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King Suckerman
Pelecanos George
OLIVIER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782879291598
1976, la veille du bicentenaire de l'Indépendance américaine. Wilton Cooper, un tueur à gages, regarde dans un drive-in L'Exécuteur noir avec Jim Brown, l'un de ses films de " blaxploitation " favoris. Plusieurs coups de feu retentissent, parfaitement synchronisés avec la dernière scène - celle où le privé noir règle ses comptes avec une bande adverse. Leur auteur, un jeune blanc, pourrait bien être un partenaire idéal pour Cooper. Marcus Clay, un vétéran du Vietnam, et Dimitri Karras, un petit dealer, sont inséparables. Lors d'un rendez-vous " d'affaires ", ils se retrouvent face à Wilton Cooper et son nouvel acolyte. C'est ainsi que commence King Suckerman, dans le fracas des armes à feu et l'odeur de la poudre, sur fond de soul music et de sirènes hurlantes. Dans ce roman " hard boiled " mené sur un rythme frénétique, c'est tout le climat du ghetto des années 70 qui ressuscite, celui de Shaft et de Coffy, la panthère noire de Harlem, des chansons de Bobby Womack et de George Clinton, ou du roman d'Iceberg Slim, Pimp, la bible de Wilton Cooper. Bref, un condensé de la culture populaire noire américaine, emblématique de la collection " Soul Fiction ".
Résumé : Washington D.C., 1972. Derek Strange, ancien flic devenu privé, est sollicité par une jeune femme pour retrouver une bague. Cette affaire, c'est le terrain de chasse de Frank Vaughn, un ancien collègue resté policier : la bague a en effet été volée par un petit junkie abattu à son domicile à bout portant. Les deux hommes commencent alors à traquer au coude à coude une espèce de tueur fou, un certain "Red Fury", ainsi surnommé en raison de son look et du modèle de décapotable rouge - une Plymouth Fury - que conduit sa compagne, tenancière de bordel. Vite confrontés à une escalade de violence, Strange et Vaughn comprennent qu'il va leur falloir agir à leur façon s'ils veulent arrêter le couple infernal.
Constantin est infiniment disponible, doux et tellement dangereux. Il a vu tant de choses que" plus rien ne le touche. Revenu à Washington après dix-sept années d'errance à travers monde, il joue une nouvelle fois son destin où d'autres ne feraient que passer. Il suffit parfois d'un rien, de lever le pouce sur une route déserte et de monter avec un inconnu... Il suffit d'un peu de désespoir et de beaucoup de temps.
Washington (D.C.). Leona Wilson veut laver la réputation de son fils, policier noir tué à la suite d'une bavure, et faire graver son nom sur le mur du mémorial de la police de la ville. Elle fait appel à Derek Strange, un ancien flic noir d'une cinquantaine d'années, aujourd'hui détective privé, pour connaître la vérité. L'affaire, qui a fait l'objet d'une enquête pointilleuse, s'est déroulée une nuit durant laquelle Wilson, qui n'était pas en uniforme, a été surpris par deux collègues alors qu'il braquait son arme sur un homme. Jugeant cette attitude menaçante, l'un des policiers, Terry Quinn, un Blanc, a abattu Wilson. Depuis, il a démissionné de la police pour devenir vendeur de livres et de disques d'occasion. Pour mener sa contre-enquête, Derek Strange décide de le rencontrer et, convaincu de sa bonne foi, lui propose de l'assister dans ses recherches au cours desquelles les deux hommes vont visiter une partie des bas-fonds de la ville, côtoyer flics ripoux, junkies et exclus du système.Derek Strange est un nouveau personnage tout aussi attachant que le privé Nick Stefanos, qui, comme lui, officie à Washington. Ses origines ethniques et sa fine connaissance du terrain en font l'homme idéal pour témoigner à propos du racisme car, au-delà du fait-divers, cette question constitue le sujet central de ce roman noir plein de suspense. --Claude Mesplède
Résumé : Washington D.C., vers le milieu des années 80. Des gosses armés ont transformé le quartier en champ de bataille. Et les flics, censés y ramener un peu d'ordre, arrondissent grassement leurs fins de mois avec l'argent de la drogue. Marcus Clay a beau être fier de sa chaîne de magasins de disques, il n'a guère le loisir de s'en réjouir. D'autant que sa femme l'a quitté, et que son bras droit et inséparable ami, Dimitri Karras, s'est mis à la cocaïne. Lorsqu'un (très) jeune dealer perd le contrôle de son véhicule devant son magasin, et meurt décapité dans l'accident, ce qui aurait pu être une calamité de plus se transforme en poursuite meurtrière. Car sur la banquette arrière de la voiture qui a brûlé se trouvait un sac bourré d'argent. Ce polar survolté, aux dialogues truffés de références musicales et cinématographiques des années 80, puise son imaginaire dans les thèmes de la blaxploitation : sexe, drogue et conflits raciaux. Après l'époustouflant King Suckermon (en cours d'adaptation au cinéma par Puff Daddy), il constitue le deuxième volet d'une trilogie consacrée au ghetto de Washington.
Résumé : Au départ, il y a l'incendie. Jean a oublié d'éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de séries B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie elle-même une toile de fond. C'est dans cette atmosphère de désenchantement qu'il rencontre France Rivière, une actrice encore célèbre qui lui propose de s'installer chez elle. Puis son fils, Charles, un homme intrigant qui sort de l'hôpital psychiatrique. Jean s'attache à ses pas, perd sa trace, s'interroge sur son absence, qui le renvoie à celle qu'il éprouve face au monde. Dans ce roman à l'écriture tendue, Christian Oster évoque la dérive d'un homme qui interroge, de manière souvent cocasse, le renoncement dans lequel il s'est installé.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers " keretien ", où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.