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Typoésie
Peignot Jérôme
ACTES SUD
29,40 €
Épuisé
EAN :9782742757985
Typoésie et non typographie : le sens joue avec la forme, il naît d'elle et l'impose. Les oeuvres des grands typographes du XXe siècle sont présentes : Maximilien Vox, le Bifur de Cassandre, Piet Zwart, les américains Martin Solomon et Herb Lubalin, Raymond Gid, Guy Levis Mano. Mais, placé sous les auspices de Michel Leiris, le livre expose les poésies visuelles des allemands Gomringer, Mon, Rühm, des brésiliens de Campos et Pignatari, d'Emmet Williams, de Christian Dotremont, de Jacques Roubaud ; et les typoèmes des peintres, Matisse, Magritte, Duchamp, Lissitzky, Raymond Hains, Jiri kollar, Jasper Johns, Valerio Adami. Les mathématiques, même, sont conviées et l'écriture musicale : Variations op. 27 de Webern, Forme-miroir de Schönberg (in Quintette pour instruments à vent, op. 26), Croix musicale de Gounod et, du plus moderne d'entre tous, du plus subversif : canon-miroir de l'Offrande musicale, de Jean Sébastien Bach.
Quand Moïse descendit du Mont Sinaï, il avait, écrites de l'écriture d'Elohim, les deux Tables du Témoignage et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait d'avoir parlé avec Lui. Ce n'est pas la première fois où Le Texte mentionne que Moïse sort de l'entretien "rayonnant". Si le fait mérite d'être relevé, c'est parce qu'il confirme dans l'idée que la révélation, ici, n'est pas seulement celle de l'existence de Yahvé. D'ailleurs, dans l'occasion, il ne saurait s'agir que d'une confirmation. Il y a une autre raison : la subite saisie de ce en quoi l'alphabet consiste. Pourquoi y aurait-il là, pour Moïse, source d'enchantement ? Parce que, d'abord, on s'en souvient, il éprouvait quelque peine à se faire comprendre et il vit la découverte de l'alphabet comme une conquête de lui-même. Enfin, que l'alphabet lui ait été donné ou qu'il en ait lui-même formulé le principe, il vient de comprendre que les signes alphabétiques peuvent s'agencer à la façon d'un jeu. La constatation est pour lui la source d'une joie indicible. Quelle est l'invention qui ne repose sur une trouvaille et quelle est la trouvaille qui ne soit l'occasion du délire de l'illumination ? J. P.
Résumé : En matière de vignettes, le fin du fin est de donner l'impression d'avoir changé de motifs sans l'avoir fait, ou bien de ne pas en avoir changé quand on l'a fait. C'est un langage sous le langage, un susurrement. D'instinct, en 1500, à Venise, l'imprimeur humaniste Alde Manuce sentait qu'en choisissant la feuille de vigne comme mètre étalon de l'ornementation typographique, non seulement il ne se mettait pas en contradiction avec l'écriture littéraire, mais encore que, d'avance, il s'inscrivait dans l'ivresse de la lecture. Fleurons, vignettes simples ou à combinaisons, vignettes figuratives : " n'oubliez pas que la typographie suit elle aussi les caprices de la mode. Deberny & Peignot créent la mode typographique ", grâce aux plus grands créateurs de leur époque : Grasset, Auriol, Bellery-Desfontaines, Giraldon, Marty, Mucha, Naudin, Roubille, Roy, Verneuil et la génération suivante : Ben Sussan, Cassandre, Hofer, Latour... A vous de jouer !
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.