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La Chancellerie d'Orléans. Renaissance d'un chef-d'œuvre (XVIIIe-XXIe siècles)
Pénicaut Emmanuel ; Manas Arnaud
FATON
29,00 €
Épuisé
EAN :9782878442830
La chancellerie d'Orléans : peu d'hôtels particuliers parisiens ont fait couler autant d'encre que ce bijou du début du XVIIIe siècle, redécoré dans les années 1760 par l'architecte Charles De Wailly pour le marquis de Voyer, l'un des plus grands collectionneurs et mécènes de son temps. Malgré de vives polémiques, les décors de cet hôtel voisin du Palais Royal furent démontés pièce par pièce en 1923 pour faciliter l'agrandissement de la Banque de France. Depuis lors, ils attendaient en caisses leur remontage, tout en alimentant la plume nostalgique des amoureux du Vieux Paris et de l'art français. Ce remontage est aujourd'hui une réalité. Minutieusement restaurés au long d'un chantier de huit années, les décors ont trouvé leur place au rez-de-chaussée de l'hôtel de Rohan, dans le magnifique quadrilatère des Archives nationales, et sont désormais visibles par tous. Sous la plume des meilleurs spécialistes, le présent ouvrage détaille l'ornementation et l'histoire de la chancellerie d'Orléans, concentré d'arts décoratifs auquel collaborèrent les plus grands artistes (Boffrand, Pajou, Lagrenée...), et raconte aussi les péripéties d'une aventure à la fois tragique et heureuse : c'est tout un pan de l'histoire du patrimoine français, du XVIIIe au XXIe siècle, qui renaît sous nos yeux.
En quatre ans, la Grande Guerre a entraîné la mort de près de dix millions de militaires, dont 1,4 million en France. D'une ampleur jusqu'alors inconnue, ce drame humain cache de nombreuses facettes : Quelles sont les causes de ces décès ? Les soldats sont-ils morts au front, ou plutôt à l'arrière ? Quelles solutions l'administration a-t-elle mise en oeuvre pour dénombrer, identifier, transporter et inhumer un million de corps ? Comment les pouvoirs publics ont-ils répondu à l'attente et aux demandes des familles ? Peut-on évaluer les répercussions de ces décès dans la société d'après la guerre ? Et comment la mort de masse a-t-elle été représentée dans la presse, dans l'art, dans la vie religieuse ou littéraire ? Des spécialistes français et étrangers d'histoire militaire, d'histoire des institutions, d'histoire des représentations, d'histoire de l'art et d'archéologie sont invités à croiser leurs points de vue pour répondre à ces questions, et tenter de mettre des mots sur une réalité qui a marqué le XXe siècle et toute l'histoire contemporaine.
Potin Yann ; Pénicaut Emmanuel ; Coeuré Sophie ; D
Une histoire des archives : souveraineté, Etat et nation YANN POTIN Les archives butins de guerre et souveraineté SOPHIE COURE Les pouvoirs face aux archives VINCENT DUCLERT Faut-il réviser la loi de 1978 ? Le droit de l'accès aux archives MARIE CORNU Un enjeu de pouvoir : quelles structures administratives ? EMMANUEL PENICAUT Les archives dans la cité AGNES MAGNIEN Conserver, dissimuler, cacher, classifier, détruire HERVE LEMOINE L'historien face aux archives PHILIPPE ARTIERES Le marché des archives PASCAL EVEN De l'écrit à l'internet : comment archive-t-on l'immatériel ? FRANCOISE BANAT-BERGER Un autre modèle : le droit anglo-saxon des archives NOE WAGENER Repères étrangers PIERRE ASTIE, DOMINIQUE BREILLAT et CELINE LAGEOT Chronique constitutionnelle française PIERRE AVRIL et JEAN GICQUEL Summaries
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.
De l'amitié et de la collaboration entre Emile Gallé et Désiré Christian naît la plus extraordinaire histoire de la création verrière et de l'Art Nouveau. Exécutant fidèle et discret des oeuvres d'Emile Gallé, Désiré Christian met au point, pour la réalisation des oeuvres de l'artiste, les techniques verrières les plus abouties de tous les temps. Lorsqu'en 1894, Emile Gallé inaugure sa propre cristallerie à Nancy, Désiré Christian devient le responsable artistique de la verrerie de Meisenthal et perpétue une création magistrale et unique sous la marque d'atelier de "Verrerie d'Art de Lorraine" puis s'installe à son propre compte entre 1898 et 1907. Le présent ouvrage présente un catalogue de ses créations éblouissantes dont la qualité mérite d'être soulignée au même titre que l'oeuvre d'Emile Gallé.
Aux biscuits de porcelaine de Paris sont souvent associés de grands noms de porcelainiers, tels Guérhard, Dihl, Gille jeune, Desprez et Nast. Pendules spectaculaires, statues gigantesques, ou bustes à taille humaine, ces figures ou groupes en porcelaine non émaillée sont pourtant assez méconnus ; on les imagine blancs, mais ils peuvent être bleus, noirs, polychromes ou dorés. Le biscuit parisien est très prisé par des amateurs aussi prestigieux que George Washington et le prince-régent d'Angleterre. Après une présentation des origines de la porcelaine et des techniques de fabrication, Régine de Plinval de Guillebon nous entraîne au coeur de la vie mouvementée de trente et une manufactures des XVIIIe et XIXe siècles, en s'intéressant de près au travail des ouvriers, des artistes et des investisseurs, ainsi qu'au contexte économique général. Observant le rayonnement des manufactures parisiennes en Europe et en France, l'auteur mesure aussi la concurrence étrangère et provinciale. Une analyse approfondie des formes, des couleurs, ainsi que de l'association du biscuit avec le bronze, l'orfèvrerie et le cristal, permet d'envisager l'évolution du style des biscuits, dont huit cents sont cités, et deux cents illustrés dans cet ouvrage. Offrant un indispensable outil d'identification aux chercheurs et aux collectionneurs, un catalogue raisonné des manufactures parisiennes vient compléter cette étude de grande ampleur, dédiée à l'art de la porcelaine à Paris.