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D'un temps d'incertitude
Pelegrín Benito
SULLIVER
26,00 €
Épuisé
EAN :9782351220252
L'Europe baroque, écartelée entre Vieux et Nouveau Monde, Réforme et Contre-Réforme, foi et science et leurs dogmes opposés, au milieu des conflits, de la perte des repères, répond diversement aux incertitudes des temps par des certitudes politiques d'une société où l'État fonctionne comme une famille et la famille, comme un État : absolutisme et patriarcat, incarnés par la figure du patriarche, du roi, culte de l'homme fort pour peuple enfant. Mais, contrairement au Classicisme tourné vers le passé, le Baroque, épris de nouveauté, invente, magnifie la mode, glorifie le " jeunisme " (Don Juan), parie sur l'avenir, mise sur le progrès et met en procès le patriarche. Après avoir conquis le monde et le ciel, il explore les nouvelles découvertes des terres inconnues de l'âme, de la conscience et de l'imaginaire, avec les mystiques, conquistadors du ciel, les casuistes, les utopistes et les romanciers. La rhétorique des passions envahit tous les arts, gagne la politique et la société du spectacle et du Moi, de l'image, de l'illusion. A travers personnages de fiction et personnes historiques, poésie, théâtre et opéra, ce livre nous rapproche par sa foisonnante érudition d'une époque dans laquelle la nôtre plonge ses racines. On redécouvre ici un nouveau visage du Baroque, moins morbide qu'ivre de vie.
Au faîte d'un parcours d'auteur et d'universitaire réputé, Benito Pelegrin nous livre une chronique sur les quartiers nord du Marseille de son enfance de jeune exilé espagnol, à Saint-Louis, creuset profond des immigrations marseillaises. Sur fond de crise du logement (le mouvement des squatters naquit ici), c'est, avec un regard d'aujourd'hui, l'évocation d'un Marseille ouvrier des années 1950, ses problèmes, ses fêtes, sa mentalité, ses conflits sociaux, ses solidarités, mais encore sa puissance industrielle. Par petites touches, entre mélancolie et surtout humour, se dévoilent la fresque d'une époque et les frasques de toute une galerie de personnages vivants et pittoresques avec leurs façons de parler, de penser, une comédie humaine à l'échelle d'un quartier, d'un squat, et la chronique se fait roman et théâtre: Marseille, en somme. Biographie de l'auteur Benito Pelegrin, professeur émérite des universités, écrivain, dramaturge, poète et musicologue, par ailleurs journaliste, est spécialiste international du Baroque et du Néo-baroque. Citons, dans son abondante bibliographie, ses deux livres publiés en 2008, D'un temps d'incertitude, Europe XVI-XVIIIe siècles, aux éditions Sulliver, et Le Criticon, une nouvelle traduction commentée du roman de Baltasar Gracian, aux éditions du Seuil.
Résumé : Les bureaux ont connu une évolution considérable depuis le début du siècle ; des antiques espaces de travail d'hier, sombres et encombrés, agencés comme des salles de classe, nous sommes passés aux bureaux paysagers puis aux unités modulables et polyfonctionnelles d'aujourd'hui, et nous nous acheminons vers le bureau virtuel de demain. Les contraintes de cet univers quotidien peuvent-elles laisser place à un art de vivre ? Tel est le propos de l'auteur qui, à l'aide d'expériences innovantes, tant en France qu'à l'étranger, rend compte de tous les éléments qui permettent d'associer bureau et bien-être : espace, couleurs, lumières, décors... Grâce à un texte très documenté et à une iconographie tout à fait originale, voici pour la première fois mis en perspective les bureaux du passé, du présent et de l'avenir. Mots et images nous invitent à réfléchir sur le décor de notre vie quotidienne : ils seront pour beaucoup une source d'inspiration pour conjuguer enfin travail et art de vivre.
Le cours de ta vie en un discours": ainsi Baltasar Gracian (1601-1658) définit-il dans sa note "Au lecteur" son roman, "l'incomparable Criticon" selon Schopenhauer. Allégorie du voyage de la vie en quatre saisons, ce premier roman européen d'apprentissage, dont nous donnons ici la substantifique moëlle, présente "deux pèlerins de la vie" parcourant l'Europe à la recherche de la Félicité, à travers le monde des apparences, systématiquement énoncé, dénoncé et renvoyé dans "La grotte du Néant". Gracian pulvérise les fausses valeurs, si actuelles, de l'image, de l'ambition, du pouvoir, du lucre, en une philosophie au marteau qui brise sans pitié les idoles clinquantes et les faux-semblants. Il leur oppose l'éducation et la culture qui, de l'homme brut, font une Personne consommée, exalte l'Art, qui est "sans doute le premier emploi de l'homme dans le paradis". Rosse, féroce, la satire s'inscrit dans une veine fantastique, et s'écrit avec une verve fantasque qui fait du Criticon un chef-d'?uvre de liberté langagière, de bonheur dans le mot et dans le jeu.
