Ukraine, énergie, inflation, dette, climat, taxes douanières... la crise multi-dimensionnelle nous entraîne dans un monde fragmenté. Ce numéro de la Revue d'économie financière analyse les politiques internationales actuelles et leurs conséquences directes et indirectes sur l'organisation des pouvoirs, la paix, la sécurité, l'économie, l'environnement, les ressources, etc. Quelle "autonomie stratégique" sur le plan de la défense, de l'énergie et des matières premières, de la technologie, et de l'industrie ? Décomposition/Recomposition des chaînes de valeur globales : qui sont les gagnants et les perdants ? Les institutions de Bretton Woods confrontées à la fragmentation géoéconomique et à l'émergence d'institutions concurrentes vont-elles résister ? Face à la concurrence des blocs et à la montée du protectionnisme, le commerce international peut-il encore être régulé ?
Le monde de la finance, un secteur pourtant bien féminisé contrairement aux croyances, est dominé par les hommes qui occupent la majorité des postes de direction. Les femmes continuent de se heurter à de nombreuses difficultés pour l'accès à ces postes malgré les progrès réalisés en matière d'égalité entre les hommes et les femmes. Les inégalités salariales entre hommes et femmes persistent dans le secteur financier. Ce numéro spécial de la REF vise à rassembler des professionnels, des décideurs politiques et des universitaires pour examiner la place des femmes dans le secteur financier et déconstruire les stéréotypes sociaux qui contribuent à l'idée que les hommes seraient plus qualifiés que les femmes.
En cette année 2024, la France accueille les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) d'été. Ils représentent la plus grande manifestation mondiale sur le plan sportif et devraient être suivis par treize millions de spectateurs et quatre milliards de téléspectateurs. L'économie du sport et ses liens avec la finance seront particulièrement discutés. Les questions sont nombreuses pour qui veut mieux comprendre le sujet. Qui sont les principaux acteurs du marché ? Comment obtiennent-ils les financements ? Comment sont organisés les JO ? Comment sont vendus les droits TV ? Comment s'achète une superstar ? Une star peut-elle demander qu'une partie de son salaire ou ses primes lui soit payées en cryptomonnaie ? Peut-on assimiler le footballeur lui-même à un produit financier ? Qu'en est-il des autres disciplines sportives ? Peut-on mesurer et comment les retombées du sport ? Les JO sont-ils rentables ? Peut-on mesurer le bonheur du public et de la population ?
Ce numéro de la Revue d'économie financière analyse les déterminants des taux d'épargne et leurs évolutions en France et dans différents pays de la zone euro. Il analyse la distribution du patrimoine au sein de la population française, ainsi que l'accroissement des inégalités en raison du patrimoine immobilier et/ou financier. Les facteurs qui influencent le choix des épargnants sont étudiés, ainsi que le comportement d'épargne qui dépend non des systèmes de protection sociale, de la démographie, de la fiscalité, mais également de l'arrivée de nouveaux investisseurs qui se différencient des investisseurs traditionnels à plusieurs niveaux : profil, façon de s'informer et d'investir, produits détenus et services utilisés, connaissance des supports, notion de risque, etc. Le rôle de l'industrie bancaire dans la collecte et la transformation de l'épargne et comment orienter l'épargne vers des investissements de long terme viennent compléter ce dossier.
Pendant plus de 30 ans, l'inflation est restée basse. Depuis l'été 2021, elle a brusquement augmenté pour s'installer durablement à un niveau élevé. Quels sont les raisons qui expliquent cette reprise de l'inflation ? Y-at-il des similitudes avec l'inflation des années 70 ? Si non, pourquoi le processus diffère ? Quels sont les effets de cette inflation sur les agents économiques ? sur les inégalités ? sur les pays émergents ? Pourquoi le différentiel d'inflation dans les pays de la zone euro reste important ? Quelles sont les politiques économiques à mettre en oeuvre face à l'inflation ? La politique monétaire seule suffit-elle ? Les politiques budgétaires peuvent lutter contre l'inflation ? Comment coordonner les politiques économiques au niveau européen ?
Depuis les années 1980 qui ont érigé une vision de l'entreprise au service des intérêts des seuls actionnaires, au travers du concept de valeur actionnariale, la finalité de l'entreprise n'a cessé d'être débattue avec la mise en avant d'une conception plus large de son rôle dans la société. Ces débats se focalisent tout naturellement sur le gouvernement d'entreprise, la manière dont les différents organes de décision organisent la marche de l'entreprise et définissent ses objectifs. Ce numéro de la REF propose une synthèse des évolutions récentes et en cours ainsi que des différents points de vue : finalités et réglementation de ce gouvernement, rôle incontournable des actionnaires et fonctionnement des organes stratégiques, y compris dans la finance.
Les entreprises du secteur financier mutualiste ont été créées au cours de la deuxième moitié du 19ème siècle pour permettre à leurs adhérents d'avoir accès à des services financiers de banque et d'assurance. La philosophie présidant à leur création était de faire primer le service rendu à leurs membres sur la rentabilité financière. En ce début de 21ème siècle, le secteur financier mutualiste compte de nombreux acteurs majeurs du système financier. Ce numéro de la REF présente un état des lieux de cette finance mutualiste, aborde les grands défis auxquels elle est confrontée et interroge sa fidélité aux valeurs proclamées. Pour ce faire il est divisé en quatre parties. La première présente la genèse de ce secteur et les valeurs qu'il incarne. Une seconde partie est consacrée aux différents acteurs dans la banque et l'assurance et à leurs rôles. La troisième partie analyse la gouvernance de ces acteurs, les conflits possibles entre la nécessaire efficience et le respect des valeurs. Enfin, une dernière partie trace les enjeux du futur auxquels fait face la finance mutualiste, la course à la taille, les difficultés réglementaires, la digitalisation. La Chronique d'histoire financière traite des relations entre monnaie et protectionnisme aux Etats-Unis après la guerre de Sécession et un article "divers" analyse le rôle des eurodollars et du shadow banking dans le cadre du statut international du dollar et des mutations du système financier.
Le risque est une composante fondamentale des activités économiques et financières. Les produits financiers, les contrats de prêt et les contrats d'assurance prennent ces risques en compte dans leur prix. Ce numéro de la REF vise à faire le point des connaissances sur un sujet qui, bien que parfaitement identifié, est toujours l'objet de recherches et de réponses satisfaisantes. Deux grands thèmes sont traités. Tout d'abord, comment mieux cerner le risque et l'évaluer au plus juste pour lui donner un prix. Ensuite comment traiter les nouveaux risques qui sont apparus dans nos sociétés : cyber-risques, catastrophes naturelles, longévité accrue, dépendance...
Ce numéro est consacré à un réexamen des liens entre finance et croissance. La crise financière de 2008 a déclenché la plus grande crise économique de l'après seconde guerre mondiale et a suscité à juste titre de nombreuses interrogations sur le rôle et l'utilité du système financier. Ces relations finance et croissance sont ici examinées sous trois angles : l'apport du système financier au développement économique ; l'analyse du caractère instable de la finance, de ses causes et conséquences ainsi que des moyens à mettre en uvre pour y remédier ; l'impact des nouvelles technologies sur les innovations dans le secteur financier et leurs conséquences potentielles sur l'économie.