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Entendre l'opéra. Une sociologie du théâtre lyrique
Pedler Emmanuel
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782747538916
L'opéra occupe une place paradoxale dans l'espace culturel contemporain. N'ayant cessé d'être un enjeu politique et symbolique, emblème de la musique "classique" aux yeux du plus grand nombre, il est pourtant boudé par l'écrasante majorité de la population. Reconnu mais mis à distance, puisque seule une petite minorité le fréquente, l'opéra est néanmoins présent dans les esprits. Un moment la diffusion massive de l'enregistrement a pu faire croire qu'il serait désormais plus facile pour le curieux d'approcher un genre coûteux à l'excès et accessible en de rares lieux, toujours urbains. Ainsi échantillonné et promu, l'opéra n'en est pas devenu plus attractif pour autant. Pour autant la proximité culturelle à la voix chantée confère au domaine lyrique une place de choix dans l'entendement musical ordinaire. Pour ces raisons, parce qu'il est culturellement extrême, doté d'un profil atypique, l'opéra constitue un objet particulièrement intéressant pour les sciences sociales. Son histoire politique, son implantation internationale depuis le début du XXe siècle - à la différence du théâtre ou de la télévision à l'implantation plus clairement nationale, aujourd'hui encore -, la stabilité exemplaire d'un "grand répertoire" dont la tradition inventée date des premières décennies du siècle dernier seraient déjà des motifs suffisants pour justifier une étude historique et anthropologique d'un genre aussi singulier. Les analyses sociologiques ambiguës qu'il a suscitées, la proximité paradoxale qu'il entretient avec le plus grand nombre en font également un objet de première importance pour les sociologues.
Résumé : Les frontières sociales et culturelles qui séparent les milieux, les mondes, les catégories ont fait l'objet ces dernières années d'un intérêt renouvelé. Ces frontières sont cependant souvent vues comme de purs actes de pouvoir, s'imposant de l'extérieur aux actrices et aux acteurs. L'objectif de ce volume est, en croisant les apports des sciences sociales, de proposer une perspective un peu différente. Il s'agira ici de décrire les dynamiques qui conduisent à l'édification de frontières, à leurs consolidations ou à leurs transformations. Si les classes et les milieux semblent vivre une vie séparée, ces catégories ne deviennent réalité qu'en étant mises en oeuvre et expérimentées par les acteurs. Ces mises à l'épreuve doivent permettre de saisir les frontières moins comme des barrières définies une fois pour toutes, que comme des processus en permanence réaménagés par les individus et les collectifs qui leur prêtent vie.
Quand Lola vient jouer chez Tom, il ne veut pas lui prêter son doudou préféré. Mais Maman Ours a une idée... Une histoire tendre et un livre idéal pour apprendre à partager!
L'opposition épistémologique radicale de la théorie "savante" aux "savoirs ordinaires" doit-elle nous conduire à penser que les savoirs opératoires seraient dénués de toute capacité autodescriptive ou bien, au contraire, ignorer ce cadre d'analyse, en gommant les formes les plus rationalisées de la théorie scientifique, nous apporterait-il plus de clarté conceptuelle ? Pour sortir de ces impasses, l'ambition de cet ouvrage collectif est de prendre en compte la diversité conceptuelle des régimes théoriques et la diversité des acteurs qui s'en saisissent pour dresser une cartographie plus ouverte de l'activité théorique et des formulations réflexives. Les contributions de ce volume cherchent à décrire les formes élémentaires de la théorie qui ne s'assument pas comme telles en mettant en évidence des régimes théoriques, manifestes pour certains, furtifs pour d'autres, en s'intéressant aux théories et savoirs opératoires que produisent les praticiens, qu'il s'agisse des horlogers du XVIIe siècle, des musiciens et chefs d'ensembles de la musique ancienne, du music-hall, des fictions télévisuelles contemporaines, ou des pratiques et outils éditoriaux du monde universitaire au XIXe ou XXe siècle.
C'est le printemps ! Petit Ours sort de sa tanière et veut profiter le plus possible : sauter, courir, grimper et aussi, se faire des amis. Avec Tortue sur le dos, il part à la découverte de la forêt... . Mais prendra-t-il le temps d'en profiter vraiment ? Réussira-t-il à se faire des amis ? Un album plein de tendresse à lire à tous les oursons pressés qui ont toujours des tonnes de choses à faire.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.