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Guerres, trêves et paix. La diplomatie franco-anglaise au siècle de Saint Louis
Pelissie du Rausas Amicie
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9791041300044
Saint Louis a-t-il préparé la guerre de Cent Ans ? En 1259, le roi de France ratifie un traité de paix avec Henri III d'Angleterre, son beau-frère. Le contenu de la paix a fait couler beaucoup d'encre car il prévoyait notamment que le Plantagenêt prête l'hommage au roi de France : une clause qui deviendrait incompatible avec la montée des Etats au siècle suivant. La paix de Paris de 1259 a ouvert trois quarts de siècle de paix entre deux maisons qui se querellaient depuis le XIIe siècle. Trop longtemps expliqué par ses conséquences, le traité de Paris est ici réexaminé à partir de sa genèse. Celle-ci remonte au début des règnes personnels d'Henri III et Louis IX dont la proximité générationnelle et familiale, remarquable, est examinée à nouveaux frais. De la bataille de Taillebourg en 1242 aux premières années de la paix, les relations franco-anglaises connaissent la guerre, la trêve et la paix. Fort d'une connaissance érudite des sources conservées dans les archives britanniques et françaises, le livre présente le récit inédit d'un tour de force diplomatique. Les deux décennies précédant la paix de Paris connaissent le plus grand nombre de trêves franco-anglaises enregistrées, montrant que l'on a appris à maintenir la paix avant de la coucher sur un parchemin. Le facteur familial en diplomatie est revalorisé, les reines et les princes devenant de véritables acteurs de la paix. Roi saint et roi croisé, Louis IX émerge comme un gouvernant avisé, capable de conjuguer éthique et realpolitik.
Comment anticiper l'avenir alors que tout s'accélère. En effet, le monde devient un système chaotique caractérisé par sa fragmentation, son intense interconnexion et sa perpétuelle volatilité. Ainsi un peit changement à un point donné peut engendrer d'immenses turbulences à l'autre bout de la planète (l'effet papillon). Il faut donc s'adapter, et pour s'adapter tous les acteurs économiques doivent ajuster leurs manières de réfléchir et leurs approches opérationnelles pour prospérer et se développer dans ce monde chaotique. Il leur faut en même temps penser stratégiquement, c'est à dire comprendre les tendances de fond (démographie, géopolitique, rapports de force entre les acteurs)...et être agile.
Résumé : Qu'est-ce que l'enfant ? La personne humaine ? Le bonheur ? En quoi la sexualité est-elle relationnelle ? Comment apprendre à aimer ? Pourquoi la différence sexuelle est-elle une chance ? Notre actualité pose la question de l'éducation sexuelle de façon dramatique : pression incessante de certains lobbys ; pression grandissante de la pornographie sur les enfants, et pression politique pour le choix du genre, que promeuvent les manuels scolaires comme l'environnement des enfants. Il nous faut repenser de façon urgente la question de l'éducation sexuelle. Et pour cela trouver, comme dirait le pape François, un "langage nouveau et plus approprié". C'est ce que propose ce livre manifeste qui s'appuie sur la psychologie de l'enfant et la lumière de la foi. Retrouver à l'école comme à la maison le caractère propre d'une éducation affective relationnelle et sexuelle digne de la personne, incompatible avec la culture de la jouissance qui l'isole et l'enferme dans la dépendance de l'addiction. Un ouvrage essentiel pour les parents mais aussi pour les éducateurs, les enseignants et les directeurs d'école, soucieux d'approfondir le caractère propre de leur établissement d'Enseignement catholique. Des propositions concrètes pour les parents comme pour l'école.
Un gamin de Colombie, c'est d'abord un enfant assoiffé d'affection, curieux d'expériences nouvelles, heureux de vivre comme tous les enfants du monde. C'est aussi un enfant de la rue livré dès son plus jeune âge à la violence, à la faim, aux promiscuités de toutes sortes. La gallada, la bande, devient sa vraie famille avec ses règles bien particulières. Alors, le gamin doit adapter son comportement à un monde dur qui le prive de son enfance. Pour arracher ces enfants à leur destin, un destin qui _ dès l'âge de quinze ans _ peut les conduire à la mort, à la prison et aux expédients, des hommes et des femmes _ souvent anciens gamines _, luttent jour après jour. Ce livre raconte cette aventure qui les saisit tout entiers, parfois au péril de leur vie. Au fil des pages, le lecteur apprend à connaître ces enfants et ceux qui leur ont voué leur existence. Par-delà le cas extrême des gamins de Colombie, c'est à une réflexion sur l'enfance malheureuse qu'il se voit convié, car les enfants de la rue ne font que mettre en évidence un drame beaucoup plus profond qui nous concerne tous. Christophe Pélissié du Rausas anime une association qui soutient concrètement un projet à Cali au service des enfants des rues. Plusieurs voyages en Colombie lui ont permis de nouer dans ce pays de nombreuses amitiés : anciens gamines, éducateurs, prêtres, etc. Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, il a récemment collaboré à un ouvrage sur le développement africain, a effectué plusieurs missions en Afrique pour le Ministère de la Coopération et a publié un recueil, L'ingénieur et le développement.
Résumé : Ulysse, devant la belle Nausicaa, a une réaction pour le moins étrange : " il cassa dans la dense verdure un rameau bien feuillu qu'il donnerait pour voile à sa virilité... " A travers cette réaction apparemment anodine, Homère lève un voile sur le mystère de la sexualité humaine. Mystère de la personne qui refuse d'être considérée comme un objet, d'être " captée " par l'autre, d'être violée dans son intimité et qui donc se protège. La pudeur ne trahit-elle pas une dimension métaphysique de la personne ? C'est la thèse que défend ici avec brio Inès Pélissié du Rausas. Poursuivant l'observation de la pudeur et de la sexualité chez les peuplades primitives et les tribus océaniques, comme dans la Bible, la littérature classique et l'histoire de la philosophie, l'auteur dégage une constante, une certitude quasi-scientifique : l'homme a un besoin infini d'être respecté, d'aimer et d'être aimé comme une personne. C'est donc à une théologie de la pudeur que nous invite cet appel du coeur humain, en la révélant comme un écho lointain des origines où le corps était, en toute simplicité et vérité, le témoin fidèle de l'amour authentique entre les personnes. Qui le comblera dans son désir ? La question reste ouverte.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.