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L'ingénierie sociale / Expertise collective et transformation sociale
Penven Alain
ERES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782749237176
Extrait Introduction Face à l'acuité et à la complexité croissante des problèmes sociaux et en raison du scepticisme ambiant à l'égard de l'efficacité de l'État providence, l'ingénierie sociale trouve aujourd'hui une nouvelle actualité. La notion, qui a été peu mobilisée jusqu'à présent, excepté lors de la définition des démarches de développement social urbain, est aujourd'hui convoquée pour inscrire les politiques éducatives et sociales dans un processus continu d'adaptation et de régulation organisationnelle et financière. Dans ce contexte, l'émergence d'une nouvelle figure professionnelle, le cadre développeur en ingénierie sociale, apparaît comme l'expression de la recherche d'une expertise de haut niveau fondée sur l'analyse sociale, la conception d'actions intégrant les contraintes juridiques, réglementaires, financières, des politiques publiques et enfin la prise en compte de l'engagement ainsi que de la participation d'une pluralité d'acteurs, et en premier lieu les bénéficiaires de ces actions. Cet ouvrage est un guide pratique à l'usage des étudiants inscrits dans des cursus préparatoires au diplôme d'État d'ingénierie sociale (deis), master intervention sociale, diplôme des hautes études des pratiques sociales (dheps), et plus globalement des acteurs, élus, agents des collectivités publiques, travailleurs sociaux, militants associatifs, qui agissent dans le cadre des politiques éducatives et sociales ou qui s'investissent dans des initiatives associatives ou coopératives de lutte contre les inégalités et les risques sociaux. Fruit d'une longue pratique de l'intervention sociale et de la formation d'adultes, ce manuel associe approches théoriques, analyse d'expérimentations et conseils méthodologiques. Dans une première partie, nous proposons d'introduire la question de l'ingénierie en la situant dans une analyse globale de l'intervention sociale et de ses transformations contemporaines. La production de connaissances, au coeur du processus d'ingénierie sociale, sera traitée en portant un intérêt particulier à des formes de recherche-action et d'intervention sociologique qui permettent de penser l'articulation dynamique et créative entre logique de la recherche et logique de l'intervention sur des problèmes sociaux. Nous insisterons sur le caractère central de la détermination des usagers et de leur participation aux processus d'élaboration de réponses aux besoins sociaux identifiés. Ensuite, nous aborderons les pratiques de l'ingénierie sociale proprement dite. Trois dimensions principales seront traitées : l'observation et la conduite de diagnostics partagés ; la conception de dispositifs et de programmes ; enfin l'intégration des approches évaluatives.
Résumé : Le verger n'est pas une métaphore, c'est un rapport au monde. Une attention constante au soin, à la forme des fruits, à la hauteur et la direction des branches. Une attention à des cycles plus vastes que l'homme. Faire croître c'est avoir conscience de l'environnement : pruniers, abricotiers, cerisiers, chaque arbre porte son caractère, sa nature. Patience, attention et gestes sûrs sont nécessaires à leur apprivoisement. Cédric Le Penven pèse les heures dans ce livre rythmé par l'écoute des arbres et la récolte silencieuse de leurs fruits. Face à l'immobilité apparente de ces arbres, à leur impassibilité, on presse notre fatigue, notre porosité. Dans le fourmillement de vie, de plantes et d'insectes, on reste malgré tout un intrus, comme si notre capacité à englober toutes ces vies dans notre conscience et dans nos gestes nous en excluait. On cherche à poser notre marque humaine, à faire fructifier : on greffe, on transforme, on mute. Il y a une tension entre ces présences naturelles, l'intervention du gel, le refus mystérieux d'une greffe, le rejet d'un sol, et l'obstination de l'homme, ses outils pour faire plier la nature. Les arbres aussi tombent malades, portent leurs cicatrices. Il faut savoir avec précision ce qu'il faut couper, pour ne pas augmenter le mal, et nettoyer les plaies. C'est une des quêtes du livre, oser poser ses blessures "à l'air libre". Le Penven pose sur son verger une main qui cherche à apaiser, à guérir, à faire grandir. Une main douce et attentive, à rebours des coups et des poings de l'enfance. Contre tous ces arbres que l'on plante à l'intérieur de soi-même, et qui prolifèrent de façon anarchique, envahissante, que l'on est bien impuissants à tailler et qui donnent tant de fruits noirs. C'est que pour se guérir soi-même, la précision de nos gestes ne vaut rien ; on ne peut les porter vers soi. On a beau essayer de savoir, on ne connaît rien de ce qui nous agite et s'agite au dehors. La mémoire, les enfants qui grandissent, les blessures logées à l'intérieur de chacun, pour tout cela il n'y a pas de manuel, et il "ne reste plus qu'à tout aimer sans rien comprendre".
