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Le joueur de flûte
Pazzottu Florence ; Breton Hugues
LANSKINE ED
13,00 €
Épuisé
EAN :9782359630718
Il s'agit d'une "réécriture" du conte du "Joueur de Flûte de Hamelin" légende allemande qui a été transcrite, notamment par les frères Grimm. Elle relate le désastre qui serait arrivé le 26 juin 1284 dans la ville de Hamelin. Les rats ont envahi la ville et détruisent tout, les habitants meurent de faim. Arrivent un joueur de flûte qui se proposent de débarrasser les lieux de tous ses nuisibles. Le maire lui promet alors 1000 écus. L'homme prend sa flûte et précipite les rats dans la rivière mais les habitants refusent de tenir leur promesse. Le joueur de flûte alors s'en va mais revient plusieurs semaines après et une nuit, il joue de la flûte mais ce sont les enfants de la ville qui le suivent et ils disparaissent. Selon les versions, ils sont emmenés dans une grotte, parfois, ils sont eux aussi précipités dans la rivière. Si la version de Florence Pazzottu, poète, cinéaste, artiste, suit dans les grandes lignes l'histoire, elle la transpose dans notre époque, à un moment symbolique fort, la fête de Noël. Les rats envahissent la ville, symbole de la noirceur de l'âme des habitant qui rejettent le joueur de flûte quand celui-ci arrive, alors que les enfants sont attirés par lui. Autre différence forte, si les habitants paient leur dette au joueur de flûte, ils ne le reconnaissent pas, le méprisent, l'argent n'est pas tout, l'étranger aurait préféré un geste, une parole, la reconnaissance. Allégorie magnifique du rejet de l'autre, de l'étranger qui venu aidé, est méprisé, rejeté et qui, dans cette version, emmène les enfants, mais en fait les libère d'une vie et d'un monde froid et mort dont l'unique valeur semble l'argent. Les strophes de 6 vers et de 11 syllabes qui donnent à cette histoire une grandeur d'épopée, et les aquarelles d'Hugues Breton, parfois avec des souvenirs du Roi et l'Oiseau, sont d'une noirceur et tristesse profondes mais aussi d'une luminosité et gaieté quant le joueur de flûte entre en jeu.
Résumé : Une femme raconte son arrivée à la clinique, heure par heure le "travail "qui précède l'accouchement, et l'accouchement lui-même, en décrivant l'expérience de la femme confrontée à l'univers médical d'une clinique de maternité. Ce texte très dense, écrit sans fioriture, est l'un des rares qui témoignent directement de l'expérience physique et psychique d'une femme (en l'occurrence écrivain à part entière) à la naissance de son enfant
Résumé : Alors, onzième livre de Florence Pazzottu, poursuit un dialogue têtu entre les deux versants, les deux versions du monde : l'intérieur et l'extérieur, le silence et la parole, l'impalpable et le tangible... Le réel le plus immédiat - le plus inacceptable aussi - s'y confronte à l'irréversible joie, aux épiphanies témoignant que les jeux graves du langage peuvent rendre une forme de lumière à la grisaille ordinaire. D'où la manière dont les vers viennent se poser, s'éparpiller parfois sur la page, dans l'éclat d'un rire irréductible... Un livre médian : S'il tranche, se présente comme un traité de poétique ironique et cinglant. Dans la dernière partie la parole se trouble, les strophes se resserrent - mais c'est pour mieux dire un drame commun, malgré la solitude à laquelle il renvoie. Dans ces pages traversées, poignantes, Florence Pazzottu retrouve la tension majeure qui fonde son écriture poétique, la lumière qu'elle sait extraire de la nuit pour en montrer la blessure secrète.
