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Passeur de la foi, consolateur des âmes. Tome 1
BOBRINSKOY BORIS
CERF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782204069571
Universitaire, spécialiste de l?art et de l?architecture russes anciens, le père Arsène (1894 - 1975) devient moine au célèbre monastère d?Optyna Poustyn. Prêtre, il développe une activité pastorale très personnelle, transformant sa paroisse de Moscou en une communauté spirituelle. Persécuté par le régime soviétique, il est déporté et emprisonné dans un «camp de la mort», où il survit grâce à la prière et à la compassion pour ses codétenus. Libéré en 1958, il devient le père spirituel de nombreux fidèles qui le visitent et correspondent avec lui de toute la Russie. Recueil de témoignages exceptionnels et souvent poignants, cet ouvrage nous fait pénétrer dans la vie quotidienne et intérieure du père Arsène et de ses enfants spirituels. Dans les camps rythmés par l?arbitraire, la violence et la mort, mais aussi dans la commune trame des jours en butte à la persécution politique, la solitude, le deuil, la maladie ou encore l?adultère. Face à cet océan de désespoir, le père Arsène fait toujours jaillir la lumière, le sens et la vie au coeur des ténèbres, de l?absurde et de la mort. Cela par sa prière intense, son discernement, sa patience, sa capacité d?écoute, sa douceur, mais aussi son abandon total à la volonté divine et son amour sans limite du prochain. Le père Arsène se révèle ainsi un incomparable confesseur et passeur de la foi en Christ, un consolateur des âmes qui sait éveiller chacun à l?image divine qu?il porte en lui, une incarnation vivante du monde d?être évangélique, qui rend Dieu présent et vivant par son seul exemple. Ce rayonnement lumineux explique le succès énorme de ce livre - qui est aussi un document unique sur l?horreur du goulag et les tribulations des chrétiens sous Staline - dans le monde orthodoxe : il a déjà été vendu à plus de 1 million d?exemplaires en Russie, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Grèce.
Résumé : 0 n connaît les icônes, on aime les chants polyphoniques, on sait que c'est "orthodoxe" mais on ne connaît pas l'orthodoxie. Dans un texte à la fois profond et accessible, l'auteur nous fait découvrir cette "Eglise d'Orient". Il évoque, bien sûr, les icônes et le chant sacré, mais s'attarde aussi sur la Prière de Jésus, si riche malgré son apparence répétitive, s'interroge sur la place des femmes dans l'Eglise et partage avec nous des réflexions essentielles, adressées tant aux orthodoxes eux-mêmes qu'à toute personne sensible à la spiritualité. S'appuyant sur des ouvrages de référence, Cinq leçons sur l'orthodoxie témoigne du souffle qui anime l'orthodoxie, ce souffle de l'Esprit qui, seul, peut régénérer un monde en mal de vivre.
Le père Cyrille Argenti (1918-1994), prêtre orthodoxe à Marseille, fut l'une des plus belles voix pastorales contemporaines. Dans ces textes, il propose une vision chrétienne ample et profonde et, face aux questions de notre temps, en une patiente et opiniâtre quête du Christ, offre une nouvelle compréhension de la tradition de l'Église, invitant à une réforme morale qui soit une réforme des coeurs. Dans sa préface, le père Boris Bobrinskoy se souvient: "Lors d'un camp de jeunes qui se tenait sur les rives du Rhône, le père Cyrille devait baptiser un adolescent et c'est dans le fleuve que fut immergé le catéchumène. De l'autre côté du fleuve, des riverains virent l'attroupement et alertèrent les pompiers. Lorsque ceux-ci arrivèrent, ils demandèrent:"Où est le noyé?"Le nouveau baptisé répondit:"C'est moi. J'étais mort et je suis ressuscité". Cet épisode est vraiment emblématique de la puissance de la transmission par le père Cyrille des rudiments fondamentaux de la vie chrétienne".
Résumé : Spécialiste des langues sémitiques et grecques anciennes, Francis Marion s'était attaché à une lecture très attentive et exigeante des Évangiles. C'est ainsi qu'il a été frappé par diverses anomalies plus ou moins apparentes, plus ou moins importantes, pouvant aller jusqu'à l'incompréhensible, face auxquelles les traductions existantes n'apportent, le plus souvent, que des réponses très insatisfaisantes. C'est pourquoi il entreprit, pendant plusieurs années, cette nouvelle traduction accompagnée de nombreuses notes linguistiques. Au terme de ce travail que salue le Père Bobrinskoï, une certitude se dégage pour l'auteur : " [...] Le fait que tous ces passages bizarres, obscurs ou illogiques, allant parfois jusqu'au non-sens, deviennent parfaitement clairs, cohérents et compréhensibles dès que l'on cherche et trouve le mot hébreu ou l'expression hébraïque qui devait se situer à l'origine, constitue une preuve irréfutable de ce que les Évangiles ont été écrits d'abord en hébreu (ou en araméen) [...] " Il rejoint ainsi, au terme d'un travail original et solitaire, les conclusions auxquelles étaient déjà parvenus Jean Carmignac et Claude Tresmontant. Partageant leur conviction qu'on retrouvera, un jour, un manuscrit hébreu originel, il nous invite à éprouver avec eux ce bonheur de l'intelligence et du c?ur que donne la lecture des Évangiles, dans la seule perspective de la recherche de la vérité. Une nouvelle contribution au débat essentiel sur l'origine hébraïque des Évangiles.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Comment continuer à vivre après la mort d'un fils de dix-huit ans ? Les parents qui ont été frappés par ce drame savent bien que cette question est sans réponse. Voici pourtant qu'un père se risque à poser une main fraternelle sur des épaules encore secouées de sanglots étouffés. Un " deux-fois père ", car Michel Laroche _ père selon la chair de Germain dont nous allons partager la vie, la mort... et la naissance _ est aussi père selon l'Esprit puisqu'il est prêtre de l'Eglise orthodoxe. La tension entre l'insupportable douleur humaine et l'espérance spirituelle, vécues en un même coeur, donne à ce livre magnifique une étonnante densité. La compassion n'a rien à voir avec l'homélie. Pourtant, la Parole chrétienne prend tout son sens au creux même de la détresse d'un coeur broyé. Ce paradoxe, qui nous plonge au sein du mystère, court au long de ces pages pudiques et fortes qu'il fallait avoir le courage de livrer à un lecteur qui se sentira peu à peu rejoint là où il croyait être seul, lové sur une souffrance indicible. Alors, l'agonie et la " naissance au ciel " de Germain, tout juste âgé de dix-huit ans, prennent tout leur sens et s'ouvre un chemin étrangement joyeux. Michel Laroche est archiprêtre de l'Eglise orthodoxe. Marié et père de deux enfants, il est actuellement recteur d'une paroisse dans la région parisienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de spiritualité, notamment Une seule chair, un livre sur la vie spirituelle du couple, et de Seconde naissance, ouvrage traitant de l'angoisse comme d'une voie spirituelle positive.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".