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Soleil noir
Pécherot Patrick
GALLIMARD
17,15 €
Épuisé
EAN :9782070348992
Dans une ville à l'abandon, quatre hommes, éternels perdants, préparent l'attaque d'un fourgon blindé. Il y a Félix, éreinté par la vie, Simon, le truand sur le retour, Brandon, le rappeur autiste, et Zamponi, l'artisan lessivé. Ils jouent leur dernière carte. Leur plan? Se fondre dans le décor. Ravaler au grand jour la maison d'un oncle défunt. Mais la poisse les poursuit. La grève des convoyeurs les prend de vitesse. La presse s'en mêle, les curieux rappliquent, un restaurant déserté retrouve une jeunesse... Tandis que les braqueurs rongent leur frein, la ville renaît. Les fantômes du passé entrent dans la danse, apportant avec eux une mémoire oubliée: un amour fou, une mystérieuse disparition et le sort tragique des émigrants polonais, expulsés de France dans les années trente. Quand les fils du destin s'enchevêtrent, le bal des "pas-de-chance" est ouvert...
L?homme à la carabine brosse le portrait de la bande à Bonnot à travers le destin de son plusjeune membre, André Soudy. Comme Prévert faisait le portrait d?un moineau, Pécherot compose celui d?un bandit tragique, un « Billy the Kid » des faubourgs parisiens. Sous la plume de l?auteur, Soudy devient un gamin rebelle, un Rimbaud tuberculeux qui, après son unique histoire d?amour, se retrouve embarqué dans une aventure qui le dépasse. L?enfance miséreuse, la rencontre avec Jules Bonnot, les casses de Chantilly ou de Montgeron et les arrestations finales? tout y est avec, au coeur du récit, ce Pierrot lunaire et désespéré, ce gouailleur guillotiné à 21 ans sans jamais avoir eu de sang sur les mains. Soudy devient le prototype du héros tragique, un gavroche harassé, broyé par une entreprise infernale de destruction. Le principal mérite de ce roman, c?est de nous faire entendre une voix singulière, celle d?un hors-la-loi innocent et, surtout, celle d?une époque. Tendresse à fleur de plume, style en bandoulière, Pécherot rend admirablement bien l?atmosphère industrielle du début du XXe siècle, la misère sociale des banlieues rouges et la soif de justice des miséreux, les coups de feu et les coups de sang? Construit à partir d?instantanés, de courts chapitres éclatés qui sont autant de « flashs » d?une beauté à couper le souffle, le livre fonctionne comme un album photo jauni, qui accumule des moments pris sur le vif et finit par raconter plus qu?une simple histoire de gangsters. On navigue d?un casse vu par la bande aux souvenirs d?André; du récit procédural des flics aux échos de la rue? Le roman avance comme un bateau ivre, remonte le temps, scrute les ombres, dissèque les mythes et mélange polar, mémorial et hommage à un certain idéal anarchiste. Car derrière l?histoire de la bande à Bonnot, Patrick Pécherot poursuit l?empreintedu mythe: c?est l?héritage d?André Soudy et le chemin d?une certaine rébellion, mais aussi d?une certaine innocence, que l?on découvre.
Prison de la Santé, 1913. Les survivants de la bande à Bonnot attendent leur jugement. Ils ont vingt ans et voulaient vivre sans entraves. Communautés, insoumission, végétarisme et fausse monnaie, ils ont pris les chemins de traverse qu?emprunteront, bien plus tard, d?autres enfants de la révolte. Traqués, au terme d?une fuite en avant sanglante, ils deviendront ces bandits tragiques qui feront trembler la France. Parmi eux, André Soudy. Gamin tuberculeux, traîne-misère, poucet aux poches crevées? Qui est vraiment celui qu?on appellera « l?homme à la carabine » ? Au fil d?un roman-collage, Patrick Pécherot a suivi ses traces à demi effacées. Croisant au passage les fantômes d?Aragon, Arletty, Léo Mallet, Colette, Henri Calet, Georges Brassens, Léo Ferré, Boris Vian?, il brosse l?esquisse d?un perdant magnifique.
Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable? Innocent? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille. Biographie de l'auteur Patrick Pécherot est né en 1953 à Courbevoie. Il est l'auteur d'une dizaine de romans aux Editions Gallimard et aux Editions Syros. Grand Prix de littérature policière en 2002, son nouveau récit plonge le roman noir dans la boue des tranchées.
Résumé : Retrouver une fille de famille partie avec son soupirant, pour un privé, c'est de l'argent vite gagné. Mais quand les tourtereaux font leur nid sur une poudrière, c'est une autre paire de manche. Comment aurais-je pu prévoir que deux gentils amoureux me conduiraient sur le sentier de la guerre ? Celle d'Espagne, pour commencer, un chemin drôlement fréquenté en ce printemps 38. Des fascistes italiens à leurs amis français, des admirateurs d'Hitler à ceux de Staline, ça se bousculait du côté de Belleville. Jusqu'aux anars, en route pour Barcelone. Et au milieu de tout ça, un corps décapité, un croque-mort fakir, des fusils baladeurs, un bateau fantôme. Une vraie toile surréaliste. Ça tombait bien, André Breton était de la fête. Et moi, là-dedans, je ne savais plus si j'étais le chasseur ou le gibier.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.