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L'Extrême-Orient. L'invention d'une histoire et d'une géographie
Pelletier Philippe
FOLIO
15,11 €
Épuisé
EAN :9782070356744
L?Extrême-Orient fascine les Européens, et les Occidentaux en général. C?est logique: cesont eux qui l?ont inventé. Il inquiète aussi, car confusément pour beaucoup et consciemmentpour ceux qui ont la chance ou les moyens d?y voir de plus près, c?est là que se joue, semble-t-il, l?avenir du monde. La première occurrence de l?expression d?Extrême-Occident en français remonte probablement aux frères Reclus, au début du XXe siècle, lorsqu?ils comparent les deux« rivages maritimes » à l?ouest et à l?est du continent eurasiatique. Le sens double du mot « extrême » en français favorise les formulations tranchées. Partons de ce constat: l?Extrême-Orient incarnerait non seulement une extrémité physique de l?Orient mais aussi la quintessence même de celui-ci, son aboutissement au sens propre comme au sens figuré. Or cet Orient est indissoluble de l?Occident. En partant de l?Extrême-Orient, l?analyse renvoie donc à la question d?ordre plus général de définition des grands ensembles du type Orient et Occident, de leur nature: géographique, culturelle, politique? Réelle ou métaphorique? et de leurs limites. C?est l?Occident qui vient perturber le monde sinisé, d?abord au XVIe puis au XIXe siècle pour les temps le plus forts, pas le contraire. Jusque-là, la Chine et ses pays voisins se passent parfaitement de l?Europe et de l?Amérique. Ils auraient poursuivi leur cours sans en avoir besoin, donc sans mimétisme ni quête de modernisation. Confrontés à un rapport de force, ils doivent s?adapter à la nouvelle donne, laquelle est imposée de l?extérieur mais qui trouve aussi ses relais à l?intérieur, dans les sociétés locales. L?Occident ne peut être ni dédouané, ni exonéré de cette géohistoire. En outre, c?est précisément la réponse différenciée des sociétés d?Asie orientale face à la perturbation occidentale qui aggrave le déséquilibre puisqu?elle s?opère en décalage entre les différents pays asiatiques. Le Japon réagit ainsi plus vite, et plus brutalement, que ses voisins. Mais il impose à son tour sa domination et son exploitation, en prenant nommément exemple sur la démarche coloniale de l?Occident. On en voit encore les traces et les conséquences dans toute la région. Nier la responsabilité occidentale, surestimer les vertueux agents de commerce et sous-estimer les canonnières, aboutirait d?ailleurs paradoxalement à légitimer le discours impérialiste du Japon, et son succédané révisionniste actuel. Les deux cherchent en effet à justifier la dérive colonisatrice japonaise et ses excès par la nécessité de lutter contre la domination occidentale, « l?oppresseur blanc », et en faveur de la « libération des peuples d?Asie ». La démarche de ce livre ne s?appuie donc pas sur une position européo-centriste ou occidentalo-centriste qui viserait à en tirer spécifiquement profit, mais bien d?une posture universaliste, en termes d?analyse, de réflexion, de pistes pour la pensée et l?action, même si, en questionnant l?Orient et l?Asie, elle pousse à s?interroger, en creux, sur les réalités de l?Europe et de l?Occident. Cette exigence est cruciale vis-à-vis d?un post-modernisme qui, à force de déconstruire le modèle supposé européen ou occidental, prétend remettre en cause la philosophie des Lumières ou de la raison tout en oubliant l?apport, sur ce plan, des autres sociocultures, dont celles de l?Asie orientale. Elle passe par un ré-examen des grandes catégories comme continents, nations ou civilisations qui rencontre la métagéographie.
A l'instar du ninja et du samurai, le yakuza fait partie des figures imposées de la culture et de la société japonaise. Largement représenté dans la littérature et le cinéma, couvert de tatouages, phalange coupée, langage rude et violence soudaine, il fascine et interroge : comment cette structure archaïque et quasi féodale peut-elle perdurer dans un Japon démocratique, industrialisé et technologique ? Pour comprendre et éviter le piège de l'essentialisation et du culturalisme, une comparaison avec d'autres pays, notamment la mafia née en Sicile, permet de dégager des éléments communs, mais aussi de mettre à jour la spécificité de la pègre japonaise : sa proximité avec l'extrême-droite, dans l'idéologie comme dans l'action. S'appuyant sur un méticuleux travail de recherche et une analyse originale, Philippe Pelletier démontre ainsi comment les yakuza sont nés à un moment donné, en un lieu donné, en réponse à une demande politique qui interroge in fine sur deux éléments : la nature réelle de la démocratie japonaise et le rôle d'une figure tout aussi emblématique que le yakuza, celle de l'empereur.
