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Sphères d'injustice. Pour un universalisme minoritaire
Perreau Bruno
LA DECOUVERTE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782348080746
Qu'est-ce qu'une minorité ? un état d'infériorité numérique ? une identité dominée ? une catégorie protégée par le droit ? une communauté partageant certains traits culturels ? Pour Bruno Perreau, être minoritaire, c'est vivre dans un rapport de substituabilité. Devant le spectacle de George Floyd, étouffé jusqu'à la mort par la police de Minneapolis, toute personne noire savait qu'elle aurait pu être à sa place. Toute autre personne constituée par la menace de la violence ne put que se sentir interpellée.Sphères d'injustice réfléchit aux résonances entre les différents types d'expérience minoritaire et passe en revue les obstacles que rencontre la notion de minorité aujourd'hui : comment articuler les combats minoritaires et éviter qu'ils soient en compétition ? Comment impliquer la majorité ? Comment éviter les dérives managériales et résister aux attaques réactionnaires ? Comment représenter les minorités à l'ère des algorithmes ?Par son étude des jurisprudences américaine, française et européenne, Bruno Perreau montre qu'une catégorie peut toujours en abriter une autre. Les dispositifs qui protègent le genre peuvent servir à protéger la race, ceux qui protègent le handicap peuvent protéger l'âge, la classe, l'orientation sexuelle, et ainsi de suite. C'est ce que l'auteur appelle l'intrasectionnalité.En actualisant Sphères de justice, l'ouvrage classique du philosophe Michael Walzer, Sphères d'injustice démontre l'utilité d'un universalisme minoritaire et avance une théorie analogique de la justice pour relever les défis de l'interdépendance économique, numérique et écologique au XXIe siècle.Table des matières : Introduction. Qu'est-ce qu'une minorité ?Des vies en résonanceLes significations sociales de la justiceLes valeurs de la démocratie1. Sphères d'injusticeLa société distributiveUn communautarien à ParisL'épreuve du pluralismeTrois modalités de l'expérience2. Le management de la diversitéTrouble dans le droitPassingLe pouvoir des minoritésL'inflation bureaucratique3. La loi du nombreLes limites du consensusLa règle majoritaireL'algorithme et son dividuCommunauté et sérialité4. La contre-minoritéLa liberté d'expression contre les minoritésUne stratégie d'appropriationUn populisme de rédemptionUn ethnonationalisme contre-révolutionnaire5. Actions affirmativesLa concurrence des minorités.Territoires et redistributionLe tournant performatifPédagogie de la réciprocité6. ComparaîtreConvergence, coalition, parallaxeLe corps de la violenceMémoires intempestivesLa provocation de la présence7. Un droit analogiqueLa légitimation par le genreDiscriminations et différanceLe raisonnement analogiqueL'intrasectionnalité8. Pour un universalisme minoritaireL'impropriété de soiDe la responsabilité globaleLes limites de l'empathieSavoirs anthropocéniquesConclusion. Éthique de l'interdépendanceRemerciementsNotes.
Au Brésil, la diffusion des telenovelas, feuilletons télévisés, chaque soir pendant huit mois, provoque des discussions d'ampleur nationale. Ils changent les évènements de l'actualité en pathos, transformant des conflits sociaux en conflits familiaux. Les télénovelas ne transforment pas radicalement la société, elles accompagnent les changements sociaux, constituant un véritbale ciment national.
Je est un autre? Avatars, alias, pseudonymes, multiplication des identités virtuelles : de Romain Gary aux Daft Punk en passant par Elena Ferrante ou Anonymous, les expériences d?anonymat sont au ceur des bouleversements récents de nos sociétés.Ce livre en propose pour la première fois l?histoire, l?histoire secrète d?une contre-culture. Elle est faite de scandales, de luttes cachées et d?affaires demeurées mystérieuses. Ses acteurs sont des invisibles agissant en marge des récits officiels, héros masqués ou inconnus héroïques, lanceurs d?alerte et artistes d?avant-garde mais aussi charlatans et imposteurs. Parfois géniaux, souvent incompris, ils ont inventé des formes inouïes de ruses et de stratégies en tout genre. À l?heure de la surveillance de masse, de la célébrité pour la célébrité, ils proposent de nouvelles façons d?être au monde et réinventent les notions d?auteur, d?individu et de liberté.Notes Biographiques : Yann Perreau a publié plusieurs livres et textes, sous son nom ou d'autres.
Qui était véritablement Richard Wallace? D?où vient la fabuleuse collection londonienne qui porte son nom? Pour répondre à ces questions, Lydie Perreau s'est livrée à une enquête minutieuse. Enfant abandonné, recueilli par Lady Hertford, Richard Wallace va être étroitement mêlé aux destinées de cette grande famille de l'aristocratie britannique, installée à Paris depuis 1802. A tel point qu'en août 1870, lorsque Lord Hertford meurt dans son château de Bagatelle, un étrange testament fait de Wallace son légataire universel. Wallace serait-il un descendant illégitime des Hertford, ou un usurpateur ayant détourné leur héritage à son profit? A partir d?archives inédites, l?auteur raconte l?histoire d?une dynastie fascinante. Les histoires d?héritage sont une source inépuisable de passions, surtout quand elles concernent des personnages en vue et des sommes d?argent considérables. Alain Beuve-Méry, Le Monde.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Résumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.
Résumé : L'irruption récente de la notion de "post-vérité", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité d'innombrables commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du "régime de vérité" de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des "vérités de fait" en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif. Loin d'enrichir le monde, la "post-vérité" appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.
Résumé : "Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "A chacun sa vision des choses". Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose". C'est cet "autre chose" que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne". Alain Finkielkraut.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !