : La fin du monde, ses discours, ses représentations au crible d'une revue d'histoire pas comme les autres. Le numéro Scénarios de fin du monde, mises en garde contre la catastrophe écologique d'ampleur planétaire qui nous guette, crise de l'agir et perte de la présence au monde : autant de signes que la fin de l'histoire est une expérience avec laquelle il nous faut apprendre à penser. A propos de tout événement désastreux, les médias développent une véritable culture apocalyptique, usant des mêmes images, de la même rhétorique de la catastrophe sans lendemain. Historiens, philosophes, sociologues, spécialistes de cinéma et de littérature s'attachent à l'"apocalyptisme" contemporain, mais aussi à l'émergence, avec la Révolution française, d'une inquiétude sur le terme de l'histoire, des discours savants prétendant détenir le mot de la fin, à la praxis des acteurs politiques ainsi qu'aux mises en images qui délivrent de l'interminable et aux penseurs qui ne cessent de rouvrir l'horizon temporel. Il s'agit de comprendre pourquoi la pensée de la fin de l'histoire est indissociable de la conscience historique moderne et de voir comment, au lieu de figer l'invention du futur, elle peut contenir la révélation (sens propre d'"apocalypse") d'un temps ouvert parce que non linéaire.
En 1833, un jeune historien publie le Tableau de la France. Comment comprendre cette réflexion originale sur les phénomènes humains dans leur distribution spatiale, cette géo-histoire, à une époque où la pensée géographique française connaît une relative éclipse ? La géographie de Michelet naît de sa méthode historique ; elle en constitue une sorte de manifeste, donnant à lire la carte des savoirs que l'historien mobilise et met en relation (statistique, géologie, biologie, médecine, anthropologie...), laissant appréhender la transposition des modèles de connaissance d'un domaine dans un autre. Elle nous oblige à reconsidérer une division du savoir, un cloisonnement des disciplines, que les esprits de la première moitié du XIXe siècle étaient loin d'admettre.
Résumé : Le dossier principal est consacré aux archives : leur définition (Olivier Guyotjeannin) ; leur étymologies rêvés (Yann Potin) ; leur redéfinitions juridiques à l'heure d'Internet (Ingrid Méry-Haziot) ; leur contribution à la fondation de nouvelles disciplines (Mylène Tanferri). La question de la conservation et de la destruction des archives n'est pas oubliée, avec l'étude des archives coloniales, mais aussi dans le domaine artistique en Union soviétique et dans la pratique de la psychiatrie. Les "ouvriers de l'oubli", titre du dossier secondaire, explore la face sombre de l'archive, en particulier les usages politiques de l'oubli. Cette réflexion souligne aussi comment, dans sa dimension narrative, l'écriture de l'histoire contribue à l'oubli. Pour raconter, il faut trier, choisir dans l'archive et aussi construire l'intérêt en écartant d'autres histoires possibles.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".