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Vues de Venise. De Carpaccio à Canaletto
Pedrocco Filippo
CITADELLES
78,55 €
Épuisé
EAN :9782850881800
Au XVIIIe siècle, lorsque les étrangers s'arrêtaient à Venise au cours de leur " Grand Tour ", la cité était le centre d'une intense vie artistique. Pour satisfaire l'envie de ses visiteurs, aussi érudits que riches, les peintres vénitiens mirent au point un nouveau genre : les vedute (" vues "). Ces tableaux faisaient preuve d'une approche plus populaire qu'historique, ce qui leur attirait la sympathie des voyageurs, pour qui ils évoquaient des souvenirs de leur visite. En effet, les vedute captaient la beauté de la ville et évoquaient les événements auxquels ces voyageurs avaient pu assister durant leur séjour. Pour la première fois, un ouvrage fait le point sur cette production essentielle du siècle des Lumières. Ces Vues de Venise passent en revue les grands noms qui ont fait vibrer cette période de l'histoire artistique de Venise. Le plus célèbre est sans conteste Canaletto, dont la carrière est entièrement retracée, y compris ses débuts comme créateur et peintre de décors de théâtre. Si beaucoup d'artistes lui emboîtèrent le pas, ils surent apporter aux vedute un style personnel. Ce fut le cas, entre autres, de Luca Carlevarijs, Francesco et Giacomo Guardi, Michele Marieschi et Bernardo Bellotto. La rayonnante beauté de Venise se livre au lecteur à travers l'histoire et les œuvres des peintres védutistes.
Il y a à la National Gallery de Londres deux portraits placés presque côte à côte, simplement séparés par une porte. D'une part le portrait d'une jeune femme, la Schiavona, réalisée vers 1508 et d'autre part celui d'une Vierge à l'enfant, daté de 1570. Le premier est âpre, brossé avec quelques défauts et facilités, dégageant néanmoins une impression d'énergie physique, loin de toute idéalisation. Le deuxième est tout en délicatesse et légèreté, avec un pinceau courant librement sur une robe couleur lilas et rouge vif pour se confondre avec la chair du modèle. Entre ces années, soixante années d'exercice, soixante années de peinture dans l'existence du Titien (1473/1480 ?-1576), l'un des plus grands maîtres de la peinture vénitienne à la Renaissance. Un maître qui a laissé une oeuvre prodigieuse et dense, partagée entre les scènes bibliques, mythologiques, les portraits des grands de son monde (de Charles Quint à l'Arétin) et de quelques anonymes, comme en témoigne cette imposante monographie, préfacée par un texte inédit d'André Chastel. Si chaque oeuvre est commentée (par Filippo Pedrocco, conservateur à la Ca"Rezzonico à Venise), elles sont surtout exceptionnellement bien reproduites. Ce n'est pas le moindre intérêt, au regard des oeuvres du Titien, marquées par la poésie, la grâce, le triomphe chromatique, une irrationalité de la couleur. --Céline Darner"
Résumé : Giorgione ? L'un des plus géniaux, mais aussi des plus impénétrables artistes de la Renaissance vénitienne. Sa réputation porte d'ailleurs autant sur son talent que sur le mystère qui entoure sa vie et son ?uvre. Est-ce le goût de la solitude, la timidité ou l'élitisme qui le poussent à s'enfermer dans une tour d'ivoire dans sa patrie d'adoption, Venise, qui prend avec retard la vole de la Renaissance ? Ce sont les années Bellini, Titien, Carpaccio. Et Giorgione, maître de Titien, y inscrit sa courte vie qui commence en 1477 à Castelfranco, en Vénétie, et s'achève en 1510, à l'âge de trente-trois ans, à Venise, lors de la grande peste. Sa capacité d'invention, son penchant pour la poésie sont autant de jalons pour la peinture vénitienne de la Renaissance et ne laissent aucun doute sur l'importance historique de son ?uvre, même si le " mystère Giorgione " demeure.
Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains. Cet "âge d'or" est un moment historique marqué par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir. Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice. Des oeuvres de Paul Bril à Adriaen Coorte en passant par Aelbert Cuyp, Gerard Dou, Gerard van Honthorst, Samuel van Hoogstraten, Gabriel Metsu..., sans oublier les incontournables Rembrandt, Vermeer et Hals, plus de 350 artistes et près de 600 oeuvres commentées accompagnent cette synthèse érudite et accessible, qui offre un éclairage renouvelé sur cette période phare de l'histoire de l'art.
Cadringher Gabriele ; Weallans Anne ; Tronc Hélène
L'idée de ce livre est de raconter l'histoire des compagnies maritimes et de leurs paquebots à travers les affiches publicitaires. Sont évoquées les histoires artistique, culturelle, humaine et industrielle de tout un siècle d'aventures maritimes et sociales. Des premières reproductions e bateaux de la fin du XIXe siècle en passant par l'époque de l'Art Nouveau, puis de l'Art déco, plus de deux cents affiches sont reproduites dans cet ouvrage. Que ce soit le Titanic, l'Imperator, le Elisabethville, le Majestic, le Normandie, l'Atlantique, le Queen Mary, le Nieuw Amsterdam, tous les navires mythiques, qui font partie de l'histoire extraordinaire - voire romanesque - des compagnies maritimes, sont représenté. Ces affiches destinées à faire rêver le public d'alors nous font encore rêver aujourd'hui. Biographie de l'auteur Gabriele Cadringher, collectionneur d'affiches des compagnies maritimes, a prêté l'ensemble de son extraordinaire collection et a puisé quelques compléments dans des fonds spécialisés: grâce à elle, nous avons pu réaliser cet ouvrage exceptionnel. Anne Weallans, professeur d'histoire du design, a retracé l'histoire des paquebots et de leurs affiches.
?Comment les peintres, dessinateurs et graveurs ont-ils représenté l'arbre, de la Renaissance au XXe siècle ? Cette histoire visuelle donne à percevoir la construction et le développement d'un motif qui s'érige en sujet à part entière de la peinture occidentale. Qu'il soit solitaire ou entouré de congénères, garni, à nu, bourgeonnant ou fleuri..., sa représentation rassemble nombre de difficultés techniques, un véritable défi formel pour l'artiste. Des sources variées permettent ici de retracer de manière vivante les différentes pratiques des créateurs : l'élaboration de recettes d'atelier, la diffusion de grands modèles, la pratique au coeur même de la nature ; autant d'attitudes et de chemins qui nous font entrer de plain-pied dans le grand atelier artistique de l'arbre et du paysage à l'époque moderne. Comment comprendre ces oeuvres picturales qui mettent en scène la figure centrale de l'arbre'? Depuis les représentations de forêts sauvages évoquant les déserts érémitiques au XIVe siècle jusqu'à la précoce prise de conscience écologique au XXe siècle, le spectre étendu des interprétations de la figure de l'arbre nous amène à nous interroger sur la construction et l'intensité de nos liens avec le paysage et la nature.
Des catacombes de Priscilla à Rome aux photographes Piere et Gilles en passant par les icônes byzantines, les reliquaires médiévaux et les artistes de la Renaissance, la représentation de la Vierge à l'Enfant est l'un des sujets les plus traités dans l'art occidental. Pourquoi tant d'images ? Pourquoi tant de visages prêtés à celui de la Vierge ? Et qu'est-ce qui nous émeut en elle, nous touche au plus profond de nous-mêmes ? Au travers des images de dévotion publique et privée, ce sont celles, idéales, de l'amour maternel, inconditionnel, divin, l'amour agape, qui parle à notre désir d'être aimé infiniment, absolument. La permanence et la richesse à travers les siècles, de ces figures la Vierge à l'Enfant, leur permettent de retracer une histoire de l'art, des idées et de la pensée chrétienne. L'auteur décrypte l'archétype et la prodigieuse floraison des symboles qui les accompagne, tout en évoquant la dialectique du sacré et du profane, du visible et de l'invisible. Au fil des pages, les créations reproduites - qu'il s'agisse de chefs-d'oeuvre ou de scènes de genre méconnues - évoquent la diversité de traitement qu'a pu susciter cette figure maternelle intemporelle.