Joachim s'ouvre en vers brefs, comme pour mesurer le franchissement de la pudeur : l'attente d'un enfant longtemps espéré, si difficile à venir. Angoisse du futur face à l'angoisse de l'enfance, face à cette possibilité ouverte devant soi d'être un père autre, à l'inverse de celui qui distribuait les coups. Fragilité et bouleversement jusque dans les pronoms personnels qui changent et glissent d'un poème à l'autre, dans l'incertitude d'être soi face à l'enfantement. L'écriture se dépouille, délaisse obscurité et métaphores pour avancer frontalement vers le lecteur dans une quête de clarté des objets, comme si pour habiter le monde, tendre vers l'autre, il se manifestait un refus de dissimulation. A travers le lieu de La Gourgue ensuite, lieu à la fois réel et littéraire, sensible et symbolique, Le Penven développe une géographie intime, dans une tension entre la fugacité des perceptions - terres humides, lumière à travers les branches, eau fraîche du ruisseau, odeurs des bois - et l'extériorisation du souvenir par le mouvement physique et l'exténuement de l'effort physique, qui empêche la réminiscence des rancoeurs d'étouffer à l'intérieur de soi, après avoir plongé au fond de la mémoire, de sa noirceur. La Gourgue est un lieu, mais aussi un langage, l'invitation à nommer ce qui nous entoure, découvrir le nom des choses pour les identifier en nous, les reconnaître puis les transmettre. Voir le monde, le fait de se mouvoir dans le monde, comme un enfant se découvre. Un lieu, un poème, un enfant contre une colère. Dans le secret du lieu, approcher la forme de sa vie.
Cette étude sur les dynamiques de l'innovation sociale examine les forces collectives qui sont en mesure de bousculer les rapports sociaux de production, de reproduction et de domination. Cet ouvrage est un essai de sociologie empirique et pragmatique dont la principale ambition est de mieux saisir la capacité des acteurs à transformer, dans et par l'action collective, leurs représentations et leurs pratiques sociales, apprenant ainsi à comprendre leur monde pour mieux l'appréhender et le façonner.
A partir d'expérimentations et de recherches collectives, l'auteur propose une approche de la ville et du développement urbain en rupture avec les récits alarmistes et la rhétorique du ghetto. Sans négliger les difficultés sociales et économiques rencontrées notamment par les habitants des quartiers populaires, il propose une lecture optimiste, mais néanmoins critique, des dynamiques collectives impulsées par les politiques publiques et les initiatives de la société civile. Au coeur de cette approche, la coopération sociale est définie comme la capacité des acteurs à concevoir collectivement un objet commun en mutualisant leurs ressources pour agir ensemble dans un contexte contraignant et inventer ainsi des réponses appropriées, voire novatrices, d'utilité sociale pour satisfaire l'intérêt général. Aujourd'hui, dans le contexte de recomposition internationale d'un capitalisme boursier post-industriel, les acteurs ne mettent-ils pas en oeuvre des utopies agissantes qui sont de nature à recomposer l'espace social et culturel des villes?
