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La reputacion. Quête individuelle et aspiration collective dans l'Espagne des Habsbourg
Perez Béatrice
SUP
45,00 €
Épuisé
EAN :9791023105933
L'idée de cet ouvrage est née de la nécessité de comprendre le sens du concept espagnol de reputación. La définition originelle du terme demeure proche de celle de réputation dans la France d'Ancien Régime. Pourtant, la fréquence obsessionnelle avec laquelle il est utilisé sous les Habsbourg attire l'attention. A l'échelle des hommes, comment se construit la réputation, de quels espoirs secrets est-elle le nom ? Dans la mise en scène de la monarchie catholique au regard de l'Europe, comment se négocie la reputación du royaume, suivant le chemin sinueux de la paix et des réformes ? De quelle dangerosité se charge-t-elle dès lors que la politique reputacionista devient le nouveau programme de recouvrement symbolique de la gloire internationale, combinant à la fois l'universel et le localisme ? Sans cesse, la société castillane se joue de cette reputación pour promouvoir d'autres grilles de valeurs, d'autres usages sociaux : réputation de la qualité de noble ; réputation du sang ; reputacionismo et revendication expansionniste. La réputation dévoile des usages sociaux qui rendent compte d'une façon propre de penser le monde, et de se penser dans le monde. Elle est ce principe vital sans lequel on ne comprend pas grand-chose aux dynamiques sociales et politiques de l'époque moderne. C'est la grande leçon tirée des travaux de la professeure Araceli Guillaume-Alonso à qui son équipe de recherches, ses collègues et amis, nombreux, ont souhaité rendre hommage.
La passion du complot relève, à l'évidence, d'une pathologie singulière: c'est une passion d'autant plus violente que la cause est presque perdue d'avance. Magnifiques espions, fantasmes insondables... pour une réalité souvent pitoyable. La vision - qui laisse bruisser toute sorte de frisson et semble autoriser une frénésie inavouable pour les turpitudes politiques de la société des Princes - est, certes, tentante. Las! Gardons-nous de ce parfum de mystère qui enivre... L'association des notions d'espionnage et de diplomatie pourrait paraître telle une monstruosité historique mettant en regard l'espion, sans nom et sans visage, infâme ou honorable, et l'ambassadeur, paré d'un luxe imposant le respect dû à son Prince, semblant s'attarder à une gesticulation inutile. Pourtant, c'est bien cette confrontation qui a été posée comme préambule à la réflexion, telle la source fertile d'où devait sourdre une meilleure connaissance de l'organisation tentaculaire et sombre des relais de renseignement espagnols. L'essor du renseignement - ou des politiques d'information -, loin d'être le simple caprice du Prince omniscient, est consubstantiel au développement des monarchies modernes: il accompagne autant la construction - voire l'hypertrophie - administrative de l'Etat autoritaire que l'orientation des politiques nationales. Si le renseignement, en soi, ne constitue guère une finalité mais plutôt l'instrument nécessaire à la mise en oeuvre d'un programme politique, l'histoire de ses rouages alors éclaire l'ambition de toute action politique. D'un renseignement auxiliaire du gouvernement en exercice à un espionnage caution d'une raison d'Etat à l'oeuvre, ce sont les rapports ambigus entre pouvoir et renseignement qu'interroge l'historien, écornant incontinent la mythologie grossière et fantasmatique de l'espionnage.
Prés de 40 % des cancers ont des causes évitables. Alors quels sont les produits et les comportements à risque ? Quelles stratégies mettre en oeuvre ? L'ouvrage décrypte avec précision les causes connues du cancer pour que chacun puisse évaluer son propre risque : tabac, alcool, alimentation, soleil, travail, pilule ou traitement hormonal de la ménopause, pollution, pesticides, perturbateurs endocriniens... Savoir d'où vient la menace est fondamental. Quelle quantité d'alcool peut-on boire sans risque ? Combien de temps peut-on s'exposer au soleil ? Existe-t-il une consommation de tabac acceptable ? Faut-il arrêter de manger de la viande ? ... L'ouvrage décrit dans quelles circonstances, à quelles doses, pour quelle durée, certains éléments de notre vie quotidienne augmentent le risque. Et bien sûr, il offre des conseils de prévention, des pistes pour prendre soin de soi. Ce livre est destiné à tous ceux qui sont prêts à modifier leur mode de vie pour se prémunir au maximum, même si bien sûr, nul ne peut garantir une protection absolue. Oui, il y a des moyens de prévenir certains cancers. Encore faut-il agir en conséquence et en finir avec la politique de l'autruche !
Perez Béatrice ; Rose Sonia V. ; Clément Jean-Pier
A partir du XVe siècle, les voyages entrepris par les Portugais vers l'est et par les Castillans vers l'ouest ouvrirent de nouvelles routes, initiant le processus de l'expansion européenne. L'axe de la Méditerranée - comme l'avait souligné Perre Chaunu il y des années - allait alors être transféré à l'Atlantique, bouleversant les espaces anciens et créant postérieurement de nouveaux espaces géopolitiques, tel l'axe transpacifique. Aux conséquences politiques de ce fait nouveau que constitua la création des empires modernes s'ajoutèrent les conséquences sociales, puisque les déplacements humains qu'il entraîna - à une échelle inattendue et dans des régions jusqu'alors inconnues - furent à la base de la formation de nouvelles sociétés. Cette expansion, qui était initialement inspirée par des motivations commerciales, fut marquée par le bouleversement des structures et des réseaux anciens, par la translation de modes de cultures, par la circulation des objets, des personnes et des idées. Elle assura la domination politique et économique de l'Occident. Cet ouvrage porte une double ambition. D'une part, appréhender les rouages exclusivement économiques en faisant le point sur la façon dont s'étaient établies et développées les relations commerciales entre les colonies américaines de l'Espagne, grandes pourvoyeuses de produits devenus indispensables (le tabac, le cacao, la cochenille, l'indigo, le sucre de canne, la vanille, le jalap, le bois de Campêche, etc.), et l'Europe. D'autre part, mettre en lumière la figure du marchand, qui permet cette pénétration et ces échanges, grâce à des réseaux patiemment et subtilement entretenus, grâce à une fine connaissance des réalités économiques et politiques de l'une et l'autre rives, grâce à une insertion étroite dans un tissu politique et social complexe...
Résumé : Témoignage des contacts de culture dans l'Espagne d'Alphonse le Savant, le Picatrix se présente comme une traduction d'un original arabe (le Ghâyat Al-Hakîm), auquel le ou les traducteurs ont beaucoup retranché ou ajouté. L'ouvrage expose les connaissances de toute nature indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes : fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. La pratique magique s'inscrit ainsi dans un cadre philosophico-religieux très particulier où l'hermétisme et le néoplatonisme sont associés à l'orthodoxie religieuse. Le Picatrix illustre parfaitement l'idée selon laquelle la magie n'est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de savoir. Il a exercé une profonde et durable influence au Moyen Age et à la Renaissance.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.