Lhuillier Jérôme ; Pazzottu Florence ; Sautou Eric
Résumé : Venant d'où ? réunit les recueils de quatre " jeunes auteurs (ils ont entre trente et quarante ans) n'ayant que peu publié à ce jour : l'un d'eux n'avait même jamais livré ses textes à l'impression. C'est leur seul point commun, et le premier motif de ce regroupement : donner à voir, d'un coup, quatre nouvelles propositions d'écriture, s'acharnant toutes - par delà leurs divergences - au renouvellement du langage poétique. Ce " singulier pluriel " est la vraie raison d'être d'un tel ouvrage, à l'image de la collection où il s'insère et qui privilégie la diversité des paroles qu'elle accueille, la spécificité de leurs approches - chacune de ces langues privées s'inventant (et s'insurgeant) dans la langue commune pour y créer son espace propre. Projet éditorial n'illustrant donc en rien une quelconque " ligne ". Et visant moins à confondre qu'à distinguer.
Pasolini Pier Paolo ; Pazzottu Florence ; Joubert-
Transhumaner et organiser" est le dernier recueil en vers entièrement original publié par Pier Paolo Pasolini de son vivant. Paru aux éditions Garzanti en avril 1971, sept ans après Poésie en forme de rose, il est resté jusqu'à ce jour inédit en français. Pasolini réagit à la violence à l'oeuvre dans son pays confronté à ce qu'on a appelé " les années de plomb " mais parle de lui, des événements qui lui arrivent en utilisant une langue proche de l'oralité. L'écriture des poèmes de Transhumaner et organiser constitue une séquence-charnière de l'existence et de l'oeuvre de Pasolini. Publier le livre de Pasolini " Trasumanar e organizzar " nous a semblé une évidence. Il s'agit de rendre accessible en français pour la première fois dans son intégralité un texte important de la littérature mondiale de la deuxième moitié du XXème siècle.
L'auteure découvre au détour d'une route en montagne à Taïwan, un miroir convexe qui reflète l'image d'un paysage inversé. Il montre un fragment du paysage auquel le regardeur tourne le dos. Il le cadre en éliminant tout le contexte environnant. Le miroir superpose deux paysages situés de part et d'autre de l'observateur, tout en ignorant son propre arrière-plan, dont il masque une portion. Le miroir montre et dissimule tout à la fois. . Elle va alors parcourir l'île à la recherche de ces objets et de leurs reflets paradoxaux, les photographiant. Elle va alors décrire ce qui se déploie au-delà de miroir, le hors champ.
Résumé : Des poèmes pour les grands, les petits et les autres... Tiens, tiens, voilà qui est curieux. Les grands, on les connaît, ils lisent le journal, gagnent de l'argent et se serrent la main quand ils se rencontrent dans la rue. Les petits aussi on les connaît bien, et comment, puisque c'est nous ! On crie dans la cour, on rit à table et on a plein de questions à poser tout le temps à nos parents. Beaucoup plus de questions qu'il n'ont de réponses. Mais les autres ? Qui sont les autres ? Peut-être les grands restés secrètement tout petits. Ou les petits qui aimeraient être grands, parfois, rien que pour regarder la télévision jusqu'à minuit et aller se coucher sans se brosser les dents. Ou encore ceux qui n'ont pas besoin de fermer les yeux pour rêver. Comme vous. Comme moi. N'est-ce pas ?
Si nous nous éloignons à la fois du lieu où nous sommes et, en y allant, du lieu où nous allons, en nous rapprochant du lieu d'où nous venons nous arriverons au lieu où nous sommes." Ainsi avance-t- on dans un texte où on parcourt un paysage réduit à ses linéaments, faisant halte tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, échangeant parfois des idées. C'est une aventure au sens où il faut bien qu'il arrive quelque chose.
Louise est une petite fille qui comme beaucoup de petites filles aime les robes qui tournent, les rubans dans les cheveux, et sauter à pieds joints dans les flaques. En grandissant, elle devra aussi apprendre à guetter le grincement de la poignée de la porte. Tenter d'écrire là où les regards se détournent. Un récit poétique écrit à la première personne du singulier disloquée, où identité, temporalité et écriture se détraquent. Un texte empli de douceur et de douleur.