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Gestes, figures et écritures de maîtres ignorants. Platon, Montaigne, Rancière
Péraud-Puigségur Stéphanie
LAMBERT-LUCAS
42,00 €
Épuisé
EAN :9782359353655
Que serait la philosophie de Platon sans Socrate ou l'écriture des dialogues ? Que resterait-il du travail de Montaigne sans le "maistre des maistres" socratique ou la "manière" des Essais ? Enfin, l'oeuvre de Rancière aurait-elle la même teneur sans Joseph Jacotot, figure incontournable de "maître ignorant"? La pensée de ces trois auteurs n'existe pas indépendamment de ces figures et de ces écritures si particulières. On ne saurait résumer leurs philosophies, par ailleurs très singulières et différentes, à quelques questions, thèses ou concepts, en les amputant de la mise en scène de ces figures de maîtres si frappantes ou de l'invention stylistique qui leur donne corps et redouble, par les choix d'écriture, leurs gestes philosophiques. Ceci reviendrait à les trahir et à s'interdire l'expérience d'un autre rapport au savoir qu'elles nous invitent à vivre, chacune à sa façon. Cet ouvrage étudie comment ces trois philosophes pensent, à traver's ces incarnations, leur relation aux savoirs de leur temps et dans quelle mesure les figures et les écritures de maîtres ignorants qu'ils composent et mobilisent dans leurs textes leur permettent de faire expérimenter au lecteur les gestes philosophiques significatifs de ce rapport au savoir.
Résumé : Tributaire d'une époque soumise à toutes les formes de dette, La Comédie humaine peut être lue comme une socio-poétique du crédit qui démonte les mécanismes économiques, mais aussi psychiques, au terme desquels les individus intériorisent la nouvelle norme capitaliste. Partant, elle ne témoigne pas seulement d'une réalité, elle offre la possibilité d'expérimenter les virtualités de la monnaie et les mirages de la confiance inhérents à notre modernité économique.
Résumé : Jake est allé au bout de ce qu'il pouvait supporter de sa vie excessive, entouré de la folle énergie de la capitale où il vit. Dans un dernier recours de reprendre sa vie en main, il part vivre chez ses grands parents pendant un mois d'été. C'était sans compter Dylan, le voisin que tout semble lui opposer, mais qui lui offrira plus qu'une simple compagnie...
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.