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La vieille maison
Peer Oscar ; Rosselli Walter
ZOE
9,50 €
Épuisé
EAN :9782889279883
Chasper vient d'hériter de la vieille maison familiale, ainsi que des lourdes dettes laissées par son père. Il devra les rembourser, s'il veut conserver la demeure à laquelle il est viscéralement attaché. Mais Lemm, l'influent bistrotier, est décidé à s'emparer de la maison dont il pressent la grande valeur. Le village de montagne devient un huis-clos dans lequel se déploie ce roman de l'inéluctable, racontant dans une langue brute et puissante la lutte d'un individu contre des forces qui le dépassent. Oscar Peer (1928-2013) a écrit une quinzaine d'ouvrages en romanche, la langue du canton alpin des Grisons, dont il est l'un des écrivains emblématiques. "Il avait refermé les yeux, s'était rendormi. L'odeur du feu était encore là, depuis la forêt un peu de vent, depuis le fond de la vallée la rumeur de la rivière, et en même temps une rumeur à l'intérieur de lui-même".
Revenu sur les lieux de son enfance, un homme se retourne sur son passé dont il ne reste que de rares vestiges. Mais il retrouve des souvenirs au gré des rencontres, au détour des paysages, des ruelles, des odeurs. Des événements quotidiens lui reviennent en mémoire, à l'école ou en famille, bêtises et punitions, disputes et réconciliations. Des figures importantes revivent, le père, cheminot et lecteur insatiable, la mère passionnée d'écriture, les amis, les maîtres, la vie rude et parfois rocambolesque des deux grands-pères. Son histoire se reconstitue peu à peu, fruit d'une tradition orale transmise de génération en génération. Souvenirs et reconstruction imaginaire se relaient ainsi pour recréer l'atmosphère et le quotidien de sa vie dans l'Engadine des années trente et quarante, avec le grondement sourd de l'Inn en guise de basse continue. C'est l'occasion pour l'écrivain de s'étonner de la mémoire humaine, de la manière dont elle s'éveille, et dont elle garde la trace des événements du passé. Il y avait longtemps que je n'avais plus vu la première demeure de ma vie ; au fond, je n'avais aucune raison de venir ici en visite, après tant d'années. Qu'est-ce que je fais à Carolina ? J'y monte presque par hasard, sans en rien attendre. Il n'y a pas grand-chose à voir dans un coin aussi solitaire. Ici l'Engadine se cache, ni Giacometti ni Segantini n'ont peint ici. Carolina n'est qu'une gare des Chemins de fer rhétiques, cinq kilomètres à partir de Zernez, cinq à partir de Cinuos-chel. Au fond, juste une gare de croisements au milieu de la forêt, deux voies ferrées sur du gravier brunâtre, quatre maisons identiques pour les employés, mais désormais désertes ; maintenant plus personne n'habite ici, et la majeure partie des trains ne fait que passer. Quelque part, une fontaine complètement tarie et renversée sur le flanc ; tout au bout du terre-plein, un magasin pour le matériel et les outils ; et, juste à côté, une profonde gorge, un grand viaduc. Pour le reste, partout, partout autour, la forêt.
Une fatalité semble poursuivre Simon, modeste paysan de basse Engadine. Un jour de chasse et de guigne il a accidentellement tué l'un de ses voisins. Quand il rentre au village, après trois ans de prison, il a soixante-cinq ans ; il ne lui reste plus rien et la communauté le traite en paria. Seul un garçonnet, également solitaire, noue avec lui une forme d'amitié. Pour retrouver une dignité, Simon accepte - ou peut-être choisit - une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans un endroit impossible. Ce roman à la portée universelle pourrait s'intituler " Le vieil homme et la montagne ", tant le combat de son héros contre l'hostilité de la société et de la nature évoque celui du célèbre pêcheur de Hemingway. Sous le drame réaliste, Oscar Peer suggère discrètement, par le fantastique, le mystère du destin. A plusieurs reprises, Simon croise un inconnu énigmatique et silencieux : un fantôme, un double, le diable, un ange, la mort ?
C'est l'heure de l'Afrique pour les opérations de maintien de la paix (OMP) qui sont entrées dans une nouvelle période de leur histoire. L'avenir des OMP, en Afrique particulièrement, passe définitivement par un partenariat entre l'Organisation des Nations unies et l'Union africaine. Ce partenariat pourrait être parrainé à la fois par l'Union européenne et par l'Organisation internationale de la Francophonie. Les avantages pour les Etats africains sont immenses puisqu'ils vont prendre en compte leur propre sécurité. L'Afrique, particulièrement l'Afrique francophone, entre ainsi dans le grand jeu international grâce à une alliance de fait avec l'ONU. Ce livre vise à démontrer l'évolution de cette politique à la fois onusienne et africaine. L'Institut Themiis remercie les participants au colloque organisé le 4 juin 2018 à l'UNESCO sur le thème de l'Afrique et des opérations de maintien de la paix, ainsi que les chercheurs et les rédacteurs qui ont bien voulu renforcer ses travaux par leurs apports éclairés.
Ecrit par l'aide de camp de François Mitterrand entre 1994 et 1995, puis de Jacques Chirac entre 1995-1997, ce livre apporte l'éclairage inédit d'un militaire sur l'exercice du pouvoir élyséen au quotidien (jeux d'influence, domaines réservés, etc.). Le colonel Peer de Jong a 41 ans lorsqu'il est nommé aide de camp du président de la République. Il gère l'agenda officiel du président, il est à la fois sa montre et sa boussole. Il prépare les voyages officiels (sécurisation, commandes de avions, listes et répartition des invités, etc.). Il assure la liaison avec les armées, notamment sur le sujet de la dissuasion. Il est en voiture avec le président. Et il dort dans un appartement à proximité. Ce livre, grand public, contient beaucoup d'anecdotes, de citations et est écrit à partir des archives et notes prises par l'auteur. Une période stratégique pour les deux hommes : maladie de Mitterrand, années avant la dissolution de l'Assemblée nationale par Chirac. Dans un contexte électoral, ce livre peut s'inscrire dans le débat qui ne manquera pas d'émerger sur la fonction du chef de l'Etat. Personnages cités : Hubert Védrine, Anne Lauvergeon, François de Grossouvre, Claude Gubler, Dominique de Villepin, Edouard Balladur, Rachida Dati, général Christian Quesnot, Bernadette Chirac, etc.
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.
Ce petit livre reproduit une oeuvre presque inconnue: les trois premiers textes personnels de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, publiés en 1951 dans un portfolio à tirage limité. Les deux amis allaient le faire connaître à ceux qui croyaient en leur création et qui étaient prêts à les soutenir dans leur projet : le grand voyage vers l'Orient. C'est le point de départ de L'Usage du monde, le sceau d'une amitié infaillible.
Résumé : Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. A tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas encore son mari. A travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Lumineuse ou mélancolique, d'une fraîcheur candide ou d'une sourde violence, l'écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)