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L'envers du décor
Pépin Ernest
CARAIBEDITIONS
8,60 €
Épuisé
EAN :9782373110548
Derrière son apparente simplicité, L'Envers du décor est un roman complexe qui veut rompre avec les clichés d'une Guadeloupe exotique pour faire l'éloge d'une identité guadeloupéenne assumée hors de toute dimension coloniale. C'est donc une fable où l'on voit se défaire le rêve d'un "métropolitain" qui nourrit le projet de lancer un restaurant bien "français". Hélas, Jean-Paul se heurte aux difficultés du réel au point de déchoir en "blanc gâché" qui se retrouve manoeuvre sur le marché de Pointe-à-Pitre. C'est là qu'il rencontre Anadine, une vieille guadeloupéenne qui non seulement le prend en pitié mais plus encore l'initie aux subtilités de la vie créole. Commence alors pour lui un véritable apprentissage des valeurs, des coutumes et de l'histoire du pays qui vont lui permettre de comprendre que vit là une humanité bafouée mais qui a su réinventer les armes miraculeuses de sa survie collective.
Les nuits des villes, orphelines de la bonté du jour, sont des putains tristes sur le trottoir du ciel. Les nuits des villes rugissent comme des paquebots blessés dans les creux des mensonges. Les nuits des villes dînent au bordel en jetant aux mendiants des rognures d'étoiles. Les nuits des villes font un cinéma d'enfer où les anges conviés jouent au démon. Les nuits des villes ont la peau déchirée par l'écharde des enseignes. Seules les statues dorment clouées à leur silence. Le fleuve est une longue histoire racontée par les nuits. Les villes ainsi soignent leur insomnie... Biographie de l'auteur Ernest Pépin est né en 1950, en Guadeloupe. Il est notamment l'auteur de: Au verso du silence (L'Harmattan, 1984); Salve et Salive (Silex, 1986); L'Homme au bison; Tambour-Babel; Le tango de la haine; Coulée d'or (Gallimard); Lettre ouverte à la jeunesse (Jasor, 2001); Cantique des tourterelles (Ecritures, 2004); Africa-solo (Mémoire d'encrier, 2008).
Un couple de "métropolitains" quitte Paris pour s'installer en Guadeloupe, avec le projet de créer un restaurant. Passé une période d'euphorie, le mirage d'une vie facile s'évanouit. De déconvenue en déconvenue, ils découvrent alors une tout autre réalité: difficultés économiques, chèques sans provision, familles surendettées, incompréhensions liées au poids de l'histoire coloniale... Lorsque le couple se sépare, l'homme erre tel un clochard sur le marché de Pointe-à-Pitre. Ce sera pour lui l'occasion de découvrir une autre Guadeloupe. Une terre comme les autres, avec ses contradictions, ses laideurs et ses beautés, ni paradis, ni enfer : une terre humaine.
Résumé : Dans une Guadeloupe tourmentée par le chaos de sa diversité ethnique, sociale et culturelle, au temps des rues obscures les rumeurs devenaient des réalités. Un jour, la rumeur annonça "l'Homme-au-Bâton" . Personnage mystérieux, sans visage, sans nom, qui défraya la chronique de nos jours immobiles en nous faisant glisser sous l'écale de la peur. Partout à la fois, aux quatre coins de notre poussière d'île, invisible et sinistrement présent, il perforait nos femmes en laissant derrière lui un sillage de parole et une kyrielle d'enfants. Dès lors nos imaginaires, riches de toutes les peurs (peur du nègre marron, peur du cyclone, peur de la Soufrière, etc.), inventèrent les parades les plus cocasses.
Sujet: L'auteur raconte son enfance à la Guadeloupe. Les vacances chez les grands-parents: profiter d'une certaine liberté, les baignades rafraîchissantes, jouer au docteur... mais aussi subir la purge, la rougeole, ou le rituel du dimanche. Il parle aussi de sa mère, de son père qui revient de l'En-France après plusieurs années d'absence, et fait revivre tous ces souvenirs enluminés, colorés et parfumés. Commentaire: En quelques paragraphes situés à la fin du récit, l'auteur dépeint son amour des livres et comment il a germé en lui. Son goût d'écrire se perçoit entre les lignes du roman, rédigé avec talent dans une langue pleine de finesse. Mais ce vocabulaire, riche et souvent inconnu des métropolitains peut être un réel obstacle à la lecture. Si certaines phrases sont entièrement traduites, le corps du texte est émaillé d'expressions créoles souvent savoureuses, qui rendent l'accès difficile à de jeunes lecteurs, mais restituent les odeurs, les couleurs et les sensations. Ce retour sur lui-même de l'auteur séduira en revanche les adultes.
L'histoire du Nouveau Monde, et donc des Antilles, fourmille de légendes et de héros mythiques, d'intrépides religieux devenus boucaniers, pirates ou corsaires, de courageux chefs amérindiens, Taïnos ou Caribes, de valeureux Nègres Marrons à la tête de révoltés libérant leurs frères captifs de l'enfer des plantations de canne à sucre et, cependant, les légendes les plus connues des Antillais sont celles qui parient de l'Ancien Monde, de l'Europe ou même de l'Asie. Ici quatre légendes inédites des Antilles, comme les quatre points cardinaux d'un archipel mythologique, l'Archipel des Caraibes, font revivre des héros inconnus du grand public. Entre la légende de "Sésé", sur l'île de la Dominique, la jeune femme qui aurait été à l'origine de la guerre entre Arawaks et Caraibes et celle de "l'Homme du Continent", sur l'île de Marie-Galante, quatre siècles se sont écoulés. Contrairement aux contes le plus souvent pure imagination, les légendes sont les pierres angulaires de la tradition orale, ce qui reste dans la mémoire des hommes d'une histoire non écrite, histoire qui se raconte de génération en génération. Pas de Peuple sans légende. Les légendes livrées ici sont sans doute la clé de voûte qui permet un accès sublimé à la Culture Antillaise.