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Toutes isles. Edition revue et augmentée
Perrault Pierre
LUX CANADA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782895963820
Voici le pays qui fascine Pierre Perrault, celui du quotidien des humbles, des pêcheurs de Tête-à-la-Baleine, des chasseurs de loups-marins de L'Anse-Tabatière, de ce peuple nomade que sont les Innus, encore nommés Montagnais au temps où il rédige une première version de ces pages, au début des années 1960, c'est-à-dire à l'heure où il va bientôt tourner ce chef-d'oeuvre du cinéma documentaire qu'est Pour la suite du monde. Perrault parcourt le fleuve Saint-Laurent, sur les ailes d'une esthétique bien à lui, jusqu'à Blanc-Sablon et Sept-Iles, là où les fragments de terre disséminés au milieu des eaux sont si nombreux que Jacques Cartier, dans ses récits de voyage, les a baptisés "toutes isles" . Toutes isles compte parmi les livres les plus importants de l'oeuvre foisonnante de Pierre Perrault. Peu de temps avant sa mort, il travaillait à une ultime version, publiée ici pour la première fois telle qu'il l'avait envisagée.
Montbrand Pierre ; Leroyer Philippe ; Perrault Cor
La naissance de ce recueil, le second de la série fut insolite : le thème provoquait des doutes, un léger agacement parmi les membres du futur jury, n'était-il pas trop facile. Les premières nouvelles arrivèrent et l'affaire Weinstein, éclatée en pleine réception des textes, en changea le fond. Les genres des nouvelles sont très différents : intimes, tristes, vengeurs, amusants et bien sûr romantiques.
Leo Gerhard ; Durand Pierre ; Perrault Gilles ; Th
Ils sont rares, que dis-je une épingle dans une botte de foin, mais ils sont ces hommes qui, à un moment de l'histoire, ont choisi sans hésiter le camp de l'homme libre et de la démocratie, Et ce choix s'est effectué même sur terre étrangère, en combattant leur pays qui avait fait pacte avec la barbarie et la dictature. Ici, tout est dit sur cette France occupée, l'oeil de l'exilé, ce combattant, cet étranger pour libérer la France nous livre sa vision : sur la réalité d'une Wehrmacht indigne, de l'occupant nazi, du collaborateur zélé et perfide, mais aussi il nous rappelle, surtout en ces jours où le héros est mis dans la boue du salaud, que des femmes, des hommes ont combattu pour bouter l'occupant et pour que France se relève de ses cendres. Gilles Perrault nous ramène à plus de sérieux et de retenue dans le jugement des tribunaux d'historiographes : "Or, des figures illustres de la Résistance sont aujourd'hui l'objet d'attaques indignes..." Et concluant sa préface en parlant de Gerhard Leo : "... tant de contradictions, [il] les résolut en les soumettant à l'impératif catégorique du combat antifasciste." Dans une préface, Bernard Thibault nous rappelle : "Ce témoignage constitue un complément indispensable à la connaissance de la réalité de la résistance... ". Une page de la part de liberté que nous devons à l'émigré est écrite.
Au milieu des eaux, une île, un phare. Là habitent, seuls avec les oiseaux, une fille, son père et sa mère. Un marin survient. Il a fait naufrage la veille. Entre lui et la fille débute une étrange histoire d'amour, expression du besoin profond qu'a la jeune femme de s'émanciper de sa famille, de cette île isolée. Au coeur de la rose est une fable mystérieuse sur les rapports des hommes et des femmes à la construction du pays, sur l'impatience de la jeunesse et sa facilité à se résigner, sur l'ailleurs qui n'existe pas et la tristesse de ceux qui ne partent jamais. Portée par une langue puissante et riche de résonances multiples, cette pièce compte au nombre des classiques de la dramaturgie québécoise. Pierre Perrault (1927-1999) est reconnu comme un maître du cinéma documentaire et un écrivain de premier plan. Outre des films majeurs, dont Un pays sans bon sens ! , L'Acadie, l'Acadie ? ! ? et Pour la suite du monde, considéré comme un chef-d'oeuvre mondial du cinéma, Pierre Perrault laisse des séries radiophoniques ainsi qu'une oeuvre considérable d'essayiste, de dramaturge et de poète.
J'ai beaucoup randonné en forêt, là où le nord est partout et nulle part. Là où on peut perdre le nord. Comment dès lors s'orienter, trouver l'orient, sans le nord ? Quand il n'y a plus chemin, ni mémoire. Comment naviguer dans l'inconnu sans balise ? Trouver le chemin qui conduit du départ à la destination ? Retrouver le chemin du retour ? Sans instrument ? Ni carte ? Ni mémoire ? Et comment mémoriser le semblable, distinguer l'arbre et l'arbre, la colline de la colline, le pareil du même ? Le sens de l'orientation compense-t-il l'absence de mémoire, de repère, d'indication ? " Pierre Perrault consigne les impressions fugaces qui l'envahissent a` mesure que le brise-glace ou` il navigue, le Pierre-Radisson, remonte les eaux glacées jusqu'au Grand Nord. Dans sa volonte ? de comprendre le "mal du Nord" , il tire ce livre qui, au milieu de son oeuvre immense, a valeur de testament. Le lecteur y trouve en effet les principaux the`mes qui jalonnent l'oeuvre entie`re de Perrault : le fleuve, les explorateurs, la poe ? sie, l'odysse ? e de la parole, la capacite ? a` nommer un territoire afin d'orienter sa me ? moire, de s'y identifier. A sa parution initiale en 1999, ce livre s'est vu attribuer le prix du Gouverneur général du Canada. Pierre Perrault (1927-1999) est reconnu comme un maître du cinéma documentaire et un écrivain de premier plan. Outre des films majeurs, dont Un pays sans bon sens ! , L'Acadie, l'Acadie ? ! ? et Pour la suite du monde, conside ? re ? comme un chef-d'oeuvre mondial du cine ? ma, Pierre Perrault laisse des se ? ries radiophoniques ainsi qu'une conside ? rable d'essayiste, de dramaturge et de poe`te.
