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Catholicisme et démocratie. Une histoire de la pensée politique
Perreau-Saussine Emile ; Manent Pierre
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204093361
Au cours des deux derniers siècles, l'Eglise catholique a été confrontée à un régime politique dont elle n'avait pas prévu le triomphe et auquel elle était mal préparée pour cette raison même: la démocratie libérale. Comment a-t-elle procédé à son aggiornamento, comment a-t-elle conservé ou retrouvé sa puissance de provocation dans un monde toujours tenté d'ignorer la bonne nouvelle dont elle se veut porteuse? On se propose ici de répondre à cette question en présentant la pensée des grands philosophes ou théologiens politiques qui, depuis Bossuet, ont jalonné son histoire: Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville, Charles Péguy et quelques autres. Ni les historiens de l'Eglise ni les historiens de la pensée politique n'ont encore vraiment proposé d'"histoire des idées politiques catholiques à l'ère démocratique". Il était temps de combler ce vide pour montrer comment les religions peuvent s'inscrire dans le paysage démocratique, dans l'intérêt même de la liberté et de la vérité.
Dans le sillage des débats sur la bioéthique, les politiques de la filiation ont promu un profil psychologique de famille fondé sur le modèle de l'hétérosexualité féconde et sur la stricte distinction des rôles paternel et maternel. L'intérêt de l'enfant réside désormais dans la capacité à lui signifier ses origines, de sorte que pèse sur les parents adoptifs une présomption de dangerosité. Une notion a même été inventée de toutes pièces pour accompagner ce phénomène: la parentalité. Celle-ci désigne la capacité à être un bon parent et constitue le sésame des évaluations conduites par les travailleurs sociaux. S'est ainsi développée une gouvernance pastorale de l'adoption qui porte moins sur les pratiques familiales que sur les identités au sein de la famille.
Au XXe siècle, le libéralisme a fait l'objet de deux vagues de critiques successives: le communisme et le fascisme. Dans les années trente, prises en étau par ces deux menaces, les démocraties libérales semblaient condamnées à brève échéance. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'alliance des libéraux et des communistes a triomphé du fascisme. Ensuite, les adversaires de la propriété privée ont perdu la Guerre froide. Le libéralisme reste aujourd'hui seul en lice. Les conflits du XXe siècle ont prouvé que le régime qu'on dénonçait en son début comme le plus faible s'est avéré le plus fort. Mais les questions soulevées par fascistes et communistes demeurent. "Quelle place le libéralisme accorde-t-il à la grandeur, à la beauté?", demandent les uns. "Quelle place pour la justice?", demandent les autres. Ces points d'interrogation résonnent encore. Sous le consensus apparent, un travail de sape s'opère. En 1945 et en 1989, le libéralisme n'aurait-il vaincu que par défaut? Les corps sont satisfaits, car le confort et la sécurité règnent en maîtres. L'âme est inquiète. Membre du Parti Communiste de Grande-Bretagne à la fin des années quarante, militant de la Nouvelle Gauche dix ans plus tard, trotskiste dans la première moitié des années soixante, MacIntyre a émigré aux Etats-Unis en 1969, où il a renoncé à tout engagement politique. D'abord influencé par le jeune Marx et par le second Wittgenstein, il se tourne vers Aristote au début des années soixante-dix. A chacune de ces étapes contrastées, MacIntyre a placé au c?ur de sa réflexion ce que le libéralisme tient aux marges de la politique: l'âme, la communauté et la vérité. Une constante se dégage ainsi, sous le chaos apparent. MacIntyre entend établir qu'en l'absence d'une véritable spiritualité libérale, on ne saurait accorder au libéralisme la haute main sur tous les aspects de l'existence sans nous mutiler, nous priver de buts ou de finalités.E. P-S
Qui était véritablement Richard Wallace? D?où vient la fabuleuse collection londonienne qui porte son nom? Pour répondre à ces questions, Lydie Perreau s'est livrée à une enquête minutieuse. Enfant abandonné, recueilli par Lady Hertford, Richard Wallace va être étroitement mêlé aux destinées de cette grande famille de l'aristocratie britannique, installée à Paris depuis 1802. A tel point qu'en août 1870, lorsque Lord Hertford meurt dans son château de Bagatelle, un étrange testament fait de Wallace son légataire universel. Wallace serait-il un descendant illégitime des Hertford, ou un usurpateur ayant détourné leur héritage à son profit? A partir d?archives inédites, l?auteur raconte l?histoire d?une dynastie fascinante. Les histoires d?héritage sont une source inépuisable de passions, surtout quand elles concernent des personnages en vue et des sommes d?argent considérables. Alain Beuve-Méry, Le Monde.
Après l'ouverture du mariage aux couples homosexuels en France, les mouvements réactionnaires ont orchestré une vaste campagne contre la "théorie du genre" , dangereuse propagande venue tout droit des campus américains. Bruno Perreau démontre que cette campagne s'attaque en réalité à la théorie queer, précisément parce que celle-ci est largement inspirée de penseurs français tels que Foucault, Beauvoir et Derrida. Il propose une enquête sur les liens entre identité, communauté et nation en France : si la théorie queer dérange autant, c'est parce qu'elle soutient l'idée que le sentiment d'appartenance ne naît pas d'un socle de valeurs et de références communes mais, au contraire, de la capacité à en contester le bien-fondé. Qui a peur de la théorie queer ? présente les nombreuses facettes de la réponse à la théorie queer en France, de la Manif pour tous au militantisme lesbien, gay, bi et trans, en passant par les séminaires de recherche, l'émergence de nouveaux médias, les politiques de traduction ou encore les débats autour du nationalisme et de l'intersectionnalité. Contre l'idée de "tyrannie des minorités" , Bruno Perreau propose une théorie critique de la représentation, plus attentive et plus hospitalière.