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Eloge de l'ordinaire. Entretien avec Philippe Petit
Laugier Sandra ; Petit Philippe
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204125697
Sandra Laugier, la penseuse de la vie ordinaire, l'initiatrice du concept de care, plébiscité lors de la crise sanitaire, entre ici en dialogue et débat avec le journaliste Philippe Petit. Un entretien exclusif avec l'une des philosophes de notre temps. Philosophe française contemporaine, Sandra Laugier a ouvert de nouveaux champs intellectuels au cours des trente dernières années en se faisant la passeuse et la penseuse de la vie ordinaire. Passeuse, avec ses traductions de Stanley Cavell (1926-2018) dans la suite du grand philosophe américain Ralph Waldo Emerson (1803-1882). Penseuse par l'édification de son domaine de réflexion propre. Elle a aussi bien exploré la philosophie analytique que la philosophie morale, les potentialités de la désobéissance civile comme celles de l'éthique féministe du care, ou la radicalité aux Etats-Unis sur les questions de genre et de race. Son analyse de la culture populaire, à travers l'étude qu'elle a faite des séries télévisées, est elle aussi significative. Aujourd'hui, la philosophe dresse un premier bilan raisonné de sa trajectoire. Pour ce faire, elle a choisi la forme du dialogue qui sied à sa démarche. Cette conversation menée par le journaliste Philippe Petit nous aide à mieux la connaître. Une biographie existentielle et intellectuelle.
Après une première vague de séries télé qui a donné davantage de visibilité aux femmes, nous voici au coeur d'une deuxième vague, avec des productions - Unbelievable, Mrs America... - qui offrent au public des outils d'analyse en vue d'un changement culturel et politique. Des séries qui ont notamment été vues et partagées lors des confinements, période durant laquelle cette forme culturelle semble avoir pris le contrôle de nos vies en s'occupant de nous et pas seulement en nous occupant, à l'instar d'En thérapie, qui illustre à merveille cette nouvelle esthétique du care. Ce sont ces deux textes qu'AOC a voulu réunir (en un volume tête- bêche) pour en faire l'un de ses "Imprimés" .
Comment et pourquoi compter sur soi-même? C'est la question du perfectionnisme moral, une tradition qui traverse la philosophie antique puis a été dominée, à l'époque moderne, par des éthiques normatives, utilitaristes, puis libérales. Ce volume met en évidence la pertinence nouvelle du perfectionnisme, comme alternative à un paradigme moral et politique qui a montré sa limite. Emerson, Dewey, Nietzsche, puis Pierre Hadot, Stanley Cavell, Michel Foucault... promeuvent le souci de soi, contre la morale des devoirs abstraits et des calculs d'utilité.Il montre l'importance du perfectionnisme dans la réflexion morale et politique, et quotidiennement, au cinéma (des comédies hollywoodiennes à Rohmer et Desplechin), dans la littérature (de J. Austen à Musil et Coetzee), le discours public d un B. Obama, ou les trajectoires ordinaires de sortie de la dépendance et de réappropriation de soi.
Résumé : Les séries télévisées, comme toute "? culture populaire ? ", transforment la définition de l'art : d'objet de distinction, il se fait oeuvre d'éducation morale et politique. En mettant en avant des questions politiques, et en y apportant des réponses radicales, elles éveillent les sensibilités sur des enjeux contemporains majeurs. Menace terroriste et espionnage (Homeland, The Americans, Le Bureau des légendes), ambition personnelle des dirigeants (Game of Thrones, Baron Noir), éthique du capitalisme néolibéral (The Good Place), féminisme et intersectionnalité (Orange is the New Black, I May Destroy You, Killing Eve), conflit israélo-palestinien (Fauda, Our Boys), racisme et antisémitisme (Lupin, Watchmen, The Plot Against America), impact de la fiction sur la réalité géopolitique (Serviteur du peuple), fatalité des inégalités sociales (The Wire, Engrenages), menace apocalyptique (The Walking Dead), dérives des nouvelles technologies (Black Mirror), violence du système carcéral (Orange is the New Black) : sur tous ces éléments, les séries fournissent des référents culturels communs forts, qui peuplent conversations ordinaires et débats politiques. Leur impact sur les régimes démocratiques, conçus comme espaces de délibération, de contestation et de transformation sociale, est majeur. Un décryptage d'une vingtaine de séries pour en souligner la puissance éthique et politique.
