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Montmartre Mont des Martyrs
Pelletier Chantal
GALLIMARD
16,75 €
Épuisé
EAN :9782070120635
Maurice Laice, l'enquêteur daltonien au c?ur tendre qui promenait ses pensées noires dans Éros et Thalasso, Le chant du bouc (Grand Prix du roman noir français de Cognac 2001) et More is less, effectue un spectaculaire retour... en arrière! Le 10 mai 1981, soir de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, alors que la fête bat son plein, une famille est massacrée à Paris. Trois ans plus tard, alors que d'exceptionnelles manifestations déferlent dans les rues des grandes villes de France, Maurice Laice, jeune recrue de police dans son Montmartre natal, fouille les poubelles de la Butte et nous donne à voir, outre les joies et tourments de son premier amour, les bouleversements qui agitent 1984, année charnière que crise économique et désillusions transforment en singulier miroir de notre époque. Des squats d'artistes montmartrois aux manoirs bourgeois du Mâconnais, des boîtes de travestis de Pigalle aux galeries d'art blotties à l'ombre du chantier du futur Opéra Bastille, Maurice découvre que vingt-quatre ans n'est pas forcément le plus bel âge de la vie.
L'inspecteur daltonien Maurice Laice broie du noir avec pour seule consolation les splendides jeux de lumière sur les côtes de Granville. Da ce décor sauvage de crachin et de roches, lest cadavres s'accumulent. Les vagues indolentes rendent le corps d'un jeune type roué de coups. Une femme en thalasso est tuée aux barbituriques dans un bain d'algues vertes. La sueur de la dernière victime, aussi jolie qu'insupportable, mène sa propre enquête tout en cachant des faits. Pourquoi ? De quoi a-t-elle peur puisqu'elle - ne sait rien ? À jouer avec le feu, ne pourrait-elle pas finir elle aussi dans le grand bleu si gris de la Manche ?
Troubles fêtes est un recueil de 15 nouvelles. Chantal Pelletier nous présente des couples qui sont confrontés, avec le temps, au problème de la distanciation (Une Cuisine neuve, Moins étranger, La Trêve du samedi soir, Troubles fêtes), elle nous parle du problème du désir et de l'interdit, des amours interdits que l'on tue dans l'oeuf (Une Femme, Intimités, Joyeux anniversaire, No future, Liaison fatale, Rouge) et des malentendus tragiques (Trop tard, Amichel). Chantal Pelletier joue avec plusieurs modes de narration, avec des récits à la première personne et des nouvelles plus distanciées écrites à la troisième personne. Les femmes sont les personnages centraux de ces nouvelles : narrateur principal de l'histoire ou élément déclencheur de la nouvelle. Le thème central est bien sûr celui du "trouble fête" avec tout ce que ce terme peut signifier. Dans une acceptation noire, le trouble fête est celui qui dérange l'ordre établi, celui avec qui tout finit mal. Et effectivement, nombreuses sont les nouvelles qui finissent mal : le trouble fête c'est celui qui ronge les amants de l'intérieur, c'est la prises de conscience de la futilité de l'amour et de nos vies, c'est l'apparition de l'amour alors qu'il est impossible. Mais dans une acceptation moins sociologique, le trouble fête est celui qui casse l'ordre établi, celui qui transgresse les rôles sociaux. Ce livre est en effet une interrogation sur l'identité, sur les rôles sociaux qui nous aliènent et qui nous figent dans une posture que nous n'avons pas réellement choisie (femme au foyer, caissière, maîtresse, comique...). Il nous décrit le poids invisible mais pourtant si lourd de la société, de ses proches. La force de l'auteur est de nous présenter cette interrogation, plus complexe qu'il n'y a paraît, à travers une multitude de situations sociales (le monde du travail, la vie de couple ou encore les relations avec ceux qui nous entourent...) et avec une écriture froide qui décrit à merveille le quotidien, une écriture qui parvient à faire le va et vient entre l'extérieur et l'intérieur.
Manfred Godalier, danseur vedette du Moulin Rouge à Paris, est retrouvé assassiné dans sa loge, enlacé avec sa jeune habilleuse Elsa, morte elle aussi. L'inspecteur Maurice Laice est chargé de l'enquête. Le temps de procéder aux premières constatations et le voilà branché sur une autre affaire tout aussi étrange : dans un ancien atelier de la Butte Montmartre, on a retrouvé le cadavre d'un squatter fumeur de crack, une énorme plaie à la gorge, comme si un chien l'avait mordu et déchiré. Créé par Chantal Pelletier dans Eros et Thalasso, Maurice Laice, dit Momo, est un personnage lucide et sensible qui, sous les ordres d'une commissaire lesbienne, mène ses investigations en traînant ses problèmes affectifs dans un quartier qui se défigure davantage chaque jour. Cette "tragédie" (chant du bouc en grec ancien) dans laquelle la romancière met à nu la détresse de ses personnages, est en permanence sous-tendue par un sens aigu de l'humour et de la dérision et des dialogues qui font toujours mouche. --Claude Mesplède
Gymnastique de l'âme et du corps le matin. Sagesse de l'Orient toute la sainte journée et pas un seul ennemi en vue. Plus tranquille que ce vieux Chinois, tu meurs, et c'est justement ce qui vient d'arriver. L'homme est retrouvé allongé dans le parc des Buttes-Chaumont, balle dans la tempe tirée par un pro. Exit le vénérable maître de taï-chi aimé de tous. L'inspecteur daltonien Maurice Laice, exilé dans le 19e arrondissement loin de son Montmartre chéri par une supérieure sans pitié, comprend vite qu'il ne maîtrise pas tout des extrêmes de l'Orient. Ni de l'Occident. Des ados bien d'ici, déjantés à s'en écarquiller les yeux, vont le lui apprendre, morts à la clé. Biographie de l'auteur Nomade, scénariste, auteur d'une vingtaine d'ouvrages (romans, nouvelles), Chantal Pelletier a créé à la Série Noire une tétralogie autour de l'inspecteur Maurice Laice, homme sensible à la détresse affective a priori sans remède. Le chant du bouc, deuxième volet de cet ensemble salué pour l'ironie du ton et la qualité des dialogues, a obtenu le Grand Prix du roman noir français de Cognac en 2001.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.