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L'invention du dessin d'enfant en France, à l'aube des avant-gardes
Pernoud Emmanuel
HAZAN
16,25 €
Épuisé
EAN :9782754108119
Réimpression de cet ouvrage paru en 2003. La peinture de la fin du XIXe siècle fait apparaître l'enfant d'un oeil neuf. Elle cible le naturel enfantin, aux antipodes de l'enfant modèle. Elle s'intéresse à l'enfance comme répertoire de gestes et de postures spécifiques, loin du portrait de famille qui fait poser l'enfant. Une écriture de l'enfance naît sous le pinceau des peintres, qu'ils se nomment Gauguin, Valadon, Vallotton, Bonnard. Ecriture corporelle, faite de mouvements rompus et de lignes torses, les peintres vont également la repérer dans le dessin d'enfant. Cette découverte va jouer un rôle déterminant dans la naissance des avant-gardes, à l'époque du fauvisme et du cubisme. Elle s'inscrit dans la quête des débuts de l'art, pierre angulaire du primitivisme. On range le "bonhomme" dessiné par l'enfant aux côtés du masque tribal, comme préhistoire de la figuration. On s'interroge sur le "gribouillage", chaos originel de l'acte artistique. On relève, chez l'enfant qui s'aventure sur la feuille de papier, un "désir de la ligne" que Matisse, à la même époque, dit rechercher dans son dessin. Alfred Jarry joue un rôle pionnier dans ce primitivisme de l'enfance, autour de 1900. Il le fait autant par ses écrits que par ses enfantillages graphiques qui, rares et méconnus, exerceront une influence certaine sur Bonnard et Picasso. La révélation du dessin d'enfant aux artistes intervient en plein débat sur la réforme de l'enseignement du dessin à l'école. Des voix de plus en plus nombreuses dénoncent un système qui dénie toute faculté expressive à l'enfant et qui réduit le dessin à l'apprentissage de figures géométriques. Deux modèles pédagogiques s'opposent : l'héritage positiviste et coercitif, la jeune réflexion psychopédagogique qui démontre que le dessin apporte une contribution essentielle au développement de l'enfant. En 1909, les novateurs obtiendront gain de cause avec une réforme décisive introduisant le dessin libre dans l'enseignement primaire. Dans les années 1900, le dessin d'enfant est l'objet de toutes les sollicitudes. Mais les intérêts des uns et des autres ne se confondent pas : tandis que les pédagogues veulent cultiver le dessin d'enfant pour son rôle formateur, pourvoyeur de compétences, les artistes voient et convoitent en lui la création pratiquée comme un jeu, la joyeuse manipulation des apparences. Ces deux perceptions ne cesseront de rivaliser sourdement, avant que leur antagonisme ne soit porté en pleine lumière par Georges Bataille, dans un article iconoclaste. C'est la pluralité et la connexion des enjeux en présence que ce livre entend explorer.
Les dessins de Miguel Egana sont charnus ou sans chair aucune. L'encre se rétracte dans la feuille ou bien elle bave jusqu'aux bords, ce qui produit des ambiances diamétralement différentes, magie du style. Le premier dessin en fait un fils de Thurber et de Chaval, le second un enfant de Masson, du Bellmer des Anagrammes du corps, du Picasso des minotauromachies. " Emmanuel Pernoud
Résumé : "A côté d'une abondante littérature hagiographique et d'hypothèses foisonnantes, totalement gratuites et uniformément sottes, les documents, eux, s'imposent avec la rigueur la plus totale. Pour les Templiers, il est, encore une fois, à peine croyable de comparer en esprit la littérature (non plus hagiographique mais carrément démentielle en quelques cas) qu'ils ont suscitée, et d'autre part ces documents si simples, si probants, si tranquillement irréfutables qui constituent leur histoire vraie". De la création de l'ordre en 1119-1120 à la fameuse affaire des Templiers, Régine Pernoud relate l'histoire de ces chevaliers qui avaient décidé de prolonger leur voeu en consacrant leur vie à la défense des pèlerins, conciliant ainsi deux occupations qui semblaient pourtant incompatibles : la vie militaire et la vie religieuse.