Résumé : Depuis Marco Polo évoquant le lointain Cipango, le Japon fascine les Occidentaux. Et il intrigue aussi ses voisins Chinois. L'argumentaire sur la singularité des Japonais, vus comme impénétrables, spéciaux sinon bizarres, nourrit depuis des siècles une avalanche d'idées reçues que le passage dans la modernité technique apparemment contradictoire avec une tradition réinventée n'a fait que renforcer. Des anciennes générations du "péril jaune", qui se complaisaient à dire que les Japonais étaient incompréhensibles et dangereux, à la fascination actuelle, et planétaire, pour la "J-Pop culture", mélangeant animê, manga, samurai, sushi, karaoke, tofu, sûdoku, origami et autres yakuza, les clichés sont légion qui méritent d'être décortiqués dans cette deuxième édition, revue et augmentée, véritable panorama du Japon contemporain.
Elisée Reclus, Albert Camus, l'Algérie : deux personnages, une contrée, une convergence finalement évidente. Malgré le demi-siècle qui les sépare, malgré les différences de métier, de contexte ou de caractère, Reclus et Camus partagent de nombreux points communs : honnêteté intellectuelle, exigence éthique, convictions libertaires et passion pour l'Algérie. Véritable fil noir et rouge, qui passe d'abord par un attachement familial, ce pays traduit en effet leur sentiment d'être des "indigènes de l'univers". Leur dénonciation du colonialisme, exempte de nationalisme, fut mal comprise. Leur alternative autogestionnaire et fédéraliste aurait permis des issues moins douloureuses.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Gorbatchev Mikhaïl ; Mancip-Renaudie Françoise ; M
Trente ans après la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, la paix internationale est en péril. A l'heure du Brexit, de la remise en cause américaine des accords nucléaires et de l'urgence écologique, il est plus que jamais nécessaire de penser l'avenir du XXIe siècle. Mikhaïl Gorbatchev, l'homme de la perestroïka, nous alerte contre le repli identitaire sous toutes ses formes. Dans un monde multipolaire ravagé par les inégalités et menacé par le populisme, il réaffirme les grands principes démocratiques qui l'ont animé tout au long de sa carrière politique. Il engage l'Europe, et en particulier l'Allemagne, à prendre ses responsabilités et à assumer son rôle de médiateur dans le concert des nations. Paix, liberté et coopération internationale sont les maîtres mots de ce remarquable manifeste politique.
Résumé : L' Art de la guerre de Sun Tzu exerce toujours la même fascination sur nos contemporains. Est-ce parce qu'il s'agit du premier livre de stratégie écrit il y a 2 500 ans ? Peut-être, mais cela ne suffirait pas à expliquer son succès jamais démenti. Il contient surtout des leçons qui ont franchi le mur des siècles et qui restent pertinentes. Pascal Boniface, avec la clarté pédagogique qu'on lui connaît, nous offre une mise en perspective de L'Art de la guerre avec l'actuelle stratégie chinoise. Il démontre que lire Sun Tzu permet de comprendre la montée en puissance de la Chine qui paraît aujourd'hui irrésistible. Mais aussi que ses leçons sont désormais au service de tous ceux qui veulent se les approprier, y compris Donald Trump.
Résumé : A qui appartient la mer ? Quels sont les pays les plus corrompus ? Où se trouvent les réfugiés ? Y a-t-il encore des esclaves ? Quels pays partent à la conquête de l'espace ? Mister Geopolitix, globe-trotteur infatigable et youtubeur, vous embarque dans son tour du monde. Grâce à ce livre illustré de cartes et de graphiques, de photos prises par l'auteur pendant ses voyages, de chiffres et d'infos insolites, la géopolitique devient accessible et passionnante ! Après des études sur les pays en développement, Gildas Leprince a réalisé le tour de la Méditerranée en solitaire et a tourné des reportages dans plus de 16 pays. En 2016, il fonde la chaîne YouTube Mister Geopolitix pour continuer à partager sur les sujets qui le passionnent.
En 1815, le congrès de Vienne inaugure, après la longue césure des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, une nouvelle ère dans les relations internationales, avec l'Europe pour théâtre principal et acteur essentiel. Le directoire des grandes puissances assure un siècle de paix globale, affirmant sur toute la planète la suprématie du Vieux Monde. Cependant, à partir du XXe siècle, le système se dérègle et le leadership européen cède la place à un monde déchiré par les crises, les guerres et le choc d'idéologies antagonistes avant d'hésiter, depuis l'an 2000, entre ordre et désordre. Cet ouvrage retrace l'histoire des relations internationales du XIXe siècle à aujourd'hui, apportant ainsi les connaissances indispensables pour comprendre quel nouvel équilibre mondial se dessine au début du IIIe millénaire.