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Ecumeurs des quais
Peraldi Michel ; Bartolotti Fabien
GAUSSEN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356982629
ECUMEURS DES QUAIS POLICES, ILLEGALISMES ET VIE QUOTIDIENNE DANS LE PORT DE MARSEILLE (1840-1950) Cet ouvrage est le fruit d'une recherche sur "les illégalismes portuaires" - formes d'évaporations par lesquelles te port nourrit la ville. Les archives de la "police des ports" et celles de la Chambre de commerce de Marseille nous dévoilent un monde social insoupçonné où l'on rencontre aussi bien Jules S., condamné à six mois avec sursis pour le vol de seize oranges, que le minotier M., qui détourne douze tonnes de blé. A leurs côtés, des scaphandriers se livrent au "grappinage" de marchandises tombées à la mer, des chiffonniers récupèrent du matériel de marine à bord des navires pour le revendre sur les quais et des marchands ambulants appâtent tes voyageurs en transit. Ce livre raconte la vie foisonnante d'un espace à la fois public, ouvert et cosmopolite, et invite à réfléchir sur le statut du prolétariat portuaire - caractérisé par la complexité des métiers et une certaine porosité entre travail, asservissement et commerces informels.
Kokoreff Michel ; Peraldi Michel ; Weinberger Moni
Résumé : La question des économies criminelles suscite à nouveau bien des débats dans nos sociétés. Qu'en savons-nous ? Qu'en est-il de leurs modes d'organisation sociale, des échelles territoriales sur lesquelles elles se déploient ? Que dire de leur implantation dans la ville ? En quoi leur histoire permet-elle de comprendre comment se sont constituées des traditions criminelles et des mémoires urbaines du crime ? Cet ouvrage s'efforce de répondre à ces questions à partir de la confrontation des outils d'analyse, des résultats d'enquêtes et des méthodes mis en ?uvre par des chercheurs tant italiens que français provenant de divers horizons disciplinaires. Il consiste à réinterroger la ville comme scène du crime et les mafias comme moteur de l'action publique à partir de nouvelles perspectives.
En un demi-siècle, Marseille a connu des bouleversements sociaux, économiques culturels et urbains majeurs. Dans ces tourmentes, et en contraste avec sa réputation de ville rebelle, renommée pour la violence de ses affrontements électoraux, Marseille n'a pourtant eu que trois maires (Defferre, Vigouroux, Gaudin), tous issus du même moule politique et social formé après la guerre par Gaston Defferre. Partant de cette énigme, Michel Peraldi et Michel Samson, spécialistes reconnus des mondes politiques marseillais, proposent dans ce livre magistral lasynthèse d'années de travail de terrain et d'entretiens approfondis avec les responsables politiques locaux. Les auteurs mettent ainsi au jour les liens noués par ces derniers avec les autres acteurs du théâtre politique local: entrepreneurs et industriels liés au port ou au BTP, nouveaux spéculateurs de la movida immobilière marseillaise, représentants de l'Etat, supporteurs de l'OM, syndicalistes, leaders religieux et communautaires, artistes et voyous... Ils en tirent le constat que le récit politique ne s'écrit pas seulement dans les histoires internes au sérail, mais qu'il s'insère dans l'humus social et culturel de la ville, dont il révèle la complexité et les subtils équilibres. Un exercicerarement fait dans un pays où on a tendance à sacraliser le discours politique sans en rechercher la logique sociale.
L'héroïne : sans doute la drogue la plus emblématique, la plus énigmatique aussi. Comment s'est-elle diffusée en France, dans quels mondes sociaux et urbains, selon quels cycles ? Mais aussi, pourquoi cette drogue plutôt qu'une autre ? Que nous dit-elle d'une société et, en proie à bien des bouleversements culturels et des crispations identitaires depuis les années 1960 ? Restituer, au présent, l'histoire de cette diffusion longtemps invisible en dehors des initiés, c'est dessiner les logiques de ce qui fut une aventure collective, un trip, avant la désillusion profonde qu'incarna le punk et la "catastrophe sociale et sanitaire" des années 1980 : overdoses en masse, épidémie de sida, hépatites. La diffusion de l'héroïne entraîna une véritable hécatombe collective, en particulier dans les quartiers populaires, chez les enfants d'immigrés et d'ex-colonisés. Le régime de guerre à la drogue et de panique morale, l'absence de culture de la santé publique, le déni de réalité y furent pour beaucoup. Or, l'expérience d'autres pays et la réduction des risques le démontrent, la catastrophe n'était pas fatale. Tel est l'objet de ce livre fondé sur une recherche collective.