On connaît surtout du portrait d'enfant l'image conventionnelle d'une enfance innocente et souriante, posant sagement pour le peintre. Cette représentation, conforme au sentiment moderne de l'enfance, s'est poursuivie depuis le siècle de Reynolds jusqu'à nos propres albums photographiques. En présence du modèle enfant, la peinture devient éduquante. Elle ne se contente pas de traduire en image des conceptions pédagogiques : elle participe elle-même de l'acte éducatif en imposant à l'enfant de se tenir, de garder la pose. Tout au long du XIXe siècle, la représentation traditionnelle de l'enfant se fera l'interprète des idées pédagogiques en cours, depuis les théories redresseuses , jusqu'aux tendances progressistes qui misent sur un développement naturel de l'enfant. Parallèlement, certains artistes vont trahir cette mission à la fois picturale et pédagogique, pour demander au portrait de peindre, en l'enfant, ce qui résiste à la séance de pose, au rapport éducatif que la peinture instaure avec son modèle : c'est le cas de Géricault, Corot, Degas, Manet, Gauguin, Van Gogh. Chez eux, l'enfant regagne sa part de mystère et de sauvagerie, il devient cet inconnu qui fascine par son regard indéchiffrable, par la liberté de ses mouvements, par la grâce paradoxale de ses disproportions. Sous leur pinceau, l'enfant n'est plus la docile créature du portrait de famille, comme il ne l'est pas davantage sous la plume des romanciers qui, de Balzac à Zola, de Dickens à Vallès, renversent la figure de l'enfant modèle en enfant rebelle, et la naïveté enfantine en lucidité de l'enfance. En ce XIXe siècle où l'enfance suscite à foison des spécialistes, pédagogues et psychologues qui la dissèquent comme jamais, qui prétendent ne plus rien en laisser dans l'ombre, des artistes s'obstinent à peindre un enfant obscur et à trouver dans cette obscurité la raison même de leur intérêt pour lui. . . Emmanuel Pernoud enseigne l'histoire de l'art à l'université de Picardie -Jules Verne. Il est notamment l'auteur de L'Estampe des fauves (1994), Le Bordel en peinture (2001), L'Invention du dessin d'enfant à l'aube des avant-gardes (Hazan, 2003).
Emmanuel Pernoud est professeur d histoire de l art contemporain à l université de Paris I-Panthéon- Sorbonne. Il est l auteur de nombreuses publications dont Le Bordel en peinture. L art contre le goût (2001), L Invention du dessin d enfant, en France, à l aube des avant-gardes (2003), Corot. Peindre comme un ogre (2008) et L enfant dans la peinture (2011).
Nouvelle version reliée avec couverture en simili soie et rubans, pages intérieures en "papier de riz".Le Pont Nihonbashi, le Mont Fuji, et la nature toujours présente, les jeux de lumière et de transparence à travers les sudare, le théâtre Kabuki, les courtisanes des maisons vertes, les visages et le miroir? autant de thèmes qui sont source d?inspiration permanente pour les artistes de l?Ukiyo-e, à travers les siècles.Suivant une trame historique de la fin du xviie siècle jusqu?à nos jours, Nelly Delay explique la permanence de ces thèmes dans l?art de l?estampe. Elle décrit le contexte historique, culturel et social dans lequel cet art a vu le jour et évolué au cours des siècles et montre combien il est profondément ancré dans la civilisation japonaise.Elle explique les origines de l?estampe et la voie que des audacieux comme Moronobu et Kiyonobu ont suivie en réalisant les premiers bois pour des tirages exécutés en noir et blanc. Elle montre comment les artistes du xviiie siècle et leurs estampes de brocart - et parmi eux Harunobu, qui eut le premier l?idée d?utiliser toutes les possibilités de la couleur - permirent à l?Ukiyo-e d?accéder par la suite à un véritable âge d?or : Utamaro, éternellement inspiré par les femmes, Sharaku et les visages d?acteurs, Hokusai, le « fou du dessin », Hiroshige et la nature, Kuniyoshi et ses thèmes fantastiques, Toyharu, Shiba Kokan et bien d?autres?Si le livre suit un plan chronologique qui s?impose sur pareil sujet, l?auteur établit toutefois des comparaisons entre artistes d?époques très différentes afin de faire percevoir l?art de l?estampe hors du temps, au-delà des euvres et des écoles. L?originalité et l?abondance de l?iconographie, la richesse des informations rassemblées au fil des chapitres et la diversité des thèmes abordés font de ce livre, très illustré et vivant, un précieux guide du Japon traditionnel. Le style adopté le rend accessible à un large public alors que l?importance des annexes - où sont présentés notamment les étapes de fabrication, les cachets de censeurs et d?éditeurs, les signatures des artistes, les formats, les techniques et les couleurs - en fait un outil scientifique appréciable par les spécialistes, les collectionneurs et les amateurs avertis. Notes Biographiques : Historienne d?art, Nelly Delay est spécialiste d?art japonais ancien. Elle a organisé de nombreuses expositions pour lesquelles elle a publiée des catalogues raisonnés sur des sujets peu explorés, notamment « Le Dessin Japonais », « Peintres de la cour du Prince Genji », « Japon-Occident ». En 2002 elle a été nommée Officier des Arts et Lettres après avoir réalisé la donation de la « collection d?Art Japonais Norbert Lagane » au musée Guimet. Outre ses conférences données au CNRS, à l?OCDE et dans différents organismes culturels, elle est l?auteur, entre autres, de « l?Estampe Japonaise » (Editions Hazan 1993) ; « Le Japon Eternel » (Découverte Gallimard 1998), « Le Monde de l?Estampe Japonaise » (Hors série Découverte Gallimard), « Le Jeu de l?Eternel et de l?Ephémère » (Editions Philippe Picquier 2004), « Soleil rouge, chefs d?euvre de la peinture japonaise » (Editions Phebus 2007).