Je ne saurai jamais ce que pense un ver de terre ou un caillou. Il m'est cependant permis d'espérer comprendre Mathieu Bock- Côté, car on peut toujours aspirer à percer l'écorce d'une idée, même celles qui surgissent devant nous comme des phénomènes extraterrestres". Journal de bord d'une expérience de sociologie extrême, Mélancolies identitaires se penche sur le cas de Mathieu Bock-Côté, volubile conservateur, ennemi déclaré du "politiquement correct" , Québécois et fier de l'être, ce qui ne l'empêche pas de sévir dans l'Hexagone où la droite la plus infréquentable lui ouvre grand les bras. Si Mark Fortier a lu et écouté cet agitateur omniprésent pendant un an, c'est pour tenter de comprendre comment notre société a pu devenir une caisse de résonance pour des discours comme le sien. En effet, s'éloignant rapidement de son pré-texte, l'auteur dépeint un monde contemporain qui menace d'être dépourvu de lui-même et d'où la pensée est bannie, éclipsée par le verbiage dont le jeune pourfendeur de la "gauche progressiste" s'avère être un réel prodige. Un essai littéraire écrit dans les règles de l'art, où il sera surtout question d'hospitalité, d'ornithologie, des centres commerciaux et du père Noël. Mark Fortier est sociologue. Il a pratiqué un temps le métier de journaliste, puis enseigné à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l'Université Laval. Il est aujourd'hui éditeur chez Lux.
L'expression "économie de la nature" a surgi dans le vocabulaire des sciences au XVIIIe siècle bien avant que le néologisme "écologie" ne s'impose à nous, plus d'un siècle et demi plus tard. Chez Carl von Linné, Gilbert White ou Charles Darwin, l'économie de la nature désigne l'organisation des relations entre les espèces au vu du climat, du territoire et de leur évolution. Cette économie pense l'imbrication des espèces, y compris les êtres humains, dans un réseau d'interactions incommensurables et impondérables. Mais très vite, les physiocrates, les premiers "économistes", la dévoient pour fonder une science de l'agriculture subordonnée à de prétendues lois du marché. Un détournement dont nous pâtissons jusqu'à ce jour. Tant que ne sera pas restitué son sens, le terme "économie" nous donnera l'impression de voir double dès lors que flanqué de celui d'"écologie". Il nous sera alors dit qu'il faut tenter de réconcilier l'une à l'autre, comme s'il s'agissait de deux champs distincts. Ce court essai s'emploie à redonner ses droits à l'économie de la nature.
Résumé : Cette édition au format poche rassemble un inédit, Politique de l'extrême centre, en plus de La médiocratie et "Gouvernance", deux opus d'Alain Deneault qui traitent de la révolution anesthésiante à laquelle nous poussent les théories du management et la propension aux petits arrangements institutionnels qui caractérisent les dernières décennies. Parce que les glaciers fondent, parce que le désert avance, parce que les sols s'érodent, parce que les déchets nucléaires irradient, parce que la température planétaire augmente, parce qu'une majorité d'écosystèmes se délitent, parce que l'Etat social s'écroule, parce que l'économie réduite à la finance s'aliène, parce que les repères philosophiques se perdent, notre époque n'a plus le luxe de se laisser conduire à la petite semaine par les médiocres qui dominent.
Cinq fenêtres grand ouvertes sur la plus austère des saisons, comme autant de façons d'en proposer une histoire sociale et culturelle. Cet essai, poétique et abondamment documenté, puise dans l'art, le sport, l'urbanisme et l'histoire pour décrire les mille facettes de l'hiver : le chauffage au charbon, le patin, l'art romantique, les grandes explorations polaires, les fêtes de fin d'année, la littérature russe, l'art pictural japonais, le hockey ou la retraite de Russie de Napoléon. Avec élégance et érudition, Adam Gopnik sonde aussi les sentiments et attitudes qu'inspire la saison et montre comment ceux-ci changent avec le temps et la distance, donnant ainsi à lire une représentation commune et humaine du froid et de la neige. L'hiver, qu'on ne trouve jamais aussi beau qu'à travers les fenêtres givrées d'une demeure chaude et protectrice, évoque aussi une grande vérité anthropologique : c'est toujours de l'intérieur que nous appréhendons le mieux le monde extérieur.