Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
TELEREVOLUTIONS CULTURELLES. Chine, Europe centrale, Russie
Feigelson Kristian ; Pélissier Nicolas
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738467911
En 1989, la chute du mur de Berlin et l'émancipation espérée des sociétés à l'Est du rideau de fer voient émerger de nouvelles frontières audiovisuelles avec la construction d'un espace public plus démocratique cependant confronté à une crise générale des valeurs. Près d'une décennie a passé et ces retrouvailles Est/Ouest font souvent place à d'amères désillusions rendant difficiles les reconfigurations sociales. L'Etat n'est plus Providence et les sociétés sont désorientées. Artistes, cinéastes, etc., perdent leurs statuts d'antan face au développement rapide d'une société consumériste de masse et face à un phénomène de marchandisation de la culture qui bouleversent des sociétés où le processus de création s'est fragilisé. En Chine, en Europe Centrale comme en Russie, les télévisions y ont aussi initié de véritables " révolutions culturelles ". Dans cette perspective comparatiste, l'ouvrage réunit des approches pluridisciplinaires de chercheurs de terrain qui ont observé la pertinance de ces changements, où les médias deviennent à la fois acteurs et agents de l'histoire. Trois axes convergents permettent d'animer une réflexion collective autour de la démocratisation de l'espace public, la médiation des industries culturelles et l'apparition de nouveaux acteurs de la communication impliqués dans ces relations cinéma/audiovisuel.
Résumé : Comment comprendre les usages du passé au cinéma ? Au travers du cas hongrois et à partir de problématiques nouvelles, cet ouvrage se propose de réexaminer les rapports du cinéma et de l'histoire. Plus qu'ailleurs en Europe centrale, le cinéma hongrois incarne et reflète l'attrait et le rejet du stalinisme, le renouveau des années 60 et la transition des sociétés post-communistes de l'après-1989. Certains films, plus emblématiques, ont été à leur manière des témoins annonciateurs de ces évènements. À partir du tournant de l'après-guerre et de l'avènement d'un pouvoir communiste en Europe, il s'agit ici de mettre en rapport le temps du film avec la durée de l'histoire. Analyser l'espace-temps d'un film, au-delà de sa prétention à être l'expression d'une époque, montrer les aspects sous-jacents de l'image cinématographique restent les principaux objectifs de cette recherche. La fonction de l'histoire au cinéma, l'autonomie relative des institutions filmiques, les interactions externes, le rôle de l'écriture, la confrontation des genres, le statut de la mise en scène, la temporalité du montage, la dimension privée comme publique de la mémoire au cinéma... tels sont les thèmes interdisciplinaires de ce numéro de Théorème.
Résumé : Vos affaires sont prêtes ? Vous n'avez rien oublié ? Non ? Parfait ! Alors vous êtes prêt.e.s à partir à la découverte du mystérieux monde du féminisme ! et ne vous en faites pas, avec ce petit guide dans la poche tout se passera pour le mieux. Au programme : un peu d'histoire, des anecdotes surprenantes, de l'humour, des cartes, des dessins, des quizs et plein d'autres choses encore ! L'objectif ? Apprendre, découvrir et comprendre ce mouvement avec bienveillance, à son rythme et surtout de manière fun. Alors ? on y va ?
Sociologue habilité à diriger des recherches, enseigne le cinéma à l?Université de la Sorbonne-Nouvelle (IRCAV). Chercheur associé au Centre de sociologie politique Raymond Aron (Ehess), il collabore à différentes revues.
S'interroger sur les relations entre cinéma et politique permet ici d'approfondir une réflexion critique autour du stalinisme. Complexe, la question du stalinisme au cinéma ne fait pas uniquement référence aux multiples figures de Staline à l'écran. Comme en témoignent ses institutions et une abondante production filmique, le cinéma soviétique a constitué dès les années 1920 un laboratoire pour l'élaboration d'une idéologie stalinienne. Ses représentations déborderont les frontières de l'URSS. Jamais un art populaire n'aura autant su conjuguer, au XXe siècle, esthétique et impératifs économiques, obligeant de nombreux cinéastes à se compromettre avec l'Etat, leur unique commanditaire. Le cinéma stalinien n'est pas seulement fondé sur une mise en scène propagandiste autour du culte de la personnalité ou de l'Etat-Parti. Il reflète la société telle que le pouvoir entend la voir et telle qu'elle souhaiterait se voir représenter. En fin de compte le cinéma a accentué un clivage entre " faire voir " et " faire croire ", avant que les films ne dénoncent eux-mêmes le stalinisme. Ce numéro de Théorème explore quelques moments clés de cette construction : le passage du muet au parlant au début des années trente, la généralisation du dogme du réalisme socialiste après 1934, le renforcement après 1947 des institutions cinématographiques, la déstalinisation amorcée après 1956, le réexamen de son histoire dès 1984 jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989, et le rapport à sa mémoire aujourd'hui. Le stalinisme au cinéma a perduré dans l'histoire de manière multiforme, tant en Russie qu'ailleurs : en Chine, en Europe, à Cuba ou aux Etats-Unis. Mais le cinéma n'a pas uniquement mis en image un monde conforme aux dogmes staliniens, il a aussi aidé à en faire l'anatomie critique. De nombreuses productions ont ainsi contribué à un réexamen de l'histoire. Quelques films emblématiques de la période stalinienne puis post-stalinienne sont ici analysés. Certains tentent d'exorciser les fantômes du totalitarisme en soulevant, a posteriori, la question de la mémoire du stalinisme. D'autres entretiennent la nostalgie de cette période. Au fil de ce numéro, se dessine une approche décloisonnée, permettant de mieux appréhender l'héritage et les formes successives du phénomène stalinien au cinéma. Staline y apparaît finalement comme l'acteur collectif, et souvent invisible, d'un stalinisme à plusieurs niveaux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.