Second volume consacré à l'art du XXe siècle dans la collection des guides Hazan, cet ouvrage s'attache aux démarches artistiques des années 1950 à 2000. L'art contemporain y est d'abord exploré décennie après décennie à travers les tendances, les mouvements (expressionnisme abstrait, Action Painting, Color-Field Painting, Pop Art, art conceptuel, art cinétique, Land Art, Nouveau Réalisme, hyperréalisme, etc) et les techniques. Sont ensuite examinés les foyers artistiques, sous un angle géographique mais aussi dans un sens plus large (marché de l'art, foires, musées, internet). Pour plus de soixante artistes, chaque parcours est présenté par une notice biographique détaillée et une ou plusieurs reproductions d'oeuvres. Trois approches pour se retrouver dans le foisonnement de l'art contemporain. Voir aussi L'Art au XXe siècle, tome 1, Les avant-gardes.
L'exposition Napoléon. La Maison de l'Empereur et le catalogue qui l'accompagne proposent au public de ressusciter l'esprit et les ambiances de la cour impériale, organisée autour de la personnalité de Napoléon 1er afin d'assurer la propagande de son régime. La "Maison de l'Empereur" fut une institution essentielle au régime napoléonien, responsable de la vie quotidienne de la famille impériale et de l'ancien général Bonaparte devenu l'empereur Napoléon. Cet ouvrage propose de faire revivre l'ambiance et de comprendre l'esprit de la cour de France au temps du Premier Empire. Une sélection d'oeuvres et d'objets d'art révèle le rôle de la Maison dans le façonnage d'une identité monarchique pour le nouvel empereur, sa famille et son entourage. La Maison de l'Empereur se composait de six départements, avec à leur tête un grand officier, haut dignitaire de l'Empire : grand aumônier, grand maître des cérémonies, grand maréchal du Palais, grand veneur, grand chambellan et grand écuyer étaient chacun associés à l'organisation de chaque moment du spectacle de la Cour. Plus de 250 oeuvres des beaux-arts et d'arts décoratifs dialoguent au service de l'idéologie et de la propagande officielle. L'exposition est organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal 3 février au 6 mai 2018 avec la participation du château de Fontainebleau et le soutien exceptionnel du Mobilier national, Paris. Après Montréal, elle sera présentée au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond, au Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City, et terminera sa tournée au Musée national du château de Fontainebleau du 13 avril au 15 juillet 2019. Exposition 2018-2019 : organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal, Canada (commissariat : Sylvain Cordier, conservateur des arts décoratifs anciens).
Objet et sujet de tous les regards, le visage humain est omniprésent et toujours difficile à saisir : jamais nous ne pouvons être tout à fait certains qu'il se livre entièrement à nous. En partie en raison de cette ambivalence, il est devenu un objet d'étude au croisement de disciplines fort diverses, de la neurophysiologie à la philosophie du corps, de l'anthropologie culturelle à l'histoire des arts visuels. Il est ainsi analysé aussi bien comme enveloppe, surface, matériau, médium, théâtre des opérations, objet culturel, social, et politique, mais peut-être avant tout comme une prérogative de l'espèce humaine. Or toutes les interrogations qu'il suscite convergent vers une question à la fois très simple dans sa formulation et infiniment complexe dans les multiples réponses que l'on peut y apporter : qu'est-ce qu'un visage ? En choisissant une approche encyclopédique dans un ouvrage richement illustré, l'auteur favorise plusieurs types de lectures : une lecture méthodique, mais aussi des consultations ponctuelles et des découvertes aléatoires, afin de restituer un peu de ce que les recherches menées lors de cette enquête doivent au hasard des rencontres, des profils perdus et des singuliers face-à-face.