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Les idées pédagogiques de Jean-Marie de la Mennais
Perrin Pierre
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868474957
J. -M. de la Mennais (1780-1860), le fondateur des Frères de l'Instruction chrétienne, est beaucoup moins connu que son frère Félicité. Il est pourtant, comme le démontre fort bien l'ouvrage de Pierre Perrin, l'une des figures de proue de l'enseignement congréganiste en Bretagne. Convaincu que seul un enseignement religieux peut former l'homme tout entier, l'abbé de la Mennais est en effet présent sur tous les fronts de la scolarisation : instruction des campagnes bretonnes, éducation gratuite des filles et formation des institutrices laïques, développement de l'enseignement pour les esclaves dans les colonies, formation théologique du clergé. L'organisation de ses écoles, le choix des méthodes d'apprentissage (notamment son refus de l'enseignement mutuel), l'expérimentation d'un enseignement professionnel et agricole mais aussi ses luttes contre l'administration et ses prises de position sur les grandes lois de l'éducation s'inscrivent dans une histoire dynamique du débat pédagogique et des enjeux idéologiques qu'il recouvre : il s'agit là de défendre la liberté de l'enseignement et de combattre le monopole universitaire. Cet ouvrage, clair et équilibré, devrait retenir l'attention de ceux qui s'intéressent tant à l'histoire religieuse qu'à celle de l'enseignement. Peut-être même réveillera-t-il la mémoire de l' "Ignorantin breton" . Avec le soutien du CNL
Résumé : Si la défaite actuelle des armées occidentales en Afghanistan renvoie aux échecs des envahisseurs précédents, elle met également en pièces le rêve eurasien d'Alexandre Le Grand. Ce rêve "si beau, perspicace, intemporel, généreux" selon Nicolas Bouvier, et qui bouleversa Malraux. Comment le territoire du Gandhara, où prospéra l'extraordinaire et tolérante civilisation née de la rencontre entre la Grèce et l'Orient, peut-il coïncider avec celui du djihadisme contemporain ? Celui-là même qui vit l'apogée des talibans, la montée d'Oussama Ben Laden, la présence des théoriciens de la guerre sainte, ou encore le passage de Mohammed Merah. Pour le comprendre, Jean-Pierre Perrin a parcouru l'Afghanistan dans les pas d'Alexandre le Grand. Il retrace les batailles du conquérant dans les montagnes de l'Indu Kush, revient sur les échecs militaires de l'URSS et de l'OTAN, tout en évoquant les figures du djihad de - Massoud ou le sanglant Haqqani qu'il a personnellement rencontrés. Comme dans la plupart de ses ouvrages, il fait résonner littérature et souvenirs, Histoire et géopolitique, passé et présent. Ecrivain-voyageur, romancier, longtemps grand reporter à Libération, Jean-Pierre Perrin a publié, entre autres, Jours de poussière (La Table ronde, Prix des lectrices de Elle 2003), La mort est ma servante (Fayard, 2013) et Menaces sur la mémoire de l'humanité (Hoëbeke, 2016).
Résumé : Les non-dits ravagent sournoisement les esprits. Quelle blessure peut renfermer une femme au point de la rendre cruelle sans qu'elle s'en rende compte ? Issue de la France rurale, Henriette va tout faire pour s'en éloigner. Vivre à la ville ressemble à une délivrance. Mais le bonheur file vite, surtout quand son époux décide de reprendre la ferme dans el village qui l'avait fait tant souffrir. Pierre Perrin nous plonge dans la vie d'une femme née au siècle dernier. Ses descriptions du monde rural et de ses pratiques enrichissent finement le texte. Enlisée dans une époque, Henriette survit, s'entête, souffre, se laisse submerger par la colère, sans que personne comprenne que ses rêves avortés l'ont brisée. Son fils, si peu compris lui aussi, n'a pas encore vu que sa mère était morte de n'avoir pu partager "le soleil des autres".
Résumé : Pour l'enfant de la campagne qui se croit indésiré, l'affection est rare et rude, à la mesure du mutisme qu'on lui oppose. Les noms déjà presque effacés sur la tombe, l'adulte éprouve le besoin de comprendre. il explore plus que sa mémoire. Au fil du travail d'écriture, la mère resurgit non pas tel un être simple mais humble par force, aux ambitions abattues, malgré tout exemplaire d'honnêteté et de ténacité. La campagne étend ses bruits, ses senteurs aux aventures de l'enfant sous le regard du père qui a tourné le dos à la ville. cependant le monde " moderne " déborde d'autant plus vertement que des trous noirs alternent avec les éblouissements. Construit en six parties qui se répondent, au-delà des existences retrouvées, le livre interroge le destin et cherche quel sens durable conférer à la vie. Il y a dans ces pages dédiées à nos mères, toute l'émotion et la mise à nu du mystère. " ce livre aussi terminera sa course, mais peut-être en restera-t-il comme un parfum qui s'étiole sans tout à fait mourir malgré la nuit, un peu des gestes, des lèvres, de l'âme de ma mère que j'aurai cette fois tenue entre mes bras, je crois, jusqu'à son dernier souffle. "
Résumé : Que reste-t-il du premier grand amour de Gustave Courbet, Virginie Binet, une douce Dieppoise qui l'accompagna vers la gloire pendant plus de dix ans, et du fils qu'elle lui donna ? Rien, presque aucune trace. Toute la correspondance amoureuse de Courbet a été détruite. Il faut aller chercher sous les couches de peinture, comme dans L'Homme blessé où Gustave effaça l'aimée, scruter les détails des tableaux pour distinguer, parfois, une silhouette perdue... Virginie, modèle abandonné, et le petit Emile ressuscitent entre ces pages. Des appartements parisiens où ils vivent avec Courbet, taraudé par sa quête du succès, on entend le vacarme du XIXe siècle, celui des barricades, coups d'Etat, émeutes, répressions, débats où résonnent les voix de l'ami Baudelaire, de Flaubert, Proudhon, Champfleury, Gautier ou Victor Hugo, vibrant aux funérailles de Balzac. On n'aura jamais été aussi proche du peintre que dans ce roman où il est saisi dans les yeux d'une femme. Comme par enchantement, ses toiles les plus célèbres s'éclairent soudain d'un jour nouveau, passionnant.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni