Plus de 40 spécialistes analysent les formations aux pratiques inclusives à l'Ecole prodiguées aux différents acteurs institutionnels Les Etats membres de l'ONU se sont engagés à bâtir une Ecole plus inclusive garantissant à chacun l'accès au système éducatif ordinaire sans que la pauvreté, le handicap, la langue, le genre ou la religion ne constituent des freins. La mise en oeuvre de cette transition inclusive relève du défi et pose de nombreuses questions, notamment au niveau de la formation des acteurs institutionnels (éducateurs, enseignants, formateurs, accompagnants, chercheurs...) dont les implications sont interrogées dans cet ouvrage collectif. Ce volume contribue ainsi à la transition inclusive à travers les analyses de plus de 40 spécialistes français et étrangers sur ce sujet. Il expose une réflexion féconde sur les tensions entre innovation et reproduction et met au jour de nombreuses injonctions paradoxales, s'intéresse aux dispositifs et approches associant chercheurs et praticiens. Il traite également des situations concrètes de formation avec une attention spécifique portée sur les acteurs, les activités déployées et les répercussions effectives sur les pratiques.
Ce livre s'adresse à tous celles et ceux qui, au sein de l'institution scolaire, ressentent une tension entre ce qui se dit dans les textes officiels, ce qui se fait dans les pratiques éducatives et ce qui se vit dans l'ordinaire du quotidien. Des valeurs revendiquées dans les lois d'orientation ("bienveillance" , "confiance") aux pratiques associées, comment en arrive-t-on à un fonctionnement des institutions "susceptible en lui-même d'induire ou d'amplifier les violences faites aux enfants dont elles ont la charge" (Toubon, 2019) ? Les micro-violences, "petits rien" qui ne sont pas "rien" , si aisées à minimiser et à banaliser, ne constituent pas des accidents : elles émergent là où une organisation institutionnelle travaille dans l'implicite au service, non pas de l'intérêt supérieur de l'enfant, mais de sa propre pérennité (#pasdevague). Les auteurs montrent que les micro-violences, lesquelles ne sont ni nécessaires ni fatales, relèvent d'une culture marquée par un déni de responsabilité des agents (avec les stratégies de banalisation associées), ainsi que par des normes institutionnelles (uniformité, centralisation et mode de gouvernance "topdown") qui méritent d'être interrogés de manière critique. Adossé à des analyses interdisciplinaires, l'ouvrage propose de faire un pas de côté non seulement pour penser, mais aussi pour comprendre et lever ces obstacles ordinaires à l'épanouissement des élèves, des éducateurs, afin d'oeuvrer au service du devenir humain.
Ce dossier a pour objet d'interroger les dispositifs de recherche mis en oeuvre depuis 10 ans, au sein de plusieurs collectifs, dans le contexte de l'Observatoire des pratiques sur le handicap : recherches et interventions scolaires (OPHRIS). Il pose la question des savoirs issus de ces dispositifs, ouÌ se côtoient chercheurs et enseignants, et de leur contribution aux changements, aÌ l'aune desquels se construit le devenir des élèves reconnus institutionnellement handicapés. Après avoir retraceì les enjeux de cette dynamique de recherche et de formation, les auteurs s'arrêteront sur ses différents aspects et analyseront successivement la relation enseignant-chercheur, la question de l'identitéì narrative, celle des désignations, celle de l'institution/organisation et celle des glissements didactiques. ''
Cet ouvrage interroge un objet de concours, la note de synthèse, dont la visée est de permettre un mode de sélection démocratique, en assurant l'égalité des chances entre les candidats. La note de synthèse apparaît à travers l'histoire de l'enseignement comme mal définie, inventée lors de La grande réforme du concours d'entrée de l'Ecole Nationale de l'Administration et qui se diffuse progressivement à l'ensemble des grandes écoles françaises jusqu'aux différents concours de la fonction publique. Le concours apparaît ainsi comme l'écosystème principal du développement de la note de synthèse. La première partie de l'ouvrage propose de la définir à trois niveaux : dans sa multiplicité avec plus de 143 notes, par rapport aux objets issus des formes modernes de la transmission des savoirs et enfin, par rapport aux épreuves de sélection plus classiques, comme le résumé de textes et La dissertation. La deuxième partie permet de dégager une réflexion sur ses enjeux fondateurs et de la situer à partir d'une modélisation dialogique, centrée à ta fois sur La question de la compréhension d'un dossier et sur celle de sa communication. Enfin, La dernière partie de l'ouvrage amène à s'interroger sur une didactique de la note de synthèse et ouvre des pistes pour son accessibilité. Cet ouvrage inscrit dans le champ de la didactique de l'enseignement supérieur intéressera Les enseignants-chercheurs, les formateurs ainsi que tous les étudiants désireux d'appréhender, de comprendre ou d'expliciter son processus.