Résumé : Marseille a connu, depuis les années 1960, une transformation économique et sociale fondamentale lorsque son port au rayonnement mondial s'est mué en centre administratif et provincial, déserté par les bourgeoisies commerçantes, laissant de côté les classes populaires. De ce moment perdurent des légendes encore vivaces. Marseille, même assommée par la crise économique, reste une ville imaginée, représentée par les médias, le cinéma ou la littérature, autant qu'habitée, mais fracturée. Le face-à-face tendu d'une classe moyenne administrative et d'une grande pauvreté partage encore un centre-ville qui a résisté à la gentrification. Parce que les notables locaux jouent un rôle crucial dans une ville où nombreux sont ceux dont la subsistance dépend des deniers publics, il faut analyser les dispositifs politiques et leur fonctionnement. Enfin, Marseille est l'objet et l'enjeu de l'une des plus grandes opérations d'urbanisme menée en France au XXIe siècle. Sa " renaissance " économique prend la forme d'une réinvention des espaces portuaires " rendus " à la ville et animés par des industries culturelles. Mais au bénéfice de qui et au prix de quelles expulsions ?
Alors que les mémoires relatifs aux guerres révolutionnaires et impériales abondent, aucun livre n'avait encore présenté autant de lettres inédites de soldats de la Grande Armée.À travers l'ensemble de plus de 250 courriers adressés par des soldats des armées de la Révolution et de l'Empire à leurs proches, nous suivons l'épopée à hauteur d'homme. Le quotidien du bivouac, la découverte des pays traversés, les épreuves de la guerre et la fidélité absolue à la Nation puis à l'empereur imprègnent ces lettres. Conservées dans des fonds publics ou grâce à la vigilance de collectionneurs, elles font revivre les acteurs anonymes de l'une des grandes pages de notre histoire. Dans leur diversité, ces lettres nous donnent également à lire un portrait de la France du début du xixe siècle : celui d'un pays profondément rural et qui se bat avant tout pour préserver les acquis de sa Révolution.
Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveauâ : l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire ? Professeur agrégé d'histoire, Olivier Boura est installé dans le Gard, il est l'auteur de livres historiques, de récits, de nouvelles. Il a obtenu en 2006 le prix Hemingway de la nouvelle.
Formant une arme distincte depuis la fin de l'Ancien Régime, les hussards ont écrit les pages les plus glorieuses de l'histoire des guerres révolutionnaires et impériales. C'est à cette figure emblématique que s'attache ici Jérôme Croyet, en prêtant une attention toute particulière au quotidien de ces combattants d'élite. Qui étaient-ils ? Comment étaient-ils recrutés ? Comment vivaient-ils en garnison et dans les combats ? Comment le mythe du hussard s'est-il constitué? Car, de Conrad à Ridley Scott en passant par Conan Doyle et son Brigadier Gérard, Jean Giono ou la bande dessinée, la figure du hussard n'a cessé d'occuper une place de choix dans l'imaginaire. On trouvera au fil de ces pages de nombreuses images rares, des miniatures d'époque ainsi que des dessins inédits réalisés spécialement pour ce livre parle bédéiste Michel Faure.
De juillet à septembre 1944, les Alliés préparent un débarquement sur les plages de Provence. Cette opération qui prend le nom de code d'Anvil-Dragoon a lieu du 15 août au 4 septembre 1944. Evénement majeur de la Seconde Guerre Mondiale et de l'histoire de France, le souvenir de cette opération d'envergure reste vif en Provence, mais reste occulté par le D-Day de Normandie. L'événement et ses enjeux restent mal connus de la plupart de nos compatriotes. Le Débarquement de Provence raconté par ceux qui l'ont vécu a pour but de le faire connaître en optant une approche qui donne une large part aux témoins et aux acteurs. Car c'est à partir des plages de Provence et avec la participation importante d'une armée française reconstituée et opérationnelle, que toute la vallée du Rhône, les Alpes, le Languedoc et le Massif Central sont libérés. Les unités les plus titrées de l'armée américaine en ont été les acteurs ainsi que les régiments et divisions françaises les plus décorées. Les quelques ouvrages existant font la part belle aux opérations tactiques sur les plages et leurs abords, et se limitent souvent aux libérations de Marseille et de Toulon. C'est restreindre fortement la dimension géographique et humaine d'une campagne qui ne s'est achevée qu'après la libération de Lyon et la jointure avec les unités venant de Normandie, au nord de l'Ain. La documentation du livre s'appuie sur les archives conservées dans les dépôts des collectivités locales mais aussi sur les archives fédérales américaines et surtout sur des témoignages écrits ou oraux d'acteurs et de témoins (Américains, Français ou Allemands), et que l'auteur a recueilli au fil des années. De même, on a privilégié les photographies émanant de témoins et les prise de vue d'objets accumulés par des collectionneurs.