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Le garçon girafe
Pellet Christophe
L ARCHE
9,91 €
Épuisé
EAN :9782851814739
Dans la première partie (Encore une année pour rien), nous nous trouvons dans une petite ville au bord de l'océan. Julien et Norman ont plusieurs problèmes en commun : les femmes, les hommes et les rides. Le travail aussi. Mais ce qui les caractérise est surtout cette absence d'engagement : ce reniement de la passion, qu'elle soit grande ou petite, cette absence de nécessité (de devoir survivre) qui les rend impassibles, indifférents à eux-mêmes et à l'autre. Changement de décor dans la deuxième partie. C'est une capitale européenne qui donne le ton. Et ça commence à faire mal. Julien a perdu Clarisse, elle est avec Jim. Il boit de la bière et a les pieds sur terre. Jim et Clarisse ne peuvent faire un bon couple et Julien un bon célibataire non plus. Nathalie veut un enfant et Julien fait l'affaire. En revanche, Nathalie réussit son parcours de bistrotière. Elle devient gérante puis propriétaire, une femme moderne qui ne sait pas encore quel sera le prix à payer. Un pauvre jeune homme commet un meurtre et c'est Julien qui s'en sent coupable. Et va donc en prison. Plusieurs années plus tard, dans la troisième partie, nous nous retrouvons dans la petite ville au bord de l'océan. Clarisse et Nathalie vivent ensemble. Clarisse s'occupe de Nils, fils de Nathalie et de Julien. Et Nathalie gagne l'argent. Elle a ouvert des clubs pour lesbiennes qui rapportent beaucoup. La santé de Nils n'est peut-être pas des meilleures mais les deux femmes se sont façonné une "vie moderne", loin des contraintes de jadis, où chacune semble trouver son compte. Jusqu'au moment où Julien quitte la prison. Christophe Pellet est un fin observateur de l'évolution des moeurs : l'amour, semble-t-il, a changé de nature et plus rien ne marche comme avant. Son écriture fait ressortir la dramaturgie, les couleurs et les images du cinéma. Si, à ses débuts, le septième art a su tirer profit du théâtre, le théâtre semble maintenant avoir besoin du cinéma pour trouver une langue qui correspond à la dramaturgie "universelle" du spectateur.
Dans un pays d Europe de l Est ravagé par une guerre qui s achève à peine, Dimitri, un garçon de huit ans grandit seul. Mira, sa mère, est partie travailler en France tandis que Sandor, son père, continue à faire la guerre dans un pays voisin. Livré à lui-même, l enfant rêve la nuit de rejoindre les êtres qui lui manquent sur son skate. À l école, sa copine Flora dessine des animaux sauvages et tient à le dessiner en renard, mais Dimitri préfère les loups. Un jour, Flora cède et le maquille. Alors, Dimitri se transforme en un véritable petit loup et s enfuit dans la forêt... Pourquoi les parents sont-ils partis à l étranger? N aimaient-ils plus leur enfant? Ou les conditions de vie s étaient-elles trop dégradées? Et pour quelles raisons? Ce texte poignant sur l abandon et l imagination, refuge de l enfance, tente une réponse.
Deux pièces qui ont pour décor commun un lieu délabré : un domaine dans une ancienne colonie (S'opposer à l'orage) et un théâtre (Une nuit dans la montagne).
Pierre est un garçon délicat, comme un panda. Il a deux mamans et un papa, et il a aussi son amie Maria. Pour le papa de Maria, une famille c'est un enfant, sa maman et son papa. Maria, elle, ne comprend pas tout ça, et aimerait juste continuer de danser et jouer aux zombies chez Pierre. Cette pièce tendre et cruelle aborde à hauteur d'enfants la question de la famille homoparentale et la peur de surmonter la différence.
Je te tiens en laisse. Tu n'as aucune liberté : tu ne peux pas cesser d'être là, debout ou couché, inutile et nu. Tu n'as ni passé, ni avenir. Tu es celui du présent. Tu es une présence qui ne signifie rien. Tu es un personnage-objet. Mon objet.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.