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2, 3, 4 roues. Le Grand Prix de Picardie 1913
Penfentenyo Jehan-Charles
MICHEL DE MAULE
60,00 €
Épuisé
EAN :9782876236387
Le 5e Grand Prix de l'A. C. F marque la fin des roues en bois, des chaînes de transmission et des grosses cylindrées en course. C'est un spectacle où la foule se presse. La course, de portée internationale, est la plus prestigieuse qui soit. Nous sommes à la veille de la Première Guerre Mondiale et la présence de concurrents étrangers regroupe tout ce qu'il y a alors de motorisé sur les routes. C'est aussi le début de l'encadrement et des règlements sportifs. Les pompes de distribution d'essence, le permis de conduire, la conduite à droite, la signalisation, le bitume, le volant à gauche, l'éclairage électrique... n'existent pas où sont encore à l'état embryonnaire. Le cheval et les attelages avec les bicyclettes règnent en maîtres de la circulation. Deux jours d'épreuves, près d'Amiens, sur un circuit en boucle qui existe toujours, malgré les ravages de la Grande Guerre. Le samedi 12 juillet est consacré aux voitures de Grand Prix, avec un départ pour 917 km de bagarre intense entre Peugeot, Delage et Sunbeam. Les vitesses de pointe dépassent les 150 km/h. De grands noms sont aux volants : Georges Boillot, Felice Nazzaro... le lendemain matin ce sont les motocyclettes et l'après-midi les cyclecars pour 262 km. Les Morgan, les Bédelia, les GN se défient dans la chaleur de cette journée qui, combinée à la poussière en suspension dans l'air, entame la résistance des concurrents. L'été est torride. La piste en terre est piégeuse, la perspective de crevaison angoisse les coureurs. Après quatre heures de course la Morgan suivie par une Bédelia franchit la ligne.
La guerre civile en Syrie est entrée dans sa septième année. Mal préparée à la guérilla qui multiplie les fronts à l'infini, et affaiblie par un adversaire qui semble se renouveler sans cesse, l'armée arabe syrienne se montre néanmoins résiliente. Pour autant, si l'implication des alliés iranien et russe s'avère cruciale dans l'avantage tactique pris par le régime, ce n'est pas elle qui fournit les combattants au sol, ou si peu... Qui donc fait la différence sur le terrain ? En réalité, le contexte a favorisé le foisonnement de milices dans les deux camps. Côté gouvernemental, près de deux cent mille hommes se sont ainsi engagés dans des groupes paramilitaires en partie pris en main par le régime. Et c'est cette opération survie qui pourrait le sauver : "survivre, c'est vaincre" écrivait Raymond Aron. Dans l'immédiat du moins, car après le conflit comment se comporteront ces groupes et leurs chefs devenus pour certains de véritables seigneurs de guerre ?
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.