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Le chant du bouc
Pelletier Chantal
FOLIO
8,10 €
Épuisé
EAN :9782070424108
Manfred Godalier, danseur vedette du Moulin Rouge à Paris, est retrouvé assassiné dans sa loge, enlacé avec sa jeune habilleuse Elsa, morte elle aussi. L'inspecteur Maurice Laice est chargé de l'enquête. Le temps de procéder aux premières constatations et le voilà branché sur une autre affaire tout aussi étrange : dans un ancien atelier de la Butte Montmartre, on a retrouvé le cadavre d'un squatter fumeur de crack, une énorme plaie à la gorge, comme si un chien l'avait mordu et déchiré. Créé par Chantal Pelletier dans Eros et Thalasso, Maurice Laice, dit Momo, est un personnage lucide et sensible qui, sous les ordres d'une commissaire lesbienne, mène ses investigations en traînant ses problèmes affectifs dans un quartier qui se défigure davantage chaque jour. Cette "tragédie" (chant du bouc en grec ancien) dans laquelle la romancière met à nu la détresse de ses personnages, est en permanence sous-tendue par un sens aigu de l'humour et de la dérision et des dialogues qui font toujours mouche. --Claude Mesplède
Troubles fêtes est un recueil de 15 nouvelles. Chantal Pelletier nous présente des couples qui sont confrontés, avec le temps, au problème de la distanciation (Une Cuisine neuve, Moins étranger, La Trêve du samedi soir, Troubles fêtes), elle nous parle du problème du désir et de l'interdit, des amours interdits que l'on tue dans l'oeuf (Une Femme, Intimités, Joyeux anniversaire, No future, Liaison fatale, Rouge) et des malentendus tragiques (Trop tard, Amichel). Chantal Pelletier joue avec plusieurs modes de narration, avec des récits à la première personne et des nouvelles plus distanciées écrites à la troisième personne. Les femmes sont les personnages centraux de ces nouvelles : narrateur principal de l'histoire ou élément déclencheur de la nouvelle. Le thème central est bien sûr celui du "trouble fête" avec tout ce que ce terme peut signifier. Dans une acceptation noire, le trouble fête est celui qui dérange l'ordre établi, celui avec qui tout finit mal. Et effectivement, nombreuses sont les nouvelles qui finissent mal : le trouble fête c'est celui qui ronge les amants de l'intérieur, c'est la prises de conscience de la futilité de l'amour et de nos vies, c'est l'apparition de l'amour alors qu'il est impossible. Mais dans une acceptation moins sociologique, le trouble fête est celui qui casse l'ordre établi, celui qui transgresse les rôles sociaux. Ce livre est en effet une interrogation sur l'identité, sur les rôles sociaux qui nous aliènent et qui nous figent dans une posture que nous n'avons pas réellement choisie (femme au foyer, caissière, maîtresse, comique...). Il nous décrit le poids invisible mais pourtant si lourd de la société, de ses proches. La force de l'auteur est de nous présenter cette interrogation, plus complexe qu'il n'y a paraît, à travers une multitude de situations sociales (le monde du travail, la vie de couple ou encore les relations avec ceux qui nous entourent...) et avec une écriture froide qui décrit à merveille le quotidien, une écriture qui parvient à faire le va et vient entre l'extérieur et l'intérieur.
L'inspecteur daltonien Maurice Laice broie du noir avec pour seule consolation les splendides jeux de lumière sur les côtes de Granville. Da ce décor sauvage de crachin et de roches, lest cadavres s'accumulent. Les vagues indolentes rendent le corps d'un jeune type roué de coups. Une femme en thalasso est tuée aux barbituriques dans un bain d'algues vertes. La sueur de la dernière victime, aussi jolie qu'insupportable, mène sa propre enquête tout en cachant des faits. Pourquoi ? De quoi a-t-elle peur puisqu'elle - ne sait rien ? À jouer avec le feu, ne pourrait-elle pas finir elle aussi dans le grand bleu si gris de la Manche ?
Résumé : Juin 2044. La prohibition alimentaire règne dans l'Hexagone, mafias du camembert et trafics de foie gras prospèrent, les partisans intégristes de régimes ennemis s'affrontent dans de violentes manifestations. Pour festoyer, on s'approvisionne au marché noir, on participe aux agapes de sociétés secrètes, on compte ses points sur son permis de table. Débarquant dans une Provence caniculaire, un contrôleur alimentaire, intimidé par sa cheffe goinfre et décomplexée, tente d'élucider le meurtre d'un jeune cuisinier dans un restaurant clandestin. Parallèlement, une ex-militaire au passé douloureux se bat pour sauvegarder son restaurant gastronomique et se réconcilier avec sa fille, dont la ferme est elle aussi en danger, comme toute la région. Tous liés au cuisinier assassiné, ils prennent ensemble la mesure de la menace.
Gymnastique de l'âme et du corps le matin. Sagesse de l'Orient toute la sainte journée et pas un seul ennemi en vue. Plus tranquille que ce vieux Chinois, tu meurs, et c'est justement ce qui vient d'arriver. L'homme est retrouvé allongé dans le parc des Buttes-Chaumont, balle dans la tempe tirée par un pro. Exit le vénérable maître de taï-chi aimé de tous. L'inspecteur daltonien Maurice Laice, exilé dans le 19e arrondissement loin de son Montmartre chéri par une supérieure sans pitié, comprend vite qu'il ne maîtrise pas tout des extrêmes de l'Orient. Ni de l'Occident. Des ados bien d'ici, déjantés à s'en écarquiller les yeux, vont le lui apprendre, morts à la clé. Biographie de l'auteur Nomade, scénariste, auteur d'une vingtaine d'ouvrages (romans, nouvelles), Chantal Pelletier a créé à la Série Noire une tétralogie autour de l'inspecteur Maurice Laice, homme sensible à la détresse affective a priori sans remède. Le chant du bouc, deuxième volet de cet ensemble salué pour l'ironie du ton et la qualité des dialogues, a obtenu le Grand Prix du roman noir français de Cognac en 2001.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.