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Travailler, se former. Se prendre en main et pour quoi faire
Perreau Thierry ; Wittorski Richard
CHAMP SOCIAL
15,00 €
Épuisé
EAN :9791034607839
Parler des évolutions du travail et de la formation, c'est parler de l'histoire, de l'actualité et de la prospective. En questionner les modalités et leurs enjeux, c'est de la pédagogie. Et poser la question de l'utilité de la formation comme du travail, et pour qui, c'est de la politique. Se former, travailler, produire. S'émanciper, progresser, s'investir. Entre les bouleversements écologiques, la marche en avant d'une société numérique, la recherche du sens au travail des nouvelles générations, les nouveaux statuts du travail libéralisé et la formation comme produit de consommation à portée de clic, trouver le sentier balisé ou suivre sa propre piste ne va pas de soi. Ce livre documenté vous apportera des clés pour comprendre comment les femmes et les hommes se forment et travaillent et y trouvent plaisir ou non. Il propose également un panorama des nouvelles approches coopératives du travail et de la formation. Par son écriture alerte le présent ouvrage rend aisée la mise en perspective d'apports de connaissances solides, et il propose une réflexion salutaire dans ce monde en accélération, à prendre le temps, pour soi et les autres d'une reprise en main. C'est une invitation à agir, soyez les bienvenu.es.
Dans le sillage des débats sur la bioéthique, les politiques de la filiation ont promu un profil psychologique de famille fondé sur le modèle de l'hétérosexualité féconde et sur la stricte distinction des rôles paternel et maternel. L'intérêt de l'enfant réside désormais dans la capacité à lui signifier ses origines, de sorte que pèse sur les parents adoptifs une présomption de dangerosité. Une notion a même été inventée de toutes pièces pour accompagner ce phénomène: la parentalité. Celle-ci désigne la capacité à être un bon parent et constitue le sésame des évaluations conduites par les travailleurs sociaux. S'est ainsi développée une gouvernance pastorale de l'adoption qui porte moins sur les pratiques familiales que sur les identités au sein de la famille.
Qui était véritablement Richard Wallace? D?où vient la fabuleuse collection londonienne qui porte son nom? Pour répondre à ces questions, Lydie Perreau s'est livrée à une enquête minutieuse. Enfant abandonné, recueilli par Lady Hertford, Richard Wallace va être étroitement mêlé aux destinées de cette grande famille de l'aristocratie britannique, installée à Paris depuis 1802. A tel point qu'en août 1870, lorsque Lord Hertford meurt dans son château de Bagatelle, un étrange testament fait de Wallace son légataire universel. Wallace serait-il un descendant illégitime des Hertford, ou un usurpateur ayant détourné leur héritage à son profit? A partir d?archives inédites, l?auteur raconte l?histoire d?une dynastie fascinante. Les histoires d?héritage sont une source inépuisable de passions, surtout quand elles concernent des personnages en vue et des sommes d?argent considérables. Alain Beuve-Méry, Le Monde.
Ce numéro est consacré à la question du symbole qui, souvent envisagée dans ses aspects sémiologiques, sémantiques et esthétiques, l?est ici dans sa dimension sociale et culturelle ? renouant ainsi avec la signification originellement sociale du terme, qui désigne un objet brisé dont deux individus se partagent les fragments au terme du contrat conclu afin de se reconnaître au terme de la quête qui les séparera.Il s?ouvre par la traduction d?un texte de George Herbert Mead de 1922, « Un compte-rendu behavioriste du symbole significatif ». Il y récapitule les lignes de force de sa psychologie sociale, montrant les conditions sociales de l?émergence du soi, soulignant l?importance de la communication sociale et du symbole significatif, et redéfinissant l?activité de pensée comme relation du comportement à l?environnement; critiquant la psychologie des peuples de Wundt, il retrace l?origine de la communication à partir du jeu des gestes sociaux; il y assume enfin un behaviorisme social bien distinct du behaviorisme réductionniste de Watson.Dans « L?Einfühlung comme symbolisme », Mildred Galland-Szymkowiak envisage le lien entre symbolisation et intersubjectivité à partir des théories de l?Einfühlung développées en Allemagne à la fin du XIXe siècle. Cette notion naît d?une préoccupation esthétique ? comprendre le processus par lequel un sens émotionnel est attribué à des formes inanimées et abstraites ? avant de servir, chez Lipps, à élucider le caractère immédiat, originaire et paradoxal de notre expérience d?autrui.Puis Laurent Perreau expose, dans « Symboles et monde de la vie », les principaux éléments de la sémiologie phénoménologique d?Alfred Schütz, analysant plus particulièrement en détail sa théorie du symbole et de l?activité de symbolisation, qui occupe une place centrale au sein de l?analyse descriptive des structures du monde de la vie quotidienne.Fuyant le nazisme, Cassirer et Lévi-Strauss se sont côtoyés au Cercle de Linguistique de New-York où, avec Jakobson, ils contribuèrent à la revue Word par des articles fondateurs du tournant structuraliste des sciences humaines. Dans « Forme symbolique, prégnance symbolique et structure », Muriel Vanvliet compare leur approche de la culture, analysant le passage de la forme a priori kantienne et de la Gestalt goethéenne à la forme symbolique et à la structure ? l?oeuvre de Cassirer préfigurant l?anthropologie structurale, et le Finale de L'homme nu jetant une lumière sur le système dynamique de Cassirer.Faisant retour dans « La réalité symbolique du social » sur le débat entre Sartre et Lévi-Strauss, Gildas Salmon s?intéresse à la Critique de la raison dialectique, lue comme une déconstruction de l?objectivisme sociologique hérité de Durkheim: pour dissoudre la réalité sociale dans l?action politique, Sartre fait une lecture existentialiste des Structures élémentaires de la parenté. Ce à quoi Lévi-Strauss répond que le modèle saussurien du signe permet une objectivation non réductionniste des faits sociaux et de l?esprit humain.Bourdieu a conféré au pouvoir symbolique un rôle central dans l?analyse de la société: il peut exercer une véritable domination qui s?ajoute à ses autres formes, souvent en leur conférant une légitimité. Après s?être interrogé sur sa nature, Bruno Ambroise pose, dans « Le pouvoir symbolique est-il un pouvoir du symbolique? », la question de savoir si et comment il est possible d?échapper à son emprise.
Au Brésil, la diffusion des telenovelas, feuilletons télévisés, chaque soir pendant huit mois, provoque des discussions d'ampleur nationale. Ils changent les évènements de l'actualité en pathos, transformant des conflits sociaux en conflits familiaux. Les télénovelas ne transforment pas radicalement la société, elles accompagnent les changements sociaux, constituant un véritbale ciment national.
La nécessité de penser les effets des outils techniques que les pratiques professionnelles mobilisent se fait pressante. Les pratiques concernées s'appliquent à des sujets humains, que ce soit dans l'action sociale, la santé ou l'éducation. Les dispositifs qui font travailler ensemble des partenaires de cultures professionnelles et institutionnelles différentes mobilisent le courrier électronique et c'est à propos des usagers, des bénéficiaires, des patients, des enfants ou de leurs parents que des informations sont échangés et que les décisions sont prises. Parfois (de plus en plus fréquemment), l'usager est lui-même impliqué dans l'échange électronique (suivi médical, tutorat à distance, e - thérapie...). L'ouvrage explore, selon différentes approches disciplinaires et méthodologiques, la manière dont le courrier électronique (choisi pour son développement rapide et son omniprésence) transforme les pratiques professionnelles.