Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Concerto pour l'accumulation
Peregrina Cristina ; Cousin Marion
ACTUALITES EDIT
14,00 €
Épuisé
EAN :9791094225776
Concerto pour l'accumulation s'apparente à un auto sacramental profane, s'il en est, et nous interroge sur comment faire pour se dépêtrer de soi-même. Une mite, un piranha, une hyène... des êtres humains qui ont aban- donné leur humanité pour se lover dans l'animalité et la dévoration. Ils conservent, accumulent, s'appro- prient tout et n'importe quoi, vivent dans l'excès. Les dramatis personae sont autant de fragments qui en- semble forment une seule et même entité. La pièce est écrite depuis le mouvement, le rythme et la compo- sition animale. Avec le corps. Ecrite pour des prédateurs. Les mots y ont l'odeur de la pauvreté mais ils ac- quièrent une visée transformatrice donnant toute son ampleur drama- tique à ce texte stratifié. Pour nous donner à voir cette accu- mulation matérielle, sentimentale et métaphysique qui nous construit et nous étouffe à la fois, l'autrice nous propose des variations poé- tiques qui creusent inlassablement leur propre néant, tel un forage, nous menant vers une béance bien connue et pourtant bien triste. C'est ainsi qu'elle nous invite à affleurer à la surface de nos prisons, qui ne sont que les strates d'une guerre vaine et inutile, pour laisser place au chant de l'amour, d'autrui et du monde.
En donnant La parole aux meilleurs spécialistes de l'univers de la construction, en s'appuyant sur des exemples concrets et en mettant en avant des témoignages, Le livre Requalification Urbaine, Architecturale et Environnementale de François Pélegrin devient un ouvrage pédagogique et essentiel sur la rénovation et la transformation des bâtiments. Transformer un bureau en logement, pour faire d'un sous-sol un étage supplémentaire, épaissir, prendre en considération la transition énergétique, sélectionner des matériaux selon les régions, requalifier les maisons individuelles ou les immeubles, les zones urbaines ou rurales, sont autant de sujets traités pour créer du mieux vivre et valoriser le patrimoine bâti.
Une femme qui cultive un potager depuis longtemps nous livre avec légèreté et humour une série d'impressions fortes d'enfance, de notations drôles sur la vie des plantes, de reportages sur des passionnés de jardins, de réflexions sur la dimension sociale des jardins ouvriers, le rôle pédagogique des jardins pour enfants, les raisons du succès actuel du jardinage comme loisir... Une fantaisie potagère pour les amateurs de jardins... et les autres.
Le grand romancier cubain Alejo Carpentier (1904-1980), de son premier à son dernier livre, a posé un regard sur l'Amérique latine et en a imposé une vision désormais classique dans un style ample, luxuriant, à l'image d'un continent que seul le Baroque pouvait exprimer.De New York à l'Amazonie, le héros musicien du Partage des eaux, dans une recherche identitaire, remonte le temps et redescend en lui dans une quête qui devient conquête de sa liberté. Face aux illusions fanées d'une Europe meurtrie par la guerre, le Nouveau Monde encore vierge s'érige en horizon mythique possible d'un renouveau des rêves humanistes.A travers musiques, rythmes, mythes déchiffrés, sur les pas retrouvés d'une écriture baroque défrichée, ce livre est une invitation au voyage en Carpentier, dans l'espace américain et son expression. Biographie de l'auteur Ecrivain, dramaturge, musicologue, Agrégé de l'Université et Docteur d'Etat, professeur à l'Université de Provence, Benito Pelegrin est spécialiste du Baroque et du Néobaroque contemporain. Son dernier livre sur le Baroque, Figurations de l'infini, Editions du Seuil, a obtenu le Grand Prix de la prose 2001. "Le meilleur spécialiste français de Carpentier est d'origine espagnole, Benito Pelegrin", a écrit de lui Klaus Müller-Bergh (Revista iberoamericana, Pittsburgh, 1991).
