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Felka, Une Femme Dans La Grande Nuit Du Camp
Peker Serge
MEO
14,00 €
Épuisé
EAN :9782930333595
Un couple, Félix et Felka. Tous deux peintres. Felka, avant de mourir dans la Grande Nuit du camp, revit les principaux moments de sa vie de couple jusqu’à sa déportation avec son mari en juillet 1944. Les tableaux de Félix animent les souvenirs de Felka et lui permettent de transformer ses ultimes moments en un véritable souffle de vie et de liberté. « Si les nazis osaient lever les yeux vers nous, ils nous verraient nous étreindre dans le lit de notre indifférence à leurs sombres uniformes. Mais ils n’oseront jamais car ce serait admettre que nous sommes les vainqueurs et qu’ils sont les vaincus ». Ce couple pourrait être celui de Felka Platek, peintre juive d’origine polonaise, et de Félix Nussbaum, peintre juif allemand, tous deux arrêtés à Bruxelles le 20 juin 1944 et déportés à Auschwitz dans le dernier convoi ayant quitté la Belgique le 31 juillet, tous deux assassinés peu avant la libération du camp. Le récit s’élabore en duo avec des tableaux peints par Félix Nussbaum, aujourd’hui conservés dans le musée érigé en son honneur dans sa ville natale d’Osnabrück. Plusieurs de ces tableaux sont actuellement exposés au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris dans le cadre de l’exposition « Art en guerre, France 1938-1947 » (du 12 octobre 2012 au 17 février 2013). De l’oeuvre de Felka Platek, il ne nous reste presque rien. Médecin parisien, Serge Peker découvre l’oeuvre de Félix Nussbaum lors de l’exposition que lui a consacré en 2010-2011 le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme. Il éprouve alors le désir de traverser cette peinture en la transfigurant par l’écriture. « Felka, une femme dans la Grande Nuit du camp » est son premier roman.
Le sort de la révolution se décidait dans une petite station à peu près inconnue, à 70 kilomètres de Kazan. Ce qui restait des forces soviétiques se cramponnait à cette petite station de Sviajsk. Elle fermait aux blancs la route fluviale de Nijni Novgorod et la ligne Kazan-Moscou. C'était, dans l'esprit de ses défenseurs, la clef de la Russie centrale, le dernier bastion sur lequel il fallait se faire tuer jusqu'au dernier. Sviajsk tient. L'avance victorieuse des blancs se brise là sur de pauvres tranchées creusées à la hâte, et derrière lesquelles il n'y a qu'une volonté de fer. En l'an I, la République des soviets est une citadelle assiégée. Il faut tenir contre les Allemands, contre les blancs, contre les Alliés, dans l'espoir de l'éclatement de la révolution allemande, qui doit entraîner les autres "pays avancés d'Europe". Serge restitue le fil des événements qui, dans ces circonstances dramatiques, ont transformé l'Etat-Commune né de la révolution en dictature du Parti à la fin de l'année 1918. Commencée en 1925, quand Serge fait partie de l'Opposition de gauche du Parti bolchevique, et achevée en 1928, après son exclusion pour "activité fractionnelle", cette fresque témoigne de la fidélité de son auteur aux idéaux d'Octobre. Elle montre les prodiges d'héroïsme déployés par la classe ouvrière et les paysans de Russie dans leur combat contre les oppresseurs de toutes nations, bien vite réconciliés après la guerre pour conjurer le danger rouge.
Rania, le cri d'un peuple spolié s'introduit dans l'histoire d'un pays rongé par la corruption. Fille de berger, Rania a grandi sur une terre prise en étau entre un immense désert et les invasions d'une puissance voisine colonisatrice et spoliatrice, qui chasse les bergers toujours plus loin. Partie étudier chez un oncle à la capitale, poète et future physicienne, incarcérée pour avoir participé à une manifestation, Rania s'adresse le temps d'un cri à son amant, un musicien banni. Dire ma vie en un cri. La dire pour l'adresser à celui qui m'attend à l'autre bout du monde et du vaste océan. Mais comment dire ma vie à la vitesse d'un cri ? Comment la dire sans la trahir, sans l'abandonner par mes mots ? [...] Cette terre est le pays des bergers et ce même désert, par quelques tentacules, la fracture en de nombreux endroits. Sur une carte géographique, ce pays des bergers a l'aspect d'une silhouette humaine tranchée et désarticulée...
Hanté par le fantôme de Mal Waldron, pianiste de jazz américain mort à Bruxelles en 2002, ce roman prend pour point de départ un fait marquant dans la vie du musicien : un grave accident cérébral occasionné par une surdose d'héroïne. Il se réveillera de son coma avec une mémoire totalement blanche. Même son nom lui échappe, sans compter son jeu pianistique dont il a tout oublié. L'auteur de ce livre ne voulait en rien écrire une biographie du jazzman. Le musicien s'est imposé comme un personnage de roman, rien d'autre. Comme dans ses livres précédents, Carino Bucciarelli, ici au départ d'un accident de vie, se livre aux errances, digressions et jeux de miroirs qui caractérisent ses écrits. Ses thèmes récurrents - le double, la dépersonnalisation - imprègnent totalement cette histoire, qui nourrit en outre une réflexion sur l'écriture et le rôle volontaire ou non de l'écrivain dans son propre texte.
Martino "Zam" Ebale, dès son plus jeune âge, s'est senti profondément fame-minja, une nature de femme dans un corps d'homme. Forcé de choisir l'exil en Belgique pour échapper à la loi homophobe de son Cameroun natal, il nous livre un parcours de vie éclairant, parfois heureux, souvent difficile, et nous invite à dénoncer les préjugés de toutes natures, à dénoncer toutes les formes de rejet, que les victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs HIV, des groupes ethniques, sociaux, des adeptes d'une religion ou d'une philosophie, ou... des femmes.