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Vous êtes professionnel de santé ou vous souhaitez vous perfectionner dans l'art de devenir véritablement aidant au quotidien ? Ce livre est fait pour vous. Il vous permettra d'acquérir l'ensemble des notions de base de la relation d'aide, comme : ses fondamentaux (conditionnements, croyances limitantes, jeux psychologiques, signes de reconnaissance, sens de la vie...) ; l'entretien d'aide (la structure, l'écoute, la reformulation, les messages non communicatifs...) ; la déontologie de l'aidant ; la psychothérapie, la psychanalyse, le développement de l'enfant, les mécanismes de défense, les objections... ; la psychopathologie et ses différents types de personnalité (paranoïaque, schizoïde...) ; les maladies de société (dépression, mélancolie, troubles du comportement alimentaires, Alzheimer...) ; l'approche transgénérationnelle et systémique de la relation d'aide ; les compléments à la relation d'aide (méditation, coaching...). Vous trouverez ce livre facile et agréable à lire bien qu'il situe d'emblée l'élan de ceux qui veulent prendre soin des autres au plus haut niveau des relations humaines. Dans un monde de plus en plus égocentré, l'urgence veut que nous fassions l'effort d'ouvrir notre coeur et de retrouver la voie du bon sens, ce qui implique une connaissance réelle de ses limitations autant que de ses points forts, et surtout une forte intention de contribuer à devenir un facteur de paix dans l'univers qui est le nôtre. Un livre à se procurer de toute urgence.
Avoir un vécu de migrante - Maroc et Algérie -, d'observatrice du Québec - j'y suis arrivée en 1990 - et de la France - où je vais souvent par plaisir comme pour affaires -, être par ailleurs une grande voyageuse me permettent de m'interroger sur le monde et les sociétés tels qu'ils sont. Sur la manière dont on voit la vie et dont on la vit, sur les enjeux brûlants d'actualité que sont la famille, l'immigration, la religion, la laïcité, la culture, la répartition de la richesse, l'éducation, les jeunes, la place des femmes, l'entreprise, etc. Autant de questions qui, à l'aune de mon expérience et de mes constats, m'interpellent. Cet essai en est la preuve, comme la réponse. Dans cet ouvrage, avec franchise, humilité, humour et, je pense, bon sens, je m'efforce de traiter sans faux-semblants les grands sujets qui concernent chacun, des thèmes au fil desquels une vérité s'impose : quelque part sur le chemin, nous avons abandonné l'essentiel, le contact humain. Et, pour le retrouver, puiser dans les coutumes, la culture, les habitudes des différents pays que je connais bien peut être une solution. A vous de le lire, de le voir, peut-être de l'appliquer. Car ces différences qui nous ressemblent sont aussi celles qui nous rassemblent". D. H.
Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux au visage ravagé ? Ce sont les clochards. Fous d'exclusion. Fous de pauvreté. Fous d'alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Mais au-delà, c'est contre la vie même qu'ils se révoltent. Hallucinés, ivres, malades, c'est un autre et impossible ailleurs dont ils s'obstinent à rêver furieusement. Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d'hébergement, au Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la première consultation d'écoute destinée aux SDF en France.
La fin de l'Etat providence et des politiques sociales qu'il rendait possible est l'occasion d'un retour en force de "la psychologie positive" dans l'accompagnement des populations fragiles. La relation d'aide a de fait une histoire ancienne, et notamment aux Etats-Unis, où l'individu est tenu pour seul responsable de la réussite de son développement. L'usager étant désormais d'abord un citoyen (avec ses droits... et ses devoirs), il n'est plus tant question de compenser, voire soigner, ses fragilités, que de l'aider à se réaliser. L'ouvrage pend acte de ce tournant en travail social. Il replace ces nouvelles pratiques dans le contexte de l'approche classique, sociale et psychanalytique, de l'accompagnement en action sociale, pour en noter les apports positifs, et pour proposer des garde-fous afin de se prémunir de dérives graves.