Le grand romancier cubain Alejo Carpentier (1904-1980), de son premier à son dernier livre, a posé un regard sur l'Amérique latine et en a imposé une vision désormais classique dans un style ample, luxuriant, à l'image d'un continent que seul le Baroque pouvait exprimer.De New York à l'Amazonie, le héros musicien du Partage des eaux, dans une recherche identitaire, remonte le temps et redescend en lui dans une quête qui devient conquête de sa liberté. Face aux illusions fanées d'une Europe meurtrie par la guerre, le Nouveau Monde encore vierge s'érige en horizon mythique possible d'un renouveau des rêves humanistes.A travers musiques, rythmes, mythes déchiffrés, sur les pas retrouvés d'une écriture baroque défrichée, ce livre est une invitation au voyage en Carpentier, dans l'espace américain et son expression. Biographie de l'auteur Ecrivain, dramaturge, musicologue, Agrégé de l'Université et Docteur d'Etat, professeur à l'Université de Provence, Benito Pelegrin est spécialiste du Baroque et du Néobaroque contemporain. Son dernier livre sur le Baroque, Figurations de l'infini, Editions du Seuil, a obtenu le Grand Prix de la prose 2001. "Le meilleur spécialiste français de Carpentier est d'origine espagnole, Benito Pelegrin", a écrit de lui Klaus Müller-Bergh (Revista iberoamericana, Pittsburgh, 1991).
Cet ouvrage constitue une tentative unique d'appréhender l'histoire globale du cinéma à la lumière des événements de ce Vingtième siècle éminemment idéologique. Il propose un regard synthétique, pédagogique et original sur les grandes périodes historiques couvrant l'époque du muet, les années 30 et la montée des totalitarismes, la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la contestation des années 60 et 70 et le cinéma à l'heure de la mondialisation. Un ouvrage complet qui s'adresse autant aux cinéphiles et aux étudiants qu'aux non-spécialistes.
La réapparition des films de Debord, après 20 ans d'absence, relève d'une duplicité certaine: la machine récupératrice va sen emparer, faisant des films un objet de fétiche pour contemplateurs béats et "branchés"; pire, elle en fera des ?uvres d'art, des objets culturels, quelques avatars de l'inoffensif cinéma expérimental. Hors des contextes et des objectifs d'action directe comment réagir à l'une des phrases-clés du Film Hurlements en faveur de Sade: "Le cinéma est mort."? Comment comprendre l'affirmation dans Guy Debord son art et son temps: "Et maintenant, je me propose d'être anti-télévisuel dans la forme comme j'ai pu l'être dans le contenu"? Les alliés du spectacle édulcoreront le contenu politique des films, feindront de ne pas les comprendre; mieux: ils classeront les idées dans les musées mortifères de leur histoire, dans les tiroirs poussiéreux de l'académisme. Non, l'art n'est plus aujourd'hui que l'ennemi de la conscience; la culture n'est plus qu'un simulacre qui sert à légitimer le prix de la marchandise, et l'histoire politique est aux mains de désinformateurs patentés. Mais pourquoi retarder l'échéance? Debord connaissait déjà ces mécanismes; renversant Hegel qui écrivait que le faux était un moment du vrai, il savait que le vrai n'est plus qu'un moment du faux. Le spectateur d'aujourd'hui, dont on a rempli la courte mémoire de lambeaux épars et décomposés d'une illusoire conscience historique, dont on a programmé la liberté, aliéné le corps, pardonné tous les péchés, n'est pas seulement entouré par le faux, il en est lui-même un produit, et il le sait. Nous parlions de duplicité, l'autre versant en est ce moment du vrai sur nos écrans; tout comme l'histoire de la révolution espagnole ou celle des conseils ouvriers de Hongrie demeurent les terrains de luttes où les positions des uns et des autres se dévoilent, la ressortie des films de Debord pourra tout au moins servir à ceci: faire parader leurs ennemis.
Si vous vous contentez d'observer tranquillement, en sceptique convaincu; si vous restez en dehors des luttes qui vous paraissent secondaires, ou si, même étant d'une factions, vous osez constater les défaillances et les folies de vos amis, on vous traitera comme une bête dangereuse ; on vous traquera partout ; vous serez injurié, conspué, traître et renégat ; car la seule chose que haïssent tous les hommes, en religion comme en politique, c'est la véritable indépendance d'esprit. " Guy de Maupassant. Cette indépendance d'esprit, Maupassant l'exerce, de 1881 à 1889, dans les chroniques écrites pour les grands journaux de l'époque. Elles éclairent un angle de découverte d'une brûlante actualité, toute moderne, avec des analyses quotidiennes qui ne cessent de mettre en valeur la vie parlementaire, la vie sociale, toute la perspective d'une pensée libre et ouverte, un regard implacable sur la vie politique d'une société. Cet intérêt nouveau d'un journaliste-chroniqueur pour un monde dont il dénonce les tares et les faux semblants, précise une couleur d'époque où s'exaspèrent l'affairisme et la dégradation morale. La société a perdu ses plus solides repères et ceux qui la dirigent sombrent dans la médiocrité. La parole polémique du chroniqueur devient alors parole politique, celle d'un homme qui ose prendre parti, aller à contre-courant des idées toutes faites, vers un nihilisme grandissant. Regroupées pour la première fois, les Chroniques politiques de Maupassant sont présentées par Gérard Delaisement auteur, en 1956, de Maupassant journaliste et chroniqueur (Albin Michel), d'éditions de Bel-Arni (Garnier), de Fort cantine la mort (Gallimard), des Contes et Nouvelles (Albin Michel) et qui a consacré sa vie à rassembler les Chroniques de Maupassant dont il a réalisé l'édition critique.