Le nom de « philosophie analytique » désigne un courant philosophique qui a pris son essor au XXe siècle, et semble devenu dominant aujourd'hui dans le champ philosophique anglophone, voire international. Il est courant de l'opposer, par ses objets et par ses méthodes, à la philosophie dite « continentale ». À première vue, la philosophie analytique se distingue par les questions qu'elle privilégie: théorie du langage et philosophie de la logique, philosophie de l'esprit et de la connaissance... Elle se singularise aussi par le traitement qu'elle en propose: l'analyse, comprise comme adoption d un style de pensée privilégiant l'établissement de distinctions, l'élucidation des questions à partir de l'examen de leur formulation, l'appel au sens commun et à la connaissance ordinaire. La philosophie analytique est cependant loin d'être unifiée, et son développement a, de fait, produit les styles les plus variés. Le champ analytique s'étend au-delà de la philosophie de la logique, du langage ou de l'esprit: la méthode analytique s'applique à des questions éthiques, esthétiques, politiques, métaphysiques. Elle est également marquée, de ses origines au temps présent (de Frege, Wittgenstein, à Quine, Rawls, Brandom), par des figures philosophiques majeures, qui demeurent irréductibles à tout dogme. Enfin, la confrontation rituelle entre philosophie analytique et philosophie continentale ne rend pas justice à la trame complexe de dialogue et d'héritages où s'inscrivent ces deux traditions, et qui produit la pensée contemporaine dans ce qu'elle a de plus vivant. Le présent volume, qui réunit des contributions de spécialistes reconnus du domaine, propose un tableau de la philosophie analytique dans sa diversité ses grandes thématiques, ses thèses principales, ses figures emblématiques et un regard nouveau sur l'importance et l'originalité philosophiques de la philosophie analytique.
Ce que j'appelle la"révolution de l'amour", c'est-à-dire la naissance de la famille moderne, enracinée dans le passage du mariage arrangé au mariage choisi par et pour l'amour, a transformé nos vies. Elle apporte un nouveau principe de sens, qui requiert une nouvelle philosophie. Elle ne bouleverse pas seulement nos existences privées, mais tout notre rapport au collectif. C'est ce que j'appelle le"deuxième humanisme". Le premier fut un humanisme de la Loi et de la raison. C'était celui des Lumières et des droits de l'homme, des républicains français et de Kant. Le deuxième humanisme est un humanisme de la fraternité et de la sympathie. Ma conviction est qu'il est désormais la seule vision du monde portée par le souffle d'une utopie positive. Car l'idéal qu'elle vise à réaliser n'est plus celui des nationalismes ni de l'idée révolutionnaire. Il ne s'agit plus d'organiser de grands massacres au nom de principes mortifères qui se voulaient extérieurs et supérieurs à l'humanité, mais de préparer l'avenir de ceux que nous aimons le plus, c'est-à-dire des générations futures. Luc Ferry s'entretient ici avec Claude Capelier, agrégé de philosophie et conseiller scientifique du Conseil d'analyse de la société."
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : Vladimir Jankélévitch, philosophe du devenir et grand théoricien de la morale, a laissé une oeuvre immense. Composé de textes rares, jalons essentiels de sa pensée, cet ouvrage regroupe les premiers livres de morale du penseur. Entre le premier et le dernier écrit de cette somme, quelque trente ans se sont écoulés (1933, année de sa thèse, La Mauvaise Conscience, et 1967, parution du Pardon). Ce laps de temps équivaut à un nombre d'années qui pèse du poids de la douleur infinie. Avant, la vie d'un jeune et brillant universitaire, à la pensée nimbée d'irrationalisme. Après, l'existence continuée de celui que les épreuves de la guerre ont tant marqué. Le philosophe d'âge mûr, chassant les idéologies teintées de romantisme, unissant la pensée et l'action, fait de la volonté le commencement et la fin de tout car, dit-il, "la volonté peut tout, la volonté est plus forte que la mort".
Résumé : Un livre joyeux, accessible et enlevé, qui met la philosophie de l'amour à portée de tous. Bienvenue à Königsberg ! Emmanuel Kant reçoit chez lui sept de ses collègues et amis, qui ont traversé siècles et frontières pour assister à une journée de discussion philosophique autour du thème universel qu'est l'amour. Socrate, Augustin, Kierkegaard, Freud, Max Scheler, Simone de Beauvoir et Iris Murdoch exposent leurs thèses, les discutent, se chamaillent... La sagesse de l'amour, le désir, le plaisir et la libido, la difficulté d'aimer dans une société patriarcale, le droit à l'amour... Les échanges sont vifs, instructifs et divertissants : l'amour restreint-il l'autonomie individuelle ? Faut-il s'oublier pour aimer vraiment ? Les applis de rencontre signent-elles la fin de l'amour ? Un dialogue philosophique fictif, pimpant, accessible et enlevé, qui offre un aperçu des réflexions les plus brillantes des philosophes ayant exploré la question du plus beau des sentiments.