Dans cet ouvrage collectif, marque et territoire, deux notions au coeur de plusieurs champs disciplinaires occupant une place de choix dans l'espace sociétal et les pratiques professionnelles des acteurs concernés, sont expliquées, étudiées et discutées tant pour leurs significations que pour les réalités qu'elles recouvrent. S'inscrivant à l'articulation du politique, de l'économique et du culturel, les enjeux de leur mise en scène, en récit et en discours sont ici largement abordés dans une perspective stratégique. Cet éclairage pluriel s'incarne dans l'observation, le décryptage et l'analyse de dispositifs pragmatiques innovants à l'échelle locale, régionale, nationale et internationale.
29 chercheurs de secteurs disciplinaires différents rendent hommage à l'universitaire et attestent dans le même temps du dynamisme de ses problématiques Dans cet ouvrage, 29 chercheurs de différentes disciplines rendent hommage à Jacques Walter, professeur en sciences de l'information et de la communication qui a dirigé le Centre de recherche sur les médiations de l'Université de Lorraine pendant plus de 20 ans. Ils prolongent ici ses travaux sur les processus de médiatisation des conflits et de médiation mémorielle et attestent du dynamisme de ses problématiques en lien avec les conflits du 20e siècle (Shoah, Résistance, Déportation...), les formes de témoignages (écrits "ordinaires" , oeuvres littéraires, documents audiovisuels...) et les carrières testimoniales. Mais aussi la Révolution culturelle chinoise, la radicalité militante, les attentats terroristes... Béatrice Fleury est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Lorraine, membre du Centre de recherche sur les médiations et co-directrice de la revue Questions de communication. Ses travaux portent sur les médiations mémorielles de plusieurs conflits du 20e siècle ainsi que sur les figures anonymes et les traces de faits. Arnaud Mercier est professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris-Panthéon-Assas, membre du Centre d'analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias et chercheur associé au Centre de recherche sur les médiations. Ses travaux portent sur la communication politique, le journalisme et les usages des réseaux socio-numériques. Angeliki Monnier est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Lorraine et directrice du Centre de recherche sur les médiations. Ses travaux de recherche portent notamment sur les usages des médias et les environnements informationnels en ligne.
Mobilisation collective en vue d'un projet politique, la "nouvelle frontière" apparaît comme autant de nouveaux territoires à explorer, dans tous les domaines de la société : innovations, enjeux sociétaux, défis environnementaux... Ce numéro de la revue Questions de communication consacre un dossier aux nouvelles frontières dans les domaines de la société, de l'exploration spatiale et des institutions scientifiques. Dans les "Echanges" , plusieurs contributeurs répondent à la question de l'urgence dans la recherche initiée dans le numéro 40 de la revue. Six "Notes de recherche" traitent de la géolocalisation entre adolescents, des vidéos de debunking sceptique, des mécanismes du prestige sur les réseaux sociaux, du traitement de la presse espagnole au sujet des tortures, des labels des industries culturelles et de la forme universitaire. La rubrique "En VO" accueille un article sur les combattants afro-américains stationnés en France pendant la Première Guerre mondiale. La rubrique "Focus" propose une lecture approfondie de l'ouvrage Le Viol de la foule par la propagande politique de S. Tchakhotine. Enfin, les "Notes de lecture" rendent compte de 56 publications. Jean-Stéphane Carnel est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication et membre du Groupe de recherche sur les enjeux de la communication (Gresec - Université Grenoble Alpes). Ses recherches portent sur les archives audiovisuelles. Benoit Lafon est professeur en sciences de l'information et de la communication et membre du Groupe de recherche sur les enjeux de la communication (Gresec - Université Grenoble Alpes). Ses recherches portent sur la socio-histoire des médias.
Survivre à sa propre mort : n'est-ce pas l'expérience la plus fantastique à vivre ? Survivre à sa propre mort : n'est-ce pas l'expérience la plus fantastique à vivre ? Si les "expériences de mort imminente" (EMI) sont de plus en plus médiatisées, on ignore souvent à quoi ont abouti les recherches à leur sujet. Cet ouvrage livre un historique (depuis le 19e siècle et des expériences qu'on n'oserait plus reproduire aujourd'hui) et un état des travaux. Il s'appuie sur plusieurs disciplines (médecine, neurosciences, philosophie...) pour combattre les idées reçues et soutenir une définition élargie et un nouveau modèle de compréhension du phénomène permettant une meilleure prise en compte de la diversité des expériences vécues et un meilleur accompagnement de leurs conséquences parfois difficiles. Renaud Evrard est psychologue clinicien, maître de conférences habilité à diriger des recherches en psychologie à l'Université de Lorraine et membre de l'Unité de recherche Interpsy. Ses travaux portent principalement sur les expériences vécues comme paranormales (ou exceptionnelles) d'un point de vue clinique, historique et anthropologique. Il a notamment publié Folie et paranormal : vers une clinique des expériences exceptionnelles (Presses universitaires de Rennes, 2014) et Phénomènes inexpliqués (HumenSciences 2023).