Qu'est-ce qui compte vraiment dans notre existence ? Quelles leçons de vie laisser aux plus jeunes ? Par leur expérience singulière et leur "testament moral" , onze personnes de plus de 80 ans nous offrent un cadeau inestimable : une façon de se comporter face au bonheur ou à l'adversité, une sagesse universelle. Au fil de rencontres émouvantes, ce livre nous raconte l'amour qui sauve, l'irrémédiable goût de la liberté, le secret d'un bonheur simple. Une lecture dont l'on sort touché, changé, avec la furieuse envie d'aller questionner nos anciens tant qu'il est encore temps ou, au contraire, de transmettre à ceux que l'on aime. Anne Peregrini a été enquêtrice politique et sociale pour les Nations unies et d'autres organisations internationales, et visiteuse auprès de personnes âgées. Marc Teynier est journaliste, auteur et cadre du monde associatif. Tous deux ont réalisé le documentaire Sous son regard : le combat continue consacré à Grégory Lemarchal. Ils ont décidé de puiser dans leurs expériences respectives pour recueillir, ensemble, cette richesse immatérielle.
Au coeur de la terre andalouse s'érige un projet familial d'une importance fondamentale : un père de famille, propriétaire terrien, ambitionne de faire fortune par la culture massive de tomates. Ses trois fils tentent chacun d'y trouver une place, peinant à avancer sur leur propre voie. Le père, brutal et intransigeant, place ses espoirs les plus chers dans la culture de ses fruits, faisant fi de la portée morale de ses actes et de leurs conséquences. Le récit prend à partie une visée critique, mettant le doigt sur les travers de la nature humaine, encline à la quête du gain et du profit. Le fruit de la récolte se fait symbole, et se mû en une image sanguinolente de l'amour sacrifié et de ce qui est enkysté au plus profond de l'âme. En dénonçant le scandale politique d'une immigration exploitée, l'écriture tente de se frayer un chemin entre les entrailles de la terre afin de délivrer un message universel : celui de l'amour en lutte contre la discrimination et la servitude humaine. Fortement enraciné dans la réalité contemporaine, Au-dedans de la terre n'hésite pas à puiser dans le mythe et dans la tragédie grecque où les guerres fratricides sont à l'origine de nos sociétés.
L'enfance et la violence faite aux jeunes femmes sont ici présentées avec une tristesse infinie, à travers un enchaînement de récits dramatiques qui forment une mystérieuse mosaïque. Ainsi, plusieurs formes d'agression ont lieu simultanément à différents endroits de la planète. A Pattaya, des milliers de visiteurs, surtout des hommes solitaires, marchent égarés au milieu de la foule. Alex est l'un d'eux. Il ne cherche aucune compagnie hormis celle de Roly, son chien. A quelques kilomètres, une petite fille vêtue d'une robe bleue est assise à côté d'un touriste, sur un quai. Loin de Bangkok, un groupe d'amis célèbre un enterrement de jeune fille où le vrai jeu est celui des attouchements. A la même heure, en Inde, une mère jette le foetus de son enfant dans un fleuve. Pendant ce temps, à Madrid, un policier enquête sur le suicide d'une adolescente. Enigmes qui restent à résoudre dans ce clair-obscur, et que la prouesse dramatique nous présente sous la forme d'un carrousel. Ce qui est certain, c'est qu'un chien méchant est à l'affût, toujours. Et que cette image mouvante tient dans un cadre fixe.
Résumé : Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles. Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un chour contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime. Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité. La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte. L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.
A huit heures du soir quand meurent les mères met en scène les grandes composantes du théâtre : ses interprètes et le Public lui-même. Ce dernier, formé de cinq personnages assis sur le plateau, vient assister à un spectacle proposé par une artiste : la Comédienne. Le bon goût, les bonnes intentions, les idées reçues et le narcissisme apparaissent comme étant consubstantiels de notre nature profonde, et définissent nos attentes en matière d'art et de culture. Ainsi, le Public se métamorphosera en masse gluante, agressive, exigeante, prétentieuse. De fait, la Comédienne devrait satisfaire les injonctions du Public devenu démiurge, qui par ailleurs manie une langue équivoque, commettant ici et là des erreurs dans l'usage des mots. La question que soulève ce stratagème dramaturgique a pour sujet la violence et la guerre, pareilles à un plat de raviolis : jusqu'où serons-nous capables de regarder le carnage de l'humanité par elle-même ? à quel point vivons- nous dans une société monstrueuse qui broie ses propres représentations ? Par le biais de la mise en abîme de la Comédienne, c'est aussi l'art qui est questionné, observé et ironisé dans cette pièce unique en son genre dans le paysage théâtral contemporain de la péninsule, une pièce où le choeur tragique du Public ne répond plus de